jeudi 31 mai 2012

La citation de la semaine - Thierry Horguelin (Choses vues)


«Dans l'avion Bruxelles-Montréal, ma voisine compte sur ses doigts en dormant.»
- Thierry Horguelin, Choses vues, L'Oie de Cravan, p. 29


Thierry Horguelin
(Source : Animali neri)


Depuis quelques temps, je porte un intérêt nouveau aux parutions de la maison d'édition montréalaise L'Oie de Cravan.  Cette semaine, ce sont les deux ouvrages de Thierry Horguelin qui m'ont tapé dans l'oeil : la réédition du recueil de nouvelles La nuit sans fin (Prix Franz de Wever 2009) et la nouveauté Choses vues, petit livre fort beau, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Choses vues est un carnet d'observations, un recensement des incongruités du quotidien, une collection de passants qui modifient notre trajectoire de façon inconsciente.  De manière simple et en douceur, l'auteur retranscrit ces anecdotes sans jugement aucun.  De ville en ville, de place en place, d'autobus en avion, il immortalise ces rencontres, ces moments.  Il nous partage ces paroles entendues, ces regards captés, ces sourires volés et ces folies croisées sur un ton charmant.  Un petit régal.


- Sylvianne Blanchette

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lundi 28 mai 2012

Les libraires de la librairie Vaugeois aiment... la revue Feuilleton

«Feuilleton passe en revue le monde»

La couverture du premier numéro de Feuilleton,
signée Mike Lemanski


J'avais promis de vous en reparler, eh bien je crois que le moment est venu de vous présenter cette revue gé-ni-al-e qu'est Feuilleton.  J'achève la lecture du premier numéro (je prends mon temps pour lire d'aussi bons et denses articles, sans parler des nouvelles, plus brèves mais ô combien réussies) et déjà, j'aimerais n'avoir que ça à lire pour pouvoir me consacrer entièrement aux deuxième et troisième numéros déjà parus.  Mais j'étire le plaisir : je veux qu'il y en ait à jamais, de ce genre de textes, pour satisfaire ma curiosité et mon besoin d'ouverture sur l'ailleurs.  Je préfère de loin ce média à tous les autres pour m'informer sur le monde.

Cette revue regroupe plusieurs auteurs, photographes et illustrateurs ayant travaillé sur des reportages étrangers ou des nouvelles littéraires afin de croiser de la façon la plus brillante qui soit le journalisme et la littérature.  Le produit final peut plaire autant aux amateurs de magazines qu'aux fans de livres.  Sans prétention, Feuilleton propose des regards de partout, sur n'importe quel coin de la planète et réussit même à ressortir des écrits d'une autre époque, ces «fonds de tiroir», comme par exemple le très bon texte de George Orwell, Books versus cigarettes (d'abord paru en 1946, fait partie du Feuilleton no1), toujours aussi pertinent aujourd'hui.  M. Orwell, calculs à l'appui, démontre qu'investir dans des livres n'est pas plus coûteux que s'approvisionner en cigarettes ou en bières.

Les quatrième et première couvertures
du deuxième numéro de Feuilleton,
aussi signées Mike Lemanski

Disponible en librairie, cette revue trimestrielle en est à son troisième numéro.  L'équipe, sise à Paris, n'en est  qu'à ses débuts ensemble, mais je leur souhaite une longue collaboration!  J'ai très hâte de connaître les reporters des prochains numéros, lire les nouvelles d'auteurs dont je n'avais jusque là qu'entendu parler (pour le moment, mes découvertes sont les plumes de Jonathan Franzen et Nicolaï Lilin), de me gaver les yeux des nombreuses illustrations qui garnissent les pages (vous connaissez Marjolaine Sirieix?  Ou le travail de Retrofuturs?  Chaque illustrateur ou photographe mérite qu'on se penche davantage sur leurs créations!), et de prendre en note tout ce qui me captive et titille davantage mon intérêt, question d'approfondir mes connaissances plus tard.





Le prochain numéro arrivera à point pour l'été, soit le 21 juin 2012.  Côté contenu, vous aurez droit à un reportage ornithologique de Jonathan Franzen et à un dossier Amérique du Sud, entre autres.  Jetez-vous sur ce magazine.  Commandez-le en ligne.  Venez le chercher à chaque saison.  Abonnez-vous.  Lisez-le.  Ce sera grandiose.


- Sylvianne Blanchette



samedi 26 mai 2012

La citation de la semaine - Alain Ayroles & Jean-Luc Masbou (De Cape et de Crocs 10 - De la lune à la Terre)

«Je suis peut-être une cruche... mais je ne suis pas une coupe !»
- Ayroles et Masbou, De Cape et de Crocs 10 - De la lune à la Terre, Delcourt, p.  14

Ayroles et Masbou par Scala 

Je me sens un peu malhonnête avec cette citation, De Cape et de crocs est une série bd  où la beauté des mots est à l'honneur. Armand, l'un des personnages principaux, aime  entonner des vers lors des combats à l'épée.  Et pourtant, j'ai choisi cette phrase rigolote. Elle fait un peu simple tout en démontrant un bel esprit et finalement représente bien cette série qui allie humour et poésie !



De Cape et de Crocs est un hommage aux aventures de capes et d'épées et à la comedia dell'arte. Dans ce dixième tome, les personnages qui sont sur la lune depuis quelques albums veulent retourner sur la Terre leur mission étant terminé sur l'astre lunaire. Ces épisodes sur la lune ont permis aux auteurs de rendre hommage à Cyrano de Bergerac et en particulier à son texte L'Autre monde où il raconte son voyage sur la lune. Ce texte est aujourd'hui considéré comme étant la première oeuvre de science-fiction et nous rappelle que cet homme au nez proéminent était un homme de lettres avant de devenir un personnage d'Edmond Rostand. Il n'y a qu'Armand, futé renard, amoureux de la belle Séléné qui hésite un peu. Comme toujours tout sera prétexte à la romance, aux combats et aux mots d'esprit.
Si vous aimez De Cape et de Crocs, je ne peux que chaudement vous conseiller de lire Garulfo, une excellente série scénarisée par Ayroles, l'histoire d'une grenouille qui rêve de devenir un homme...

- Marie -Hélène Vaugeois

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vendredi 25 mai 2012

Page 43

L'été s'en vient, un peu moins de nouveautés cette semaine, mais encore plusieurs titres intéressants. Bonne(s) lecture(s) !

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- Hubert (scénario & couleurs) et Zanzim (dessin), Ma Vie Posthume 1 - Ne m'enterrez pas trop vite, Glénat, p. 43 :

« - Tu dis qu'on t'a tiré dessus?  Tu as été assassinée?
  - Regarde par toi-même!
  - Oh...»


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- Camille Bouchard, La Dame de Panama, Hurtubise, p. 43 :

«Comme s'il avait entendu mes pensées, le président de l'Audiencia et gouverneur de Panama, sentant sur sa nuque le regard de toutes les belles de la ville qui tablent sur lui leur fortune - et leur honneur -, dans un ordre silencieux, lève le menton en direction du capitán Francisco de Haro.  Ce dernier, sabre au clair, crie aussitôt : (...)»


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- Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella), Cocktail Club, Belfond, p. 43 :

«Puis il était mort, et la descente aux enfers avait commencé.  Quand elle repensait à lui, désormais, c'était tenaillée par la honte, le coeur au bord des lèvres.  Il les avait tous menés en bateau.  Avec le recul, chacun de ses mots sonnait faux.  L'avait-il vraiment aimée?  Avait-il aimé sa mère?  Toute sa vie, il avait joué la comédie - ses sentiments , les avait-il simulés, eux aussi?»


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- Renée Robitaille, Le chant des os, Planète rebelle, p. 43 :

«"Au début, j'étais pas certain :
   elle avait la tête penchée,
   elle gossait avec un canif pis un petit bout de bois...
   Je me penche,
   elle lève la tête.
   C'était elle!
   Hey...  Pas parlabe, cette affaire-là!
   C'est pas Jasmine qu'ils auraient dû l'appeler,
   C'est Picpic La Farouche


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- Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski, Dernières nouvelles du Sud, Métailié, p. 43 :

«Et ils se sont mis à deux pour lui faire quitter notre table.»


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- R. K. Narayan, Le Guide et la Danseuse, Zulma, p. 43 :

« - Quand ma soeur a changé d'avis, j'ai envoyé le prêtre chez le jeune homme pour connaître sa décision et il est prêt à se marier.  Il préfère ne pas penser au passé.  Le passé est le passé.»


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- Ariane Bertouille (texte) et Marie-Claude Favreau (illustrations), Ulysse alias Easy Loup Galop, les éditions du remue-ménage, p. 43 :

«Qui allons-nous éliminer?»


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- Le collegium international, Le monde n'a plus de temps à perdre, LLL Les liens qui libèrent, p. 43 :

«Cela dit, même encadrée par des principes comme la coopération et la subsidiarité pour les acteurs étatiques et les interétatiques - ou transparence et pluralisme pour les acteurs non étatiques -, une telle coordination ne suffit pas. En renforçant la légitimité et parfois l'efficacité, elle peut contribuer à une organisation plus démocratique de la gouvernance mondiale, mais elle ne garantit pas la cohérence éthique.»

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- David Eggers, Zeitoun, Gallimard, p. 43:

«Zeitoun téléphona à Kathy à 11 heures. Il avait débloqué la fenêtre à Broadmoor et se trouvait maintenant au Home Depot.»

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- Marc Dugain, Avenue des Géants, Gallimard, p. 43:

«- C'est pourquoi ?
- C'est personnel.
- Je ne pense pas que le shérif ait le temps pour cela, mon garçon, tu sais que le président des États-Unis a été assassiné.»

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- John Boyne, La maison Ipatiev, l'Archipel, p. 43:

«Le grand-père de cet homme était l'un des pires parmi tous les tsars, continuait Boris, délirant, le visage de plus en plus rouge.»

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- Franck Gordon, Le code Templier, Yvelinedition, p. 43:

«- Vous voulez dire qu'il faudrait chercher aussi à Potosi des traces d'exploitation templière ? Ce n'est pourtant pas ce que nous a indiqué notre vieil ami templier. Franck avait l'air surpris. Cela va considérablement augmenter notre zone de recherche.»

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- Bernard Guetta, L'an 1 des révolutions arabes, Belin, p. 43:

«Cinq ans ? Trop court.
Dix ans...? Disons quatorze.»

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- Les indignés, Occupy Wall Street !, Les Arènes, p. 43:

«Scènes d'une occupation

Astra Taylor 
& Mark Greif»

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Paula Fox, L'hiver le plus froid, éditions Joëlle Losfeld, p. 43:
«La seconde histoire concernait un alpiniste américain qui s'était retrouvé coincé dans les Alpes. L'armée avait fait venir un bataillon d'hommes entraînés, un camion de restauration et du personnel médical jusqu'au pied de la montagne. Pendant ce temps, un grimpeur suisse était allé à sa recherche, l'avait trouvé, sauvé, et ramené en bas.»

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Le Carrefour international de théâtre

L'épicier André Rouleau dans le tableau
Pour de vrai
Hier soir, s'ouvrait la 13e édition du Carrefour international de théâtre. Jusqu'au 10 juin prochain, la ville de Québec va s'emplir de théâtre. La troupe des 7 doigts de la main, Wajdi Mouawad avec trois pièces, dont une mettant en vedette Jane Birkin et plusieurs autres artistes seront là pour nous émerveiller, nous surprendre et nous toucher tout au long de ce festival.
Où tu vas quand tu dors en marchant... 2, spectacle déambulatoire apportant un regard neuf et différent sur le quartier Saint-Roch est de retour cette année. C'est à voir et à vivre. D'ailleurs l'un des livres préférés de Sylvianne ce printemps,  Chaque automne j'ai envie de mourir contient les textes d'une des stations de la première version d'Où tu vas quand tu dors en marchant. Cette année encore, le Jardin intérieur et de Vente de nuit ont des textes très forts et prenants. Ce spectacle gratuit se déroule en continu à partir de 21h ce soir et demain soir (25 et 26 mai 2012). J'y étais hier soir et j'ai adoré ma soirée.
Laisser vous envoûter par ce parcours et par les autres représentations du Carrefour.
Jardin intérieur
Vente de nuit
Vente de nuit
- Marie-Hélène Vaugeois


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mercredi 23 mai 2012

Michèle Plomer revient nous voir!


Michèle Plomer
(Photo : Marchand de Feuilles)


Chers amis, c'est avec une joie immense que nous vous annonçons la deuxième visite à la librairie de Michèle Plomer, une auteure que nous adorons.  Nous aurons le plaisir de passer du temps avec elle le samedi 9 juin prochain et vous êtes tous invités!  L'auteure de HKPQ et Dragonville sera parmi nous entre 11h et midi trente pour discuter avec vous, lecteurs, et partager café et viennoiseries.  N'hésitez pas à venir la rencontrer et à faire dédicacer l'un ou l'autre de vos exemplaires de ses livres!  Et pour tous ceux qui ne connaissent pas encore la plume de Mme Plomer, il n'est pas trop tard!  



 





samedi 19 mai 2012

la citation de la semaine - Roger Jon Ellory (Les anges de New York)

Photo: Vincent Capman
Roger Jon Ellory après avoir attendu plusieurs années, il avait plus de 20 romans d'écrits lorsqu'un éditeur accepta finalement un de ses manuscrits, connaît un succès impressionnant avec ses polars qui sont de savants mélanges d'intrigues fictives et d'éléments véridiques. Cette technique lui permet de parler de la mafia dans Vendetta,  la CIA dans Les Anonymes, le vol de la Lufthansa à l'aéroport JFK dans Les anges de New York, etc. 
Il est venu une première fois au Québec lorsqu'il a gagné le Prix des libraires du Québec avec Vendetta. Il est de retour dans la belle province pour participer en tant qu'invité d'honneur de la toute première édition des Printemps meurtriers de Knoltown qui se tiennent du 18 au 20 mai 2012 dans cette charmante municipalité des Cantons de l'Est. Il a profité de cette occasion pour faire une tournée promotionnelle à Montréal et à Québec et c'est lors de son passage dans la vieille Capitale que j'ai eu l'occasion de manger en sa compagnie.  
Depuis quelques années, il voyage énormément pour faire la promotion de ses livres et malgré qu'il doit répéter toujours plus ou moins les mêmes choses d'un endroit à l'autre, il ne semble pas du tout lassé de ce travail après vente. Il était d'ailleurs plutôt volubile et ne donnait pas l'impression de répéter "la cassette". Il nous a d'ailleurs raconté cette anecdote plutôt rigolote où des amis de son fils de 15 ans lui ont demandé ce qu'il faisait dans la vie. Ces amis vont régulièrement chez lui, ils seraient lui et sa femme des parents "cool" rendant leur maison populaire auprès des copains de leur enfant. Ces jeunes avaient remarqué que Roger Jon était souvent absent et lorsqu'il est là il semble très concentré dans un travail mystérieux. Aux questions de ses amis, son fils disaient : He's just a very very old man (il est juste un très très viel homme). Comme quoi la célébrité...
Cet auteur britannique campe ses romans aux États-Unis car selon lui lorsqu'on reste peu de temps dans un endroit on peut y trouver l'inspiration pour écrire un roman alors que de vivre dans un lieu rend celui-ci moins inspirant à nos yeux. Il faut dire aussi que d'écrire des romans américains lui permet d'explorer plusieurs grands mythes comme Marylin, les Kennedy ou les grandes villes comme New York, Chicago, etc 
Nous avons aussi parlé de plusieurs sujets ayant plus ou moins un lien avec son travail comme la politique, l'éducation et surtout le rugby (le sport préférée de l'auteur de ses lignes !) Quel plaisir pour moi de pouvoir échanger avec un Anglais sur ce merveilleux sport même si on a un peu perdu les autres à ce moment-là.


Je m'appelle Joseph, une chanson de Mickey 3D est inspiré de Seul le silence, premier roman paru en français de Roger Jon Ellory

Dans son plus récent roman traduit en français il raconte l'histoire d'un policier new-yorkais, Frank Parish, enquêtant sur le meurtre de plusieurs jeunes filles. Il ne doit pas louper son investigation car il est sous enquête interne suite au décès de son partenaire. À la moindre erreur, il risque d'être démis de ses fonctions. Il doit même rencontrer une psychologue à qui il raconte l'histoire de son père, policier légendaire faisant parti des Anges de New-York, flics qui savaient maintenir l'ordre et qui pourtant étaient probablement très corrompus. Malgré tous ces problèmes, il n'hésitera pas à tout faire pour résoudre ces meurtres quitte à enfreindre, une fois de plus, les procédures. 
 «Ce n'est qu'en atteignent son appartement qu'il comprit ce qu'il ferait, pourquoi il le ferait, et ce qui se produirait s'il le faisait. Ou, plus précisément, ce qui se produirait s'il ne le faisait pas. Il ne serait plus capable de se regarder en face. Et vu qu'il vivait seul, il ne lui resterait pas grand monde à regarder.»

- Roger Jon Ellory, Les Anges de New York, Sonatine, p.  389

- Marie-Hélène Vaugeois 

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vendredi 18 mai 2012

Page 43

Ce congé de trois jours qui s'amène pour la plupart d'entre nous annonce peut-être davantage de moments de détente et de lecture?  Nous vous le souhaitons!  Venez faire le plein de livres d'ici samedi, 17h, car la librairie sera fermée ce lundi 21 mai (et dimanche comme à notre habitude).  De retour à l'horaire régulier dès mardi, 9h30.

Bonne(S) lecture(S)!


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- C. J. Box, Below Zero, calmann-lévy, p. 43 :

« - Face au pick-up, les gars!  Remontez votre fermeture Éclair d'abord, dit-il à Brad, puis il glissa à Ron : J'espère que vous ne ferez rien de stupide, parce que c'est vous qui avez blessé mon chien.»


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- Albert Espinosa, Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n'étions pas toi et moi, Grasset, p. 43 :

«Toute une génération les a détestées, mais la nôtre, celle qui a découvert les classiques avec Humphrey Bogart à la télé, a parfois envie de fumer pour imiter les héros en noir et blanc.»


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- Ayroles & Masbou, De Cape et de Crocs 10. De la lune à la Terre, Delcourt, p. 43 :

« - ... Océans d'eau!
  - Vous frissonnez, Querida...»


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- Melchior Mbonimpa, La tribu de Sangwa, Prise de parole, p. 43 :

« - Certaines choses, mais pas tout.»


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- Jean-Pierre Sylvestre, Le Bison d'Amérique, Septentrion, p. 43 :

«Les archéologues nord-américains ont longtemps pensé que les premiers "Américains" ont traversé la Béringie il y a environ -20 000 ans.  Or, en 2004, un archéologue étatsunien a mis à jour un site habité par des hommes qui daterait de 50 000 ans en Caroline du Sud (Savannah River).»


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- Irvin Yalom, Le problème Spinoza, Galaade Éditions, p. 43 :

« - Vous voulez parler des réflexions que je consignais dans mon carnet sur les buts éphémères  et ceux qui ne le sont pas?


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- Barouk Salamé, Une guerre de génies, de héros et de lâches, Rivages, p. 43 :

« - Mais pourquoi se cacher? dis-je en lui envoyant un coup de pied dans la jambe, persuadé qu'elle blaguait.»


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- Jon Osborne, Top Class Killer, Seuil, p. 43 :

«Tamara, dans son parc, commençait à s'agiter, gazouillant dans son sommeil.»


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- Eliane Girard, Un cadeau, Buchet Chastel, p. 43 :

«La seule différence, c'était que sa procrastination à lui l'empêchait de faire les choses du quotidien.»


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- Terry Tempest Williams, Refuge, Gallmeister, p. 43 :

«Brooke continue à marcher tandis que je m'assieds pour observer des grèbes à la jumelle.  Des grèbes à cou noir.  Leurs yeux rouges lancent des éclairs vifs sur l'eau et je suis stupéfaite de voir ces petits corps flotter ainsi.  Parcourant tout l'horizon du regard, je ne vois qu'une étendue d'eau.»


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- Christian Morel, Les décisions absurdes II - Comment les éviter, Gallimard, p. 43 :

«Un cas particulièrement intéressant de cette étude est la description du contrôle aérien de San Francisco, quand le vent passe soudainement de nord-ouest à sud-est, alors que le trafic est intense.  Il faut en ce cas réorienter tous les vols de 180° dans une zone où se trouvent trois aéroports majeurs, deux bases aériennes et cinq aérodromes plus petits, impliquant un grand nombre d'appareils en vol.»


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- Lane Smith, L'histoire en vert de mon grand-père, Gallimard, p. 16 (une exception en vert!) :

«Il rencontra sa future femme
  dans un petit café.»


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- Éric Fiat, Petit traité de dignité, Larousse, p. 43 :

«Grâce à Brett et à Danny, la duchesse retrouva une partie de sa fortune et les moyens de boire du champagne.  Faire comme si l'avait sauvée, l'avait aidée à tenir, à se tenir pendant tout le temps de sa disgrâce.  Elle mourut chargée d'années, digne jusqu'au bout, droite comme un I.  Sauf... sauf les soirs où elle avait bu un peu trop de champagne.»


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- Pauline Gill et Normay Saint-Pierre, Je vous ai tant cherchée, vlb éditeur, p. 43 :

«Retrouvant les lieux de mon adolescence, je déplorais qu'il ait passé si vite, ce temps où je m'étais découvert un soudain intérêt pour les sports d'équipe, surtout pour le hockey, le ballon-balai et la balle-molle.»


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- John Grisham, Les partenaires, Robert Laffont, p. 43 :

«Et aussi mortellement lucratives, ce qui était la pensée première de Wally en ce moment.»


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- Jeffrey Archer, Seul l'avenir le dira, Les Escales, p. 43 :

« - Je doute qu'à Saint-Bède il y ait beaucoup d'élèves plus intelligents que Harry, répondit M. Holcombe.  Je n'ai jamais eu d'élève aussi éveillé.  Même si, de temps en temps, il nous arrive de faire entrer l'un de nos élèves au lycée, jamais aucun d'entre eux n'a eu la chance d'étudier à Saint-Bède.»


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- David Nicholls, Pourquoi pas?, Belfond, p. 43 :

«On frappe à la porte.  Instinctivement je cache la Patafix derrière mon dos.  Je me dis que c'est Josh qui vient me demander une cigarette, mais je vois entrer une immense Walkyrie blonde avec un soupçon de moustache.»


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- Tom Sharpe, Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique (Wilt 5), Belfond, p. 43 :

« - Où as-tu déniché cette bonne femme?  Dans un égout?»


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- David Whitehouse, Couché, Plon, p. 43 :

«Dans la salle d'attente pour les enfants à problème, je saignais de la jambe.  Être un enfant, c'était ça mon problème.»


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- Maria Aguinda, Un brin d'herbe contre le goudron, Michel Lafon, p. 43 :

« - Reste là, tu verras, on s'y habitue rapidement et, après, c'est très agréable.»


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- Geraldine Brooks, L'autre rive du monde, Belfond, p. 43 :

«Cet été-là, peut-être à cause du sévère hiver qui l'avait précédé, eut lieu le premier vol d'une baleine à la dérive.  Nous avions pris l'habitude de prendre celles qui s'échouaient dans notre port, ou les globicéphales noirs qui s'approchaient des côtes et que nos hommes pouvaient attirer sur le rivage.»


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- Barbara Zitwer, Le Cercle des Baigneuses, City, p. 43 :

«La maison n'était pas un duplex.  Ils vivaient dans tout le bâtiment.  Elle était dotée de neuf chambres à coucher et de six salles de bains, même si l'intérieur ne reflétait pas vraiment la magnificence de l'extérieur.»


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- Bertrand Puard, Les effacés - (Opération 1) : Toxicité maximale, Hachette, p. 43 :

«Il reconnut la voix flûtée caractéristique de l'homme politique qui cadrait bien mal avec son physique de déménageur de pianos à queue.»


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N'oubliez pas la Promenade des écrivains!



Encore cette année, les résidents et les visiteurs de la ville de Québec ont la possibilité de participer à la Promenade des écrivains, qui suggère des trajets hors du commun permettant d'en apprendre davantage sur la capitale, endroit qui a inspiré plus d'un auteur au fil des années, et sur ces auteurs qui ont laissé la ville influencer leurs écrits.  Les parcours ont repris le 5 mai dernier et se poursuivent jusqu'au 28 octobre, les samedis et les dimanches.  Consultez le site pour connaître la thématique derrière chaque parcours (il y en a huit différents!) et surveillez le calendrier pour savoir quand ceux qui vous intéressent seront présentés!  Personnellement, j'aimerais bien faire ceux sur Jacques Poulin et Anne Hébert.  Et vous, quelle promenade vous inspire le plus?

L'animatrice et directrice de la Promenade des écrivains,
Marie-Ève Sévigny
(Photo : Anne-Lise Bertin)
Je vous invite à visionner cette entrevue réalisée avec Marie-Ève Sévigny, directrice de la Promenade des écrivains et animatrice des parcours, et à écouter Claude Bernatchez nous parler, entre autres, du parcours Le monde de Roger Lemelin.

Il est fortement recommandé de réserver vos places, soit par téléphone (418-641-6798) ou par courriel (promenade.ecrivains@yahoo.ca).


Bonne(s) promenade(s)!

mardi 15 mai 2012

La liste préliminaire du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2012 dévoilée!

Hier était une soirée de grands dévoilements au Lion d'Or.  En effet, en même temps que la remise du Prix des libraires volet adultes a eu lieu l'annonce de la liste préliminaire du volet jeunesse de ce Prix.  Le comité de sélection, composé de six libraires, se rencontre le 30 mai pour décider quelles oeuvres demeureront dans la course.  Ces finalistes seront connus le 6 juin.  Les libraires de la province pourront alors passer au vote et les lauréats seront dévoilés en septembre prochain.  Voici donc la fameuse liste :


CATÉGORIE QUÉBEC
Volet 0-4 ans
Pétronille 1- Barbouillette, Michèle Marineau - ill. Manon Gauthier, Québec Amérique
La clé à molette, Élise Gravel, La courte échelle
Fourchon, Kyo Maclear – ill. Isabelle Arsenault, La Pastèque
Le monde de Théo, Louis Émond - ill. Philippe Béha, Hurtubise
Thomas, prince professionnel, Valérie Fontaine – ill. Fil, Éditions Fonfon
Vrai de vrai, papi?, Émilie Rivard - ill. Anne-Claire Delisle, Bayard Canada Livres

Volet 5-11 ans
Le grand jour de Jean-Serge, Carole Tremblay – ill. Raymond Lebrun, Dominique et compagnie
Minou, minou, Marie-Francine Hébert – ill. Lou Beauchesne, Planète rebelle
Le mystère des jumelles Barnes, Carole Tremblay, Bayard Canada Livres
La saison des pluies, Mario Brassard – ill. Suana Verelst, Soulières éditeur
La société secrète C.D.G., Hélène Rompré, Éditions Pierre Tisseyre
Ziiip sur Terre!, Johanne Mercier – ill. Yvan Deschamps, Éditions FouLire

Volet 12-17 ans
 À la recherche du bout du monde, Michel Noël, Hurtubise
La chute de Sparte, Biz, Leméac
Le coup de la girafe, Camille Bouchard, Soulières éditeur
Des milliers d’étincelles, Tania Boulet, Québec Amérique
Guerres, Charlotte Gingras, La courte échelle
Quand j’étais chien, Louise Bombardier – ill. Katty Maurey, La courte échelle




CATÉGORIE HORS QUÉBEC
Volet 0-4 ans
C’est un livre, Lane Smith, Gallimard jeunesse
J’y vais!, Matthieu Maudet, Loulou & cie
Le parapluie, Ingrid et Dieter Schubert, Mijade
Rossignol, Benjamin Lacombe et Sébastien Perrez, Seuil jeunesse
Un goûter dans la forêt, Akiki Miyakoshi, Syros jeunesse
Une fois encore!, Émily Gravett, Kaléidoscope

Volet 5-11 ans
La bibli des deux ânes, Monica Brown et John Parra, Rue du monde
Le bus de Rosa, Fabrizio Silei et Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane
L’enfant, Colas Gutman, École des loisirs
Le grand papa et sa toute petite fille, Cathy Hors et Samuel Ribeyron, Milan jeunesse
Mandela et Nelson, Hermann Schulz, École des loisirs
Le secret de Jeanne, Arnaud Alméras & Robin, Albin Michel jeunesse

Volet 12-17 ans
Boys don’t cry : les garçons ne pleurent (presque) jamais…, Malorie Blackman, Milan
Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, Ruta Sepetys, Gallimard
Hate list, Jennifer Brown, Albin Michel
La fourmilière, Jenny Valentine, École des loisirs
L’année où tout a changé, Jill Hucklesby, Bayard jeunesse
Demi-frère, Kenneth Oppel, Québec Amérique

Et les lauréats sont... Arvida (Samuel Archibald) et Rien ne s'oppose à la nuit (Delphine de Vigan)!




La cérémonie de remise du Prix des libraires du Québec 2012 s'est tenue hier soir au Lion d'Or, à Montréal.  Durant la soirée, chacune des oeuvres finalistes a été présentée,  par le comité de sélection pour ce qui est des cinq en roman hors Québec, puis les auteurs québécois ont chacun présenté un autre finaliste de la catégorie roman québécois!  Des extraits ont été lus par la porte-parole, Brigitte Lafleur (également animatrice de la soirée) ainsi que Serge Bonin et Joachim Tanguay. Ils étaient accompagnés en musique par Benoit Rocheleau, le tout dans une mise en scène d’Hugo Turgeon.  Finalement, les lauréats des deux catégories ont été dévoilés.  Il s'agit, pour ce qui est du roman québécois, d'Arvida de Samuel Archibald (Le Quartanier), et de Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan (JC Lattès) du côté du roman étranger.  Toutes nos félicitations aux heureux gagnants et un immense bravo aux finalistes!

Samuel Archibald est très reconnaissant envers les libraires.  Voici ce qu'il avait à partager au moment de recevoir son prix : «Les libraires du Québec ont pris Arvida, patente à gosse et bibitte à poils, et en on fait quelque chose comme un classique instantané. Et moi, je n’ai presque rien à voir là-dedans. C’est pour ça qu’il me faut remercier les libraires pour ce prix, mais aussi pour tout ce qu’ils ont fait pour Arvida depuis sa sortie. Mais si j’ai compris une chose, dans la dernière année, à propos de ces gens, eux-mêmes assez mystérieux, que sont les libraires, c’est celle-là : on ne les remercie jamais mieux qu’en écrivant d’autres livres.»
Delphine de Vigan se dit, quant à elle, très honorée de recevoir un prix attribué par les libraires.


Samuel Archibald
(Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir)

Delphine de Vigan

samedi 12 mai 2012

La citation de la semaine - Joël Gayraud (Passage public)

Joël Gayraud
Joël Gayraud aime déambuler dans les villes du monde entier, tout en ayant une prédilection pour Paris, sa ville natale, dont il connaît les moindres recoins. Dans Passage public, il nous invite à se balader en sa compagnie, de s'imprégner les lieux au point de les habiter le temps de la lecture de chacun de ces courts textes.

«Le mépris le plus absolu des prescriptions de la loi, réduite à une totale impuissance dès lors qu'elle est massivement ignorée , crée une nouvelle forme d'ordre, fluide et rassurant, qui désarme toute agressivité.»
-Joël Gayraud, Passage public, L'Oie de Cravan, p.  20-21

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«Cela vit, cela palpite, cela rappelle un refrain triste : lecteur d'un monde sans coeur, l'esprit d'un monde sans esprit.»
- Joël Gayraud, Passage public, L'oOie de Cravan, p. 32

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«N'est-il pas de sensation plus voluptueuse, hormis celle procurée par l'amour, que de s'abandonner, à l'heure de la sieste, sur un vaste lit, dans une chambre d'hôtel que l'on vient juste de dénicher au coeur d'une ville encore inconnue.»
- Joël Gayraud, Passage public, L'Oie de Cravan. p. 44


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vendredi 11 mai 2012

Page 43

Encore de belles lectures en perspective!  Profitez-en et venez faire un tour à la librairie pour vraiment tout voir des nouveautés!

Bonne(S) lecture(S)!


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- David Melling, Ce soir, je dors chez un copain!, Larousse, p. 16 (une amusante exception!) :

« ... puis de le tirer.
  "Zut, ça ne marche pas", dit Martin.
  "J'ai une idée! s'écrie Lapin en claquant des doigts.
Je vais creuser un plus gros trou!"»


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- Bill Bryson, Promenons-nous dans les bois, Payot, p. 43 :

«Une fois sur le parking, mon épouse m'a offert un bâton de marche en bois noueux que les enfants m'avaient acheté.  Il était orné d'une faveur rouge.  J'avais envie d'éclater en sanglots ou, mieux, de sauter dans la voiture et de partir en trombe pendant que Katz observait d'un air perplexe ses énigmatiques sangles toutes neuves.  Ma tendre moitié m'a serré le bras, a souri faiblement puis a démarré.»


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- Vincent Thibault, L'Art du déplacement, Septentrion, p. 43 :

«L'art du déplacement est une affirmation audacieuse comme quoi l'art est partout, même dans les endroits (...)»


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- Chantal Creusot, Mai en automne, Zulma, p. 43 :

«Une nuit avait suffi à lui apporter l'oubli.  Elle ne s'étonnait pas de ne plus le rencontrer.  Il ne lui manquait pas. Et Marie vagabondait, de nouveau solitaire.»


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- David Chariandy, Soucougnant, Éditions Zoé, p. 43 :

«Il existe un nom précis pour désigner l'affection de manman.  Nous l'avons appris il y a des années lors de notre visite chez un médecin-spécialiste du centre ville, un homme dont les joues bien pleines et la mèche de cheveux rabattue pour masquer la calvitie m'ont immédiatement évoqué la bonne humeur et l'optimisme.»


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- Manuela Draeger, Herbes et golems, Éditions de l'Olivier, p. 43 :

«Se taire, le principe essentiel pour garder le mot en bouche.  Parfois, les gens qui ignoraient ma nature artificielle me prenaient pour un gueux mauvais et sombre, un vagabond inquiétant qui feignait le mutisme, et ils lançaient des invectives à ma suite ou encourageaient les gamins à me bombarder de cailloux ou de crottes de bique.»


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- Nicholson Baker, La belle échappée, Christian Bourgois, p. 43 :

« - Joli!" lança Hax en se redressant sur son siège.  Dune, lui, se laissa aller contre le dossier du sofa.  Il sourit en haussant un sourcil approbateur.  Ruzty piqua un fard.  Les doigts du bras de Dave pianotaient.»


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- Tom Angleberger, L'étrange cas Origami Yoda, Seuil, p. 43 :

« - Dommage qu'ils ne m'aient pas demandé à moi, a glissé Harvey.  Je sais tout sur le twist.»


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- Emmanuel Régniez, L'ABC du gothique, Le Quartanier, p. 43 :

« 43 - Les châteaux conservent la mémoire du monde sous le ciel bleu.»


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- Henning Mankell, L'oeil du léopard, Seuil, p. 43 :

«Hurrapelle a chargé la Femme sans Nez de vendre des revues baptistes à domicile.  Comme personne n'osait refuser de lui en acheter, elle est rapidement devenue une véritable mine d'or.  Au bout d'un an, le pasteur a pu remplacer sa vieille Vauxhall rouillée par une Ford flambant neuve.»


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- Sonia K. Laflamme, Klondike 1 - La ruée vers l'or, Hurtubise, p. 43 :

«Il regarda le corps emmailloté de son chien Eugène.  La pauvre bête gisait au fond d'une fosse peu profonde qu'il venait de creuser sous le pommier, là où ils avaient l'habitude de se reposer, à l'abri du soleil de l'été.  Une larme glissa sur sa joue.»


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- Albert Jacquard, Dans ma jeunesse, Stock, p. 43 :

«De même, je ne dois pas être étonné, en cherchant dans l'ensemble des humains des êtres exceptionnels avec l'espoir non avoué de m'y découvrir, de ne rencontrer que du banal.»


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- George R.R. Martin, Armageddon Rag, Denoël, p. 43 :

« - Parole de scout, répondit Sandy en levant la main.
  - Vous ne ressemblez pas tellement à un scout", fit remarquer Parker.»


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- Jean-Christophe Rufin, Le grand Coeur, Gallimard, p. 43 :

« - Nous verrons cela.  Faites-moi parvenir votre note.
  - La voici, Monseigneur.»


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- Michael Connelly, Volte-face, calmann-lévy, p. 43 :

« - Pas question de faire des coups en douce, me renvoya-t-elle.  L'accusation obéit à des critères éthiques nettement plus élevés que ceux de la défense.»


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Les libraires de la librairie Vaugeois aiment... Griffintown de Marie Hélène Poitras




Bienvenue à Griffintown, en plein Far Ouest de Montréal, le domaine des cochers et des chevaux, de la poussière et de la saleté, des destins déchus, des âmes corrompues et des codes d'honneur.

Marie veut être cochère.  Elle qui connaît déjà très bien les chevaux pour avoir fait de l'équitation auparavant, elle se rendra vite compte que conduire une calèche et monter un cheval, c'est deux.  Et peu importe l'expérience, les anciens cochers sont là pour rappeler aux nouveaux qu'ils se doivent de gagner et mériter leur place parmi eux.

J'aimais déjà beaucoup l'écriture de Marie Hélène Poitras (Soudain le Minotaure, la série Rock & Rose) avant de m'embarquer dans Griffintown.  Ses personnages aussi, très tangibles.  Ici, l'auteure a réussi à ajouter à cela une part de légende et en saupoudrer tous les recoins du vieux quartier et de ceux qui y gravitent.  Chacun trimballe son passé sur son dos : Billy, le dernier Irlandais; John le cow-boy solitaire; le Rôdeur; Boy, le cheval fondateur dont la tête veille à jamais dans le Saloon; Evan, l'homme qui avait croisé un Windigo; Ray le pendu; la Mouche, le shylock de la place; et aussi Marie, la Rose au cou cassé...  À Griffintown, les lieux ont quelque chose de mythique aussi, tels que le bordel La Crinoline, l'Hôtel Saloon et les écuries.

Découvrez ces personnages et ces endroits, le tout empreint d'une juste dose du caractère sauvage de ces humains et de leurs bêtes, de sensualité et de mystère.  Vous non plus, vous ne voudrez pas quitter Griffintown.

Marie Hélène Poitras
(Photo : Guillaume D. Cyr)

- Sylvianne Blanchette

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- Griffintown, Marie Hélène Poitras, Alto

vendredi 4 mai 2012

Page 43

Livres cherchent lecteurs...

Bonne(S) lecture(S)!


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- Sophie Bédard, Glorieux printemps Tome 1, Pow Pow, p. 43 :

« - 'Est ben vide ta shop!
   - Tant mieux.»


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- Francis Desharnais (scénario) et Pierre Bouchard (dessin), Motel Galactic 2 - Le folklore contre-attaque, Pow Pow, p. 43 :

« - J'ai même pas pu avoir mes roteux!»


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- Almudena Grandes, Inés et la joie, JC Lattès, p. 43 :

«Lui, en revanche, est plus qu'à la hauteur, il est extrêmement intelligent.  Si intelligent que, pendant près d'un an, il se contente de mimer sa responsable politique, de la flatter, de lui être agréable, de faire des choses en sa compagnie qu'elle n'avait jamais osé imaginer qu'on puisse faire avec un corps humain, et aussi de lui susurrer à l'oreille ce qu'il vaudrait mieux qu'elle dise, qu'elle fasse, qu'elle accepte ou qu'elle refuse.»


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- Anne Sinclair, 21 rue La Boétie, Grasset, p. 43 :

«À partir de ce moment, Karl Haberstock devint l'un des marchands d'art du Führer pour lequel il commença une collection de grands maîtres, trouvant en France notamment de puissants relais pour purger l'art de toute impureté, tel Lucien Rebatet qui proposa assez tôt "d'aryaniser nos beaux-arts".»


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- Richard Birkefeld et Göran Hachmeister, Deux dans Berlin, Éditions du Masque, p. 43 :

«"Bataille defensive sur le secteur nord du front est."  Il ne s'intéressa pas particulièrement aux nouvelles de la guerre, pas plus qu'à un article où il était question d'une insurrection à Varsovie.»


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- Alexandra Fuller, L'arbre de l'oubli, Éditions des 2 Terres, p. 43 :

«"Ils ont organisé cette affreuse cérémonie quand nous avons franchi l'équateur.  Les passagers étaient plongés dans des seaux d'eau et fouettés avec des poissons morts."»


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- Elisabeth Atkinson, Je suis un phénomène, Alice, p. 43 :

« - Avant de commencer, ce matin, je voudrais mettre au point certaines petites choses.»


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- Christian Saint-Germain, Tomahawk, Éditions du Noroît, p. 43 :

«Absorbé l'un en l'autre à la confluence des eaux douces salées sans ligne de partage entre toi moi sommeil veille sans aujourd'hui ni demain (...)»


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- Tim Willocks, Doglands, Syros, p. 43 :

«Au-delà de ce rebord, il y avait un abîme.  Profond et d'une noirceur terrible.»


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- Helen Simonson, La Dernière Conquête du Major Pettigrew, NiL, p. 43 :

«Ils avaient toujours mis un point d'honneur à venir le chercher, alors que presque tous les autres garçons prenaient le train.  Ils se figuraient que cela faisait d'eux de bons parents et, en plus, le principal offrait toujours une charmante réception pour les pères et les mères qui se déplaçaient, lesquels habitaient pour la plupart à proximité.»


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- Katarina Mazetti, Mon doudou divin, Gaïa, p. 43 :

«"Oui, tu comprends, les autres ont déjà pris leur petit-déjeuner, mais je vais les rameuter! a-t-elle poursuivi tout en faisant la vaisselle sur un tempo furieux.  T'as apporté des bottes, au moins?"»


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- Éric Fottorino, Mon tour du «monde», Gallimard, p. 43 :

«Nous trouvions un peu fort d'être inculpés, nous qui n'avions fait que répondre à cette attaque lâche et violente.»


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- Lotte et Soren Hammer, Le prix à payer, Actes Sud, p. 43 :

«La comtesse interrompit son chef :
- Qu'en est-il de cette communication téléphonique?  Ne peut-on confirmer ou infirmer son existence?»


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- Daniel Francis, Le péril rouge, Lux, p. 43 :

«Face à un premier ministre sans scrupules, mais plein d'initiative, plusieurs députés libéraux d'expression anglaise tournèrent le dos à leur propre chef et mordirent à l'appât de la coalition que leur tendait le gouvernement.  Visiblement abattu, Laurier écrivit alors à l'un de ses collègues : "Le gouffre racial qui se creuse aujourd'hui devant nous restera peut-être infranchissable pendant des générations."»


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- José Arguelles / Valum Votan, Stephanie South / Reine Rouge, Livre du trône et des origines : Chroniques de l'histoire cosmique tome 1, Ariane, p. 43 :

«Du point de vue de l'évolution, toutes les formes qui ont évolué, celles qui ont été approuvées par l'État et même par les religions organisées, doivent être attentivement remises en cause et dissoutes.»


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- Jacques Ferrandez et Maurice Attia, Alger la noire, Casterman, p. 43 :

« - Son mac, bien sûr.  C'est en bonne voie.
  - Et elle te paie en nature, bien entendu...»


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jeudi 3 mai 2012

La citation de la semaine - Patrick Ben Soussan (La grossesse n'est pas une maladie)

Une de mes cousines, Noémie, est enceinte.  C'est sa première grossesse.  Depuis que j'ai appris la bonne nouvelle, j'avoue que mon intérêt pour les livres sur la maternité a quelque peu grandi.  Je jette un coup d'oeil plus attentif à tous ceux que je vois débarquer à la librairie.  Comme je trouvais que plusieurs semblaient pertinents et bien construits, je lui ai proposé de faire un blitz de lecture sur le sujet, question de voir si un des ouvrages ne pourrait pas lui être utile.  Je dois dire que nous nous sommes beaucoup amusées!  Je ne pensais pas, mais les livres sur la grossesse peuvent être très drôles!  Aussitôt qu'une de nous deux tombait sur un passage intéressant ou plutôt loufoque, elle en faisait part à l'autre. Peut-être n'arrivions-nous pas à saisir le ton du propos des auteurs, mais certains passages ont provoqué quelques fous rires (j'ose même dire des larmes chez ma cousine, elle pleure parfois en riant, ce n'est pas à mettre sur le dos des hormones), ou peut-être aussi était-ce simplement le fait de nous retrouver là toutes les deux, à 27 ans (ou presque en ce qui la concerne), à lire des trucs de bébé avec le constat en tête que, ça y est : une de nous deux sera maman dans à peine quelques mois!  Bref, j'étais bien heureuse et touchée de partager ce moment avec Noémie, qui est depuis longtemps beaucoup plus qu'une simple cousine pour moi, elle est surtout une très grande amie.

Je partage avec vous un passage du livre La grossesse n'est pas une maladie, de Patrick Ben Soussan.  L'auteur est pédopsychiatre et a écrit plusieurs documents concernant l'enfance et la maternité.  L'extrait est tiré du chapitre «Le sexe des anges».

«Tout droit issus des cieux ou de quelque ventre maternel, d'une éprouvette ou peut-être bientôt d'un utérus artificiel nos chères petites têtes blondes ou brunes, communément nommées bébés, dans cette appellation neutre au possible, ont fort à faire, vous en conviendrez, avec le sexe.  D'abord et avant tout parce qu'ils naissent par le stupre et la fornication, en de doux ou plus violents ébats.  Parce qu'immanquablement ils convoquent la chair, les émois du corps, les humeurs du corps, avant même d'être.»
- Patrick Ben Soussan, La grossesse n'est pas une maladie, Marabout, p. 173

Le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan

Le stupre et la fornication!  Ça me semble un peu excessif, non?  J'ignore vraiment comment aborder le livre de M. Ben Soussan, mais toujours est-il qu'il nous a bien fait rigoler.  Je partage également avec vous les titres que nous avons consultés, qui sait, peut-être serez-vous tentés par l'un ou l'autre de ceux-ci.  Il va sans dire qu'il en existe plusieurs autres sur le sujet.


- Sylvianne Blanchette


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- Bientôt maman, Mary Steen, Hurtubise (Noémie est partie avec ce livre!)

mardi 1 mai 2012

Nos meilleures ventes du mois d'avril 2012



Meilleure vente toutes catégories

Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, Delcourt

Guy Delisle et ses Chroniques de Jérusalem
(Photo : Pierre Duffour / AFP)


Romans québécois

1- Dragonville tome 2 – Encre, Michèle Plomer, Marchand de Feuilles
2- L’Anglais, Denise Bombardier, Robert Laffont
3- Les Cœurs tigrés, Yves Morin, Hamac classique
4- Volte-face et malaises, Rafaële Germain, Libre Expression
     Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, XYZ éditeur


Romans étrangers

1- Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan, JC Lattès
2- 1Q84 Livre 3 : Octobre-Décembre, Haruki Murakami, Belfond
3- Les souvenirs, David Foenkinos, Gallimard
    Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel


Essais, biographies

1- C’était au temps des mammouths laineux, Serge Bouchard, Boréal
2- Les taupes frénétiques, Jean-Jacques Pelletier, Hurtubise
3- L’art presque perdu de ne rien faire, Dany Laferrière, Boréal
4- La colonie nantaise de Lac-Mégantic, Marcel Fournier, Septentrion
    Vivez !, Stéphane Hessel, Carnets nord
    Les Stastny, Robert Laflamme, Hurtubise
    Vigneault : Un pays intérieur, Pierre Maisonneuve, Novalis
    L’ordre libertaire – La vie philosophique d’Albert Camus, Michel Onfray, Flammarion


Livres pratiques

1- Carnet d’une flâneuse à New York, Esther Bégin, La Presse
     L’atelier de Daniel Vézina, Daniel Vézina, La Presse


Bande dessinée

1- Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, Delcourt


Beaux livres

1- La Gaspésie de Métis à Miguasha, Jacques Martineau, Septentrion


Littérature jeunesse

1- Hunger Games, Suzanne Collins, Pocket
    Hunger Games 2 – L’embrasement, Suzanne Collins, Pocket


Littérature en format de poche

1- La délicatesse, David Foenkinos, Folio
    Rosa candida, Audur Ava Ólafsdóttir, Points
2- Les anonymes, R. J. Ellory, LGF
    Maudit karma, David Safier, Pocket