vendredi 27 avril 2012

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Une autre semaine terminée, plein de nouveaux livres arrivés!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Christopher Paolini, L'héritage, Bayard jeunesse, p. 43 :

« - Et toi, demanda Roran, que vas-tu faire?»


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- Alex Berenson, Départ de feu, calmann-lévy, p. 43 :

«Fisher se pencha à droite, regarda par la vitre côté passager.  Rien.  Brusquement, il sut qu'il avait un problème.  L'arme.  Vite


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- Guy Sorman, Journal d'un optimiste, Fayard, p. 43 :

«"Nous, musulmans français et laïcs, disons "Non"!  Pas en notre nom!  Pas au nom de l'islam!  Français de sensibilité musulmane, nous refusons qu'une religion soit ainsi instrumentalisée!  Pratiquants ou non pratiquants, croyants ou non croyants, nous nous insurgeons contre cette prise de l'islam en otage


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- Emmanuelle Caron, De ma main brûlée, Éditions du Noroît, p. 43 :

«Sur une pierre où je me suis affaissée, ma tête enflée,
  calleuse, dure comme un oeuf, se brise

  se répand, jaune et blanc, sur le rocher.»


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- Dominique Sylvain, Le roi lézard, Viviane Hamy, p. 43 :

«Lorsque la nièce d'Eden revint s'asseoir, son visage ne montrait aucune émotion, et Casadès avait mis les siennes sous clé.»


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- Joël Gayraud, Passage public, L'Oie de Cravan, p. 43 :

«Ces petits hommes de pouvoir ont eu honte de leur hommage, au moment même où ils se sont sentis contraints de le rendre.»


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- Karin Fossum, L'enfer commence maintenant, Seuil, p. 43 :

« - Tu as pris tes médicaments?»


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- Jean-Marc Desgent, Qu'importe maintenant, Poètes de Brousse, p. 43 :

«Les neiges tentent l'impossible pour me défaire l'animal,

  me renverser, me mourir sans délicatesse.

  Les neiges sont d'affreux petits princes

  ou d'affreuses petites gamines dans mon pantalon.»


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- Marc Levy, Si c'était à refaire, Robert Laffont, p. 43 :

«Vingt jours plus tard, il reçut au milieu de la nuit un message presque identique à celui qui avait bouleversé son existence un autre dimanche.  Lorsque son taxi arriva devant le Pick Me Up, Valérie l'attendait, deux traînées noires de chaque côté du visage et une valise à ses pieds.»


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- Eric-Emmanuel Schmitt, Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, Albin Michel, p. 43 :

«Afin de me détacher de ces considérations sinistres, je m'ébrouai, accomplis quelques pas,  allai effleurer les poupons.»


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- Janette Bertrand, Lit double, Libre Expression, p. 43 :

« - Entre donc.  Je m'appelle Clara.  Et toi?»

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- Larry MacDonald, Bombardier : Un empire québécois, Éditions de l'Homme, p. 43 :

«Laurent Beaudoin est né en 1938, à Laurier-Station, un village de la région de Québec.  Durant sa jeunesse, ce dernier-né et seul garçon d'une famille de six enfants est fasciné par le bureau de son père, qui est grossiste en alimentation.»


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- Françoise Chandernagor, Les dames de Rome, Albin Michel, p. 43 :

«Demain, dans le char étroit du Triomphe, l'esclave du Grand Pontife qui tiendra la couronne d'or suspendue au-dessus de sa tête lui répétera mille fois, selon l'usage : "Souviens-toi que tu es mortel, souviens-toi que..."»


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- Peter Doggett, Come together... Les Beatles (1970-2012), Sonatine Éditions, p. 43 :

«Dans un effort pour imiter le style de vie de McCartney, Lennon demanda à leur ami commun et galeriste Robert Fraser d'être son guide dans l'avant-garde londonienne.  Le 7 novembre 1966, on l'emmena à l'Indica Gallery où une Japonaise, membre du groupe artistique Fluxus, installait son exposition, intitulée Unfinished Paintings


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- Elizabeth Gouslan, Ava - La femme qui aimait les hommes, Robert Laffont, p. 43 :

«Le nabab est assis - attitude rarissime chez cet activiste vertical - dans le fauteuil de son bureau mythique, penthouse insonorisé par une moquette couleur fond de teint choisie par Cedric Gibbons.  C'est à Gibbons, dandy d'anthologie, qu'on doit le style Metro.»


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- Lissa Price, Starters, Robert Laffont, p. 43 :

« - C'est quoi le plan, maintenant? lance Michael.  On n'a même plus de sacs de couchage.»


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- Peter James, À deux pas de la mort, Fleuve Noir, p. 43 :

«Même sa veste marron, sa cravate flashy et sa chemise crème étaient défraîchies, comme les poissons dont parlait Cleo, ce qui inquiéta Grace.  Glenn Branson était toujours tiré à quatre épingles mais, depuis sa récente séparation, il perdait pied.»


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- Carol Higgins Clark, Affaires de star!, Albin Michel, p. 43 :

«Plutôt petite, Angie avait les cheveux blonds et un joli visage.  Quand elle souriait, elle avait l'air doux comme un agneau mais elle savait se montrer inflexible si nécessaire.  Pour refouler les intrus à l'entrée des soirées, entre autres.»


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- Laurent Theillet, Le Jardin des Lions, Les éditions de la Bagnole, p. 43 :

«Le panorama s'écartait maintenant sur une route plus plate.  Nous pédalions à bonne allure tous les trois, avec Ugo, bien sûr, toujours à grognonner un peu en arrière.  Fini les montées et les grandes descentes.»


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- Maude Royer, Les Premiers Magiciens 5. Au-delà des mirages, Hurtubise, p. 43 :

«À proximité de cette scène d'horreur se dressait un ours des cavernes.»


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- Michel David, Au bord de la rivière tome 3. Xavier, Hurtubise, p. 43 :

« - J'espère que Blanchette a pas eu de problème avec son traîneau sur le chemin, dit Donat à sa mère.  Tout seul dans une côte, ça peut être compliqué s'il reste coincé.»


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- Didier Decoin, Je vois des jardins partout, JC Lattès, p. 43 :

«Je prends le pari que oui - si du moins ce visiteur sait qu'un jardin, malgré l'opacité de la terre, est toujours un miroir.»


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La découverte du moment : Yann Legendre, graphiste

Yann Legendre

Yann Legendre est un graphiste français dont la carrière est aussi bien établie aux États-Unis.  Il est connu autant dans le monde du  livre pour ses couvertures accrocheuses que dans le monde de la déco et de la pub pour ses affiches et posters, et également dans le monde journalistique pour sa participation à de nombreux périodiques. 

Ses illustrations sont très en demande.  Musées, maisons d'édition, journaux, revues, il a fait affaire avec toutes ces sphères, chacune souhaitant que son sens du design devienne sa griffe, son identité.  Le travail de Legendre, ludique, coloré, réfléchi, évocateur, mise souvent sur le double sens, ou plutôt la double image.

À Paris, les éditions INCULTE font appel à son imagination pour les couvertures de leurs livres.  Je les trouve très réussies, en fait elles me donnent envie de lire tout ce qu'elles contiennent!  Un éditeur ne devrait jamais sous-estimer le pouvoir et l'impact d'une couverture, selon moi.  C'est très superficiel, mais c'est comme ça.  Voici quelques exemples du travail de M. Legendre :


Parole de truand, une anthologie de François Morice
illustrée par Yann Legendre
(Éditions Inculte)
Plonger les mains dans l'acide,  un essai de Claro
Page couverture de Yann Legendre
(Éditions Inculte)



Sous les néons, roman de Matthew O'Brien
Page couverture de Yann Legendre
(Éditions Inculte)
CosmoZ, roman de Claro
Page couverture de Yann Legendre
(Actes Sud)






















Affiche de Yann Legendre
Affiche de Yann Legendre











































- Sylvianne Blanchette

jeudi 26 avril 2012

La citation de la semaine - Daniel Grenier (Malgré tout on rit à Saint-Henri)

Daniel Grenier
© Le Quartanier / Frédérick Duchesne
Habituellement, la lecture est une activité silencieuse. Je vous avertis tout de suite, en lisant Malgré tout on rit à Saint-Henri vous risquez de faire du bruit en riant et en vous exclamant. Ce livre a également l'effet magique de faire briller les yeux et d'agrandir le sourire. 
Daniel Grenier a une écriture amusante presque vivante, on se promène avec lui dans Saint-Henri, on y découvre une faune colorée, des situations parfois absurdes, toujours attachantes. Ses tournures de phrases sont étonnantes, proches de l'oral tout en étant littéral. En fait, c'est musical, tellement il y a du rythme et du souffle dans ce recueil. Ce livre se lit comme on écoute un bon disque, avec le plaisir de se laisser submerger par l'ambiance des différentes nouvelles. Une lecture totalement bénéfique !

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«Malgré tout, la chose la plus étrange qui me soit arrivé, c'est quand j'ai voulu écrire le premier chapitre de mon roman pornographique et que, sur le clavier de mon ordinateur, tout à coup les lettres étaient dans le bon ordre. Ce n'était plus : QWERTY, etc., mais bien ABCDEF, etc.»
-Daniel Grenier, Malgré tout on rit à Saint-Henri,   Le Quartanier, p. 75

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«J'entendais mon plafond être le plancher des voisins d'en haut...»
- Daniel Grenier, Malgré tout on rit à Saint-Henri,  p.171

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«Elle a répété et il a fait ce son avec sa bouche qu'elle détestait, même au début, quand elle ne détestait rien, rien du tout, quand tout lui plaisait.»
-  Daniel Grenier, Malgré tout on rit à Saint-Henri,  p. 250 

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- Marie-Hélène Vaugeois

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dimanche 22 avril 2012

La journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Le 23 avril est la journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Cette  journée née en Catalogne s'inspire de la légende de Saint-Georges qui en libérant une princesse d'un dragon trancha le cou du monstre d'où en sortit des roses. Le 23 avril 1616 est aussi le jour où serait décédé Shakespeare et Cervantès. De ces deux événements est née cette journée bien spéciale où la tradition est d'offrir une rose avec un livre.
Alors, ce lundi, lorsque vous viendrez à la librairie, vous aurez droit à une magnifique fleur avec tout achat de livres. De plus, plusieurs gratuités vous seront offerts, vous n'aurez qu'à vous servir.

Crédit: Erick Labbée pour Le Soleil
Photo prise à la librairie Vaugeois
 - Marie-Hélène Vaugeois

vendredi 20 avril 2012

Page 43

Encore une belle fournée de livres!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Paul Harper, L'intrus, Gallimard, p. 43 :

«L'amant ne disait rien.  Son image se reflétait dans la cloison en verre; elle le vit porter la coupe à ses lèvres, boire une gorgée.»


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- Edna Arseneault-McGrath, Ray, le fils de Molly, Fides, p. 43 :

« - Excusez-moi, jeunes hommes, vous êtes Irlandais?»


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- Eric Siblin, Les Suites pour violoncelle seul, Fides, p. 43 :

«Chercher l'homme qui se cache derrière les Suites pour violoncelle, ce n'était pas seulement me mettre à la recherche de Bach, mais aussi à celle du violoncelliste qui a découvert cette oeuvre et qui l'a transmise au monde.»


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- Bernard Marck, Titanic - L'instinct de survie, Flammarion, p. 43 :

«Ruth était impressionnée.  Cet homme paraissait posséder du pouvoir, en tout cas des relations.  Elle éprouva de l'embarras vis-à-vis des autres passagers  qui ne bénéficieraient pas de ce privilège.  Mais l'excitation et la curiosité l'emportèrent sur ses scrupules.»


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- Ariane Gélinas, Transtaïga : Les villages assoupis - Tome 1, Marchand de feuilles, p. 43 :

« - Tu profitais de mon sommeil pour me regarder?»


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- Corinne Atlas, Les soeurs Ribelli, Fayard, p. 43 :

«Jeanne voulait réussir cette soirée déterminante.»


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- Vaikom Muhammad Basheer, Le Talisman, Zulma, p. 43 :

«Car à dire vrai, si j'ai bien deux jambes, l'une est nettement plus courte que l'autre, desséchée, filiforme, figée comme un poteau.  Et c'est en appui sur un long bambou que, penché vers le sol, je la traîne à chaque pas pour me déplacer.»


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- Matthieu Thibault, Bitches Brew ou le jazz psychédélique, Le mot et le reste, p. 43 :

«"Sanctuary", lui, consiste plus en une création d'atmosphère qu'autre chose.  La composition, signée Shorter, est assez délicate, voire un peu inoffensive.  Les rares interventions de Benson à la guitare donnent l'impression que le musicien n'ose pas investir l'espace sonore.»


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- Geoff Emerick et Howard Massey, En studio avec les Beatles, Le mot et le reste, p. 43 :

«À un autre moment, je me suis acheté une guitare Hofner dans la même boutique et ai essayé d'apprendre à en jouer pour un résultat sensiblement identique.  Un des problèmes était que son électronique ne fonctionnait pas.  J'ai fini par essayer de la reconstruire, la plaquant d'acajou et passant énormément de temps à essayer de l'enjoliver.»


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- Pauline Harvey, L'enfance d'un lac, Les Herbes Rouges, p. 43 :

«À cause d'elle, de cette meilleure partie de moi-même, indissociable de l'esprit scientifique, je pense que la longue Chicane avec Joël fut l'une des grandes chances de ma vie, qui en a connu pourtant d'autres.»


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- Pino Cacucci, Ce que savent les baleines, Christian Bourgois, p. 43 :

«Cela aussi, c'est le Mexique.  On peut rester sceptique, rire dans le dos des gens (mais pas en face, non, car les Mexicains savent se faire respecter, toujours), on peut faire comme si de rien n'était et passer son chemin, mais une chose est sûre : ce qui nous paraît, à nous, absurde ou surréel, est ici, pour beaucoup de gens, tout ce qu'il y a de plus normal.  Ils ne jugent pas, ne prétendent pas à expliquer.  C'est comme ça, c'est tout.»


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- DBC Pierre, Whoosh!, Rivages, p. 43 :

«J'y glisse le citron.»


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- Kathleen Winter, Annabel, Boréal, p. 43 :

« - Va prendre un thé et un sandwich, dit-elle à Treadway en lui tendant le bébé.  Et dis à Harold Pierson d'aller pelleter la neige sur le toit de Thomasina avant qu'elle ne dégringole d'un bloc et risque de la tuer.»


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- Jacques Brault, Chemins perdus, chemins trouvés, Boréal, p. 43 :

«Écrire à la solitude pourrait bien être une chimère de mélancolique, l'espoir blême d'un vieil orphelin.  Et puis, quelle importance, après tout?»


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- Anne B. Ragde, Je m'appelle Lotte et j'ai huit ans, Balland, p. 43 :

«Sa mère ne l'avait appris que plus tard et, après ça, elle n'avait plus voulu leur parler.  Elle l'évoquait souvent, et à chaque fois elle se mettait à pleurer.»


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- Emilie Leduc, La ronde des mois, la courte échelle, p. 16 (une jolie exception!) :

«Juillet

  Je suis léger et je vole, mais je n'ai pas d'ailes!
  L'eau chatouille mes cheveux.
  Je nage à l'envers, les orteils dans les airs.

  J'aime le mois de juillet
  et ma peau ratatinée.»


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- Julie Birmant et Clément Oubrerie, Pablo 1. Max Jacob, Dargaud, p. 43 :

«Est-ce ce jour-là que Max Jacob est tombé amoureux de Picasso?

 - C'est vraiment un autoportrait?
 - Vous êtes intéressé?  Il est mis à prix cent francs.»


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- Elise Gravel, La clé à molette, la courte échelle, p. 16 (une drôle d'exception!) :

«À la maison, Bob montre fièrement
son nouveau chapeau à ses amis.
- Mais c'est idiot! lui dit Pedro.
- Personne n'a besoin de ça! répond Lucien.
- Tu n'allais pas chercher une clé à molette?
demande Paulette.
- Oh, dit Bob.  C'est vrai, j'ai oublié la clé à molette!»


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- Grégoire Delacourt, La liste de mes envies, JC Lattès, p. 43 :

«Les points sur les i étaient des ronds, les a en caractères d'imprimerie et sur les i d'un certain Philippe de Gouverne, les points étaient des coeurs minuscules.  Philippe de Gouverne.  Je me souviens.  C'était l'intellectuel de la classe; le plus drôle aussi.»


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- Lisa Unger, Les voix du crépuscule, Toucan Noir, p. 43 :

«Une seule chose aux Hollows ne dérangeait pas Willow - le silence.  Elle ne s'était jamais rendu compte à quel point la ville était pleine de bruits, et comme ceux-ci envahissaient toutes les couches de sa conscience.»


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jeudi 19 avril 2012

La citation de la semaine - Simon Boulerice (Martine à la plage)

«Si couper des oignons fait pleurer de chagrin, couper du melon me fait pleurer de bonheur. Ça sent le sucre et le froid à plein nez. Mordez dans du melon d'eau, c'est mordre dans de la neige sucrée. C'est comme de la slush bonne pour la santé.»
- Simon Boulerice, Martine à la plage, La Mèche, p. 13 

L'auteur, comédien, metteur en scène et danseur Simon Boulerice
(photo : Laetitia Deconinck)

Martine a 15 ans, voit des fantômes depuis qu'elle porte des lunettes. Elle est même copine avec Jayne Mansfield et Karen Carpenter et communique avec elles grâce au Ouija. Martine est aussi amoureuse de son voisin, Gilbert Marcel, un père de famille. Elle fera tout pour l'impressionner, en allant profiter de leur piscine et surtout en forçant ses yeux pour faire baisser sa vue. Son voisin est opticien.

Martine à la plage, avant d'être ce livre joliment illustré par Luc Paradis, est une pièce de théâtre qui fut jouée par Sarah Berthiaume et mis en scène par l'auteur, Simon Boulerice. Une histoire tragi-comique sur les bouleversements de l'adolescence.  

Martine à la plage jouée par Sarah Berthiaume
  - Marie-Hélène Vaugeois



** N'hésitez pas à double-cliquer sur le livre ci-haut, vous pourrez feuilleter les premières pages de Martine à la plage.

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mercredi 18 avril 2012

Les Bédéis Causa 2012 remis à leurs récipiendaires!

Le Festival de la bande dessinée francophone de Québec a remis vendredi dernier ses prix Bédéis Causa lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au Palais Montcalm.  Nous partageons donc avec vous le nom des heureux gagnants.  Pour le prix Réal-Fillion, la distinction est revenue à Fred Jourdain pour l'album Le dragon bleu (Alto).  Le prix Albéric-Bourgeois a été attribué à Guy Delisle pour ses Chroniques de Jérusalem (Delcourt).  Le prix Maurice-Petitdidier a été remis à Craig Thompson pour Habibi (Casterman).  Finalement, le lauréat du Grand Prix de la ville de Québec a été décerné à Jean-Paul Eid pour Le fond du trou (La Pastèque).  Bravo à tous!


Fred Jourdain (2e à gauche) et Jean-Paul Eid (extrême droite)
entourés de représentants du magazine Safarir et de Casterman.
(Photo : Alexandre Detry)

Le Prix littéraire des collégiens et le Prix Adrienne-Choquette 2012 ont été remis!

Jocelyne Saucier et son roman Il pleuvait des oiseaux (XYZ éditeur) ont à nouveau récolté les honneurs vendredi dernier en remportant le Prix littéraire des collégiens.  En effet, il ne s'agit pas du premier prix que Mme Saucier reçoit pour souligner le travail irréprochable qu'elle a effectué sur son dernier opus, sans compter que ce dernier s'est aussi retrouvé finaliste dans la course pour d'autres mentions.  Ainsi, Il pleuvait des oiseaux est présentement finaliste au Prix littéraire France-Québec, a été finaliste pour le Grand Prix du livre de Montréal, a remporté le Prix des cinq continents de la Francophonie, le Prix des lecteurs Radio-Canada 2012, et maintenant le Prix des collégiens.  Un grand bravo à vous, Mme Saucier!


Jocelyne Saucier au moment de la remise du Prix des collégiens,
avec à sa droite le porte-parole du Prix, Stanley Péan.
(Photo : Renaud Philippe - Le Devoir)


Du côté du Prix Adrienne-Choquette, qui récompense un recueil de nouvelles, c'est Raymond Bock qui a reçu les honneurs avec Atavismes (Le Quartanier).  Ce prix a été fondé en 1981 par une de nos bonnes amies et cliente à nous, Mme Simone Bussières.  Depuis sa création, de nombreux auteurs québécois ont bénéficié de la reconnaissance engendrée par ce prix, dont Monique Proulx, Normand de Bellefeuille, Hugues Corriveau, Esther Croft, Nadine Bismuth, Nicolas Dickner, Mélanie Vincelette, pour n'en nommer que quelques-uns.  Félicitations, donc, à Raymond Bock pour ce prix bien mérité!


Raymond Bock


vendredi 13 avril 2012

Page 43

N'oubliez pas que le Salon international du livre de Québec se poursuit en fin de semaine.  Allez y faire un tour (après être passé nous voir, bien sûr!)!  Qui sait, vous y rencontrerez peut-être votre auteur favori!  Le Festival de la bande dessinée francophone de Québec continue également ses activités jusqu'à dimanche.  Aussi, nous avons reçu le nouveau numéro de la revue le libraire!  Passez le prendre, il est tout coloré (superbe illustration de couverture de PisHier) et saura vous être utile pour combler les envies de lecture de vos tout petits et moins petits!




Place aux nouveautés de la semaine!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Robert Laflamme, Les Stastny, Hurtubise, p. 43 :

«Les journalistes lui donnèrent raison, admettant que ce nouvel arrivant leur était totalement inconnu.»


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- Laurent Chabin, L'énigme du canal, Hurtubise, p. 43 :

«Alors que j'arrive à proximité de chez moi, je remarque qu'un type se tient sur le trottoir d'en face, à une centaine de pas de là.  Assez jeune.  Il a les mains dans les poches et est adossé au mur d'un vieux bâtiment de briques qui n'attend sans doute que d'être détruit pour céder la place à des condos tout neufs.»


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- Madeleine Ouellette-Michalska, La Parlante d'outre-mer, XYZ éditeur, p. 43 :

«Considérant qu'ils ont assez bavardé, Édith propose "allons travailler Perceval".  Elle ouvre le livre qu'il tient à moitié, tandis qu'elle lit le fragment à traduire.  Leurs têtes sont si proches qu'il suffirait d'un léger mouvement des épaules pour qu'elles se touchent.  L'odeur tiède des cheveux de Christian éveille en elle un trouble inattendu.»


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- Vic Verdier, Le Moderne Cabaret, XYZ éditeur, p. 43 :

«Tu me suis?  Non?  J'ai un séchoir à la main parce qu'il fait froid.  Voilà.  Il fait un froid de congélateur dans toutes les pièces du logement pour cause de vitre brisée par laquelle s'est engouffré le mois de janvier.»


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- Marie-Andrée Bergeron, Les mots de désordre, les éditions du remue-ménage, p. 43 :

«Le texte donne des exemples de résistantes, de survivantes.  Ainsi, si le personnage de Télumée Miracle sert en quelque sorte de contre-exemple (il faut être plus qu'un tambour à deux faces), sa créatrice, la Guadéloupéenne Simone Schwarz-Bart, figure de proue des lettres antillaises, est un modèle de résistance, son oeuvre étant traversée par une problématique identitaire et politique complexe liée au postcolonialisme.»


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- Marie Hélène Poitras, Griffintown, Alto, p. 43 :

«LA DEUXIÈME BOTTE»


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- Dan Franck, Les champs de bataille, Grasset, p. 43 :

«Le train de 21h50 pour Paris charge ses voyageurs.  La locomotive disperse des petits geysers de fumée qui circulent près du sol, formant des nuages de vapeur blanchâtre.»


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- James Lee Burke, Swan Peak, Rivages/Thriller, p. 43 :

«Je retirai mes gants et m'approchai de la barrière..  Le chauffeur était une femme aux cheveux dorés qui portait des lentilles de contact bleues et un bustier qui avait du mal à contenir sa poitrine.  Un minuscule merle bleu, les ailes étendues, était tatoué sur l'un de ses seins.»


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- Daniel D. Jacques, La mesure de l'homme, Boréal, p. 43 :

«À cela s'ajoute - ce qui ne fait que renforcer l'intuition qu'il manque ici une pièce dans le jeu des savoirs exposé sur cette scène philosophique - le fait que Socrate, sans être absent, ne participe à la discussion ni  dans Le Sophiste ni dans Le Politique, qui clôt la trilogie.»


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- David Bellos, Georges Perec : une vie dans les mots, Seuil, p. 43 :

«À combien se montait la fortune du président et fondateur de la Société anonyme Jacques Bienenfeld?  Ses employés murmuraient le chiffre de cinq cents millions de francs, mais leur évaluation ne tenait sans doute pas compte de l'endettement de la compagnie.»


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- François Barcelo, J'haïs les bébés, Coups de tête, p. 43 :

«Retourner à Montréal et remettre le bébé à Véronique?  Pas question.  C'est vrai que je manque d'empathie envers le poupon et envers sa mère, mais il y a quand même des limites que je ne peux pas franchir.»


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- Daniel Grenier, Malgré tout on rit à Saint-Henri, Le Quartanier, p. 43 :

«Nous sourions au vieux qui ne nous sourit pas vraiment en retour et sortons.  Je me dis qu'il doit déjà commencer à appeler ses amis pour débarrasser les pièces de tout ces restes d'une ancienne vie qui n'est pas la nôtre et qu'on ne veut pas connaître, après tout.»


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- Georges Perec, Le Condottière, Seuil, p. 43 :

«Quelque chose de trouble.  Qu'y avait-il de trouble?  Quelque chose qu'il n'arrivait pas à comprendre.  Un enchaînement, un lien.  Un maillon.»


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- Stéphane Ledien, Un Parisien au pays des pingouins, Lévesque éditeur, p. 43 :

«"Et ça va, vous supportez l'hiver?" me demande-t-il au détour d'une conversation moins commerciale.  J'acquiesce.  En fait, lui avoué-je, ça me plaît vraiment.  Surtout la neige.»


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- Karel Mayrand, Une voix pour la Terre, Boréal, p. 43 :

«Nous sommes le 17 décembre 1996, au vingt-cinquième étage d'une tour à bureaux du centre-ville de Montréal.  La rencontre de M. Johnson me donne le vertige, plus encore que l'altitude.  Je me présente courageusement devant un homme imposant, voire intimidant, mais d'une chaleur et d'une convivialité perceptibles au premier instant.»


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- Serge Mongeau, Heureux, mais pas content, écosociété, p. 43 :

«Certes je réfléchis, mais je manque de recul.  Et mes reproches à Solange sont peut-être injustes; car quelle attention est-ce que je lui accorde?»


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- Mathew K. Williamson, Immensité de l'année muette, Poètes de brousse, p. 43 :

«sous ta couverture blanche
  des maladies invisibles devancent les journées
  pourquoi ne pas recoudre la vie à ton corps
  cette fausse lueur d'abandon
  ce n'est pas humain»


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- Jimmy Beaulieu, Le temps des siestes, Alto, p. 43 :

«Cette soirée mémorable où on a joué aux espions dans le magasin d'antiquités sur Dalhousie.»


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- Eduardo Mendoza, Bataille de chats - Madrid 1936, Seuil, p. 43 :

« - Antonito?  Voilà qui est déjà mieux.»


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- Michel Soukar, La prison des jours, Mémoire d'encrier, p. 43 :

«Perdu dans ses réflexions, assis sur une épaisse racine, il baisse la tête vers le sol sans porter attention à une sauterelle verte juchée sur son soulier droit maculé de boue.»


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- Hans-Jürgen Greif et Guy Boivin, Le temps figé, L'instant même, p. 43 :

«Je me suis dit que, encore sous l'effet du calmant, ma mère dormait sans doute.  Aussi, j'ai ralenti le pas devant le vasistas d'une des dernières portes, à droite.  Pendant des mois, sur la plaque d'identification on lisait : "Mme Nadège OUELLET".  Son nom n'y est plus.»


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- Joyce Carol Oates, Le Musée du Dr Moses, Philippe Rey, p. 43 :

«Nous avions des photos de ces combats d'entraînement sous la plaque de verre d'une table basse, dans notre salle de séjour.  Prises au début des années 50, elles sont restées là des années, si bien que quiconque nous rendait visite et ne connaissait pas Colum Donaghy  demandait qui était l'homme à côté de Patrick.»


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- Jonathan Coe, Désaccords imparfaits, Gallimard, p. 43 :

«J'ai du mal à croire que j'y suis déjà depuis plus de dix-huit mois à présent.  J'ai du mal à croire que tous les matins, depuis dix-huit mois, c'est le volet roulant du Perky Pig Diner and BBQ, sur le trottoir d'en face, qui me réveille.»


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- Francesc Serés, Contes russes, Éditions Jacqueline Chambon, p. 43 :

« - Maïa, j'étais en train de dormir...»


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- Yôko Ogawa, Les lectures des otages, Actes Sud / Leméac, p. 43 :

«Je plongeai la main dans le sachet illustré de la petite fille aux mollets étirés pour y choisir les lettres les moins abîmées possible et tout en fermant les yeux sur la différence entre les majuscules et les minuscules, je les alignai une par une.»


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- Suzanne Dion et Pascale Tremblay, Ces gens qui changent la terre, La Presse, p. 43 :

«Dans le bureau de la ferme qu'il dirige avec son frère Alain, Clément Pouliot prend le temps de nous présenter la série de photographies qui illustrent les étapes du développement de l'entreprise depuis les années 1970, alors que ses parents exploitaient  un petit élevage diversifié.»


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- Philippe Cantin, Le Colisée contre le Forum : Mon histoire du hockey - Tome 1, La Presse, p. 43 :

«Heureusement, dans des entrevues réalisées deux mois plus tôt lors de la sortie de son livre, Denise Bombardier, qui lui a dédié son bouquin ("À André Joli-Coeur, mon bien-aimé bien nommé") a décrit son compagnon du moment.»


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- Russell Banks, Lointain souvenir de la peau, Actes Sud / Leméac, p. 43 :

«Larry Somerset, le nouveau venu, transporte un gros sac marin vert foncé jusqu'à la tente du Kid, le pose par terre et, en souriant d'un air faussement décontracté, s'accroupit près de lui en face d'Iggy comme un oncle à l'attitude excessivement amicale.»


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- Mylène Gilbert-Dumas, Yukonnaise, vlb éditeur, p. 43 :

«Embarrassée, Isabelle lui donna l'adresse de son nouvel employeur et retourna travailler.  Elle n'était plus en colère.  De toute façon, il était trop tard maintenant.»


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- Guillaume Musso, 7 ans après..., XO éditions, p. 43 :

« - Non, concéda-t-il.»


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- Carlos Ruiz Zafón, Les lumières de septembre, Robert Laffont, p. 43 :

«Pendant que Dorian vivait dans l'angoisse en se demandant si sa fascination pour une femme au bord de la sénilité n'était pas un signe de perversité, Irène était celle des trois qui recevait le choc frontal d'Hannah dans toute son ampleur et avec le plus de violence.»


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- Kerry Reichs, L'épopée du perroquet, Oh! éditions, p. 43 :

«J'étais soulagée que l'histoire ne se conclue pas sur la révélation qu'elle était sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI pour ses activités révolutionnaires dans les années soixante-dix, sous un autre nom.»


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- Haruki Murakami, IQ84 Livre 3 : Octobre-Décembre, Belfond, p. 43 :

« - Je comprends très bien.  Je ferai en sorte de me protéger moi-même.  J'ai la batte métallique, et puis, ce que vous m'avez donné


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- Hélène Dorion, Coeurs, comme livres d'amour, l'Hexagone, p. 43 :

«L'horloge sonne minuit - l'amour
  un champ d'heures
  où trébuche et résiste et tombe et s'embrase
  l'histoire de nos pas -, de nouveau
  tu ensemenceras la terre amoindrie.»


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- Margaret Atwood, Le temps du déluge, Robert Laffont, p. 43 :

«L'année précédente, SecretBurgers était pourtant allé trop loin.  Le CorpsSeCorps avait fermé tous les restos de la chaîne à la suite de l'arrestation d'un opérateur  de hachoir chaussé des pompes d'un gros ponte porté disparu après être allé s'encanailler dans Le Lagon puant.»


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jeudi 12 avril 2012

La citation de la semaine - France Daigle (Pour sûr)

France Daigle - photo: Robert Skinner, La Presse
Vous savez, dans le fond, je suis une grande peureuse. Lorsqu'on me parle d'un livre en chiac, de 730 pages dont chaque petite partie a un thème et un numéro qui y est rattaché, ben moi je recule et je n'ose pas m'attaquer à la bête. Ça ne m'empêche pas de m'y approcher à l'occasion, de la feuilleter, d'essayer de comprendre ces chiffres qui défient toute logique et ce chiac, bien agréable à entendre, mais de là à le lire ? Mais bon, les peurs, c'est fait pour être surmontées, et il y a l'entourage qui est là pour nous encourager. Alors, après qu'au moins 3 personnes m'aient parlé avec passion de Pour sûr de France Daigle, j'ai finalement décidé de tenter l'expérience. Et je ne l'ai pas regretté, oh que non !
Dès les premières pages, j'ai su que ce livre serait une de mes lectures marquantes. Il y a dans ce roman un mélange d'érudition et de fiction qui m'a immédiatement enchantée. À chaque fois que je l'ouvrais, j'étais éblouie de bonheur. Il m'a même accompagnée durant un de mes aller/retour en bus à Montréal et à un moment, le soleil se couchait, la lecture était sublime et je me suis dit: «ceci est un moment parfait !» Vous vous imaginez.. dans un autobus sur la 20 ! 
Mais c'est quoi, Pour sûr ? D'un côté, c'est l'histoire de Terry et Carmen, leurs deux enfants et leurs connaissances, de l'autre ce sont des petites incursions dans différents domaines comme le Scrabble, Lacan, la langue. Le tout est séparé en 12 chapitres, 144 thèmes ayant chacun 12 entrées ce qui donne 1728 fragments ou 12X12X12. Ces chiffres peuvent sembler rébarbatifs, mais je vous assure que cette structure ajoute un côté ludique et sérieux à la fois. Et si le chiac vous fait peur, sachez qu'il n'est utilisé que dans les dialogues et qu'il est facilement déchiffrable. 
Plus je m'approchais de la fin, plus j'avais envie de reculer le temps. J'ai ralenti mon rythme de lecture. Je ne voulais pas le terminer. Un soir, j'ai quand même lu la dernière page, et depuis, ce livre m'habite.


«- C'est supposé qu'y en avait du temps de Molière qui trouviont que son français était trop populaire, pas assez raffiné.
- Denne hõw cõme qu'y disont tout le temps la langue de Molière, comme si qu'y était le kĩngpin du français ?
- Probablement parce qu'y a venu fãmous. C'était peut-être le premier Français à venir fãmous.»
- France Daigle, Pour sûr. Boréal, p. 32 

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«- Par icitte la langue est un sport, fõr chrĩssake !
- Pour sûr !»
- France Daigle, Pour sûr. Boréal, p. 488

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«Dans la ligne de pensée du verre à moitié vide ou à moitié plein, certaines personnes qui se pensent en danger de mort sont en réalité en danger de vie.»
- France Daigle, Pour sûr. Boréal, p. 513




** Pour feuilleter Pour sûr double-cliquez sur le livre ci-haut, il s'agrandira. 

- Marie-Hélène Vaugeois

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mercredi 11 avril 2012

Place au Salon et au Festival de la bd!





Gens de Québec, vous ne pourrez pas dire que la capitale dort cette semaine!  Deux événements vous offrent, du 11 au 15 avril, soit d'aujourd'hui à dimanche, une panoplie d'activités, de dédicaces, de rencontres, d'expositions, de soirées et de conférences à courir : le Salon international du livre de Québec et le Festival de la bande dessinée francophone de Québec.  Consultez la programmation, participez aux sorties, allez serrer la pince des nombreux éditeurs, auteurs et bédéistes qui seront sur place et constatez à quel point le domaine du livre en est un bien vivant!  En solo, en famille, entre amis, en couple, il y a de tout et pour tous les âges.

À tous, bon Salon et bon Festival!

vendredi 6 avril 2012

Page 43

Des belles nouveautés pour cette fin de semaine pascale. Veuillez noter que nous serons fermés le dimanche et le lundi de Pâques.

Bonne(s) lecture(s)

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- John Marsden, Tomorrow tome 1 - Quand la guerre a commencé, Hachette, p. 43 :

« - C'est de la folie! s'exclama Kevin.»

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- Erik Orsenna, Sur la route du papier - Petit précis de mondialisation III, Stock, p. 43 :

«Ainsi fut-elle en partie préservée d'autres détériorations diverses : durant les années 1920, des soldats russes blancs furent emprisonnés dans ces grottes, avec les dégradations qu'on imagine.»


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- Marie-Claire Blais, Le jeune homme sans avenir, Boréal, p. 43 :

«(...), autrefois il avait fallu ajouter trois oreillers au siège de Jessica afin de faciliter pour Jessica la vue des commandes, l'avion décollera dans deux minutes, disait l'instructeur du pilotage, Jessica n'avait accumulé que quarante-huit heures d'exercices de pilotage, je lui disais que c'était trop peu, (...)»


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- Emmelie Prophète, Impasse dignité, Mémoire d'encrier, p. 43 :

«Mademoiselle Claire était d'un autre âge, d'un pays disparu, sinon changé depuis très longtemps.  Elle refusait d'admettre cette réalité.  Elle résistait comme elle pouvait dans sa petite maison encombrée, son jardin et sa fragile clôture percée nuit et jour par les regards de Ti Blanc.»


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- Tzeporah Berman (avec Mark Leiren-Young), Vertes années, Boréal, p. 43 :

«Nous avons pris le train pour les montagnes du Harz, nous avons laissé nos valises à l'auberge, et nous avons passé notre premier jour dans la nature allemande à nous promener pendant des heures et des heures... dans une forêt d'arbres morts.»


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- Susane Colasanti, La pluie, les garçons et autres choses mystérieuses, Albin Michel, p. 43 :

« - Ne te réjouis pas trop vite.
Il inspecte le plateau de jeu, pèse ses options.»


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- bellebrute, Monsieur Chausson, Dominique et compagnie, p. 16 (une mignonne exception!) :

«Monsieur Chausson est prêt
à repêcher son papillon,
mais il s'emmêle bêtement dans son filet.
Il tombe la tête la première par la fenêtre
et atterrit sur une énorme pêche!»


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- Merlin, Monsieur Ours qui pue des pieds, Albin Michel jeunesse, p. 16 (une odorante exception!) :

« ... Un drôle de personnage s'intéresse à lui. 
"Venez travailler chez moi!" supplie-t-il. 
C'est le plus fameux marchand de fromage. 
Pour lui, les pieds de Monsieur Ours
ont l'odeur des meilleurs fromages.
"Quelle publicité pour mon magasin!"»


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- Olivia Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes, Verticales, p. 43 :

«À l'époque je marchais pieds nus, je portais des bracelets de cheville, je détestais tout le monde, j'étais continuellement défoncée, j'entends un des acteurs en chemise blanche, il dit what do we do now et Henry Fonda lui répond I guess we have to talk, j'aimais déjà la langue anglaise, mais grâce à ces mots j'ai eu envie de l'apprendre à fond, de la connaître, de la traduire, de la parler, de la chanter.»


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- Amanda Eyre Ward, Ferme les yeux, Buchet Chastel, p. 43 :

«Arrivés à l'emplacement, mes parents ont commencé à se disputer, je ne me souviens plus à quel propos, mais ça n'en finissait pas.  Alex et moi avons monté la tente et nous nous sommes faufilés à l'intérieur, avec nos lampes électriques et nos livres.»


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- Patrick Chamoiseau, L'empreinte à Crusoé, Gallimard, p. 43 :

«une forme, insolite, faisant partie du sable mais solidifiée comme si on avait voulu la préserver; avant même que je ne comprenne de quoi il s'agissait, mon coeur sombra dans un branle-bas de déroute; mes jambes disparurent; je tombai à genoux; (...)»


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- Claude Lanzmann, La tombe du divin plongeur, Gallimard, p. 43 :

«Mais l'Église, dans cette salle des assises de Meurthe-et-Moselle, fut surtout, essentiellement, représentée par un homme, l'accusé lui-même : Guy-Marie-Louis-Henri Desnoyers, âgé de trente-sept ans, curé des paroisses de Blâmont, de Réhon et d'Uruffe, coupable d'avoir assassiné une jeune fille de dix-neuf ans, de l'avoir éventrée et d'avoir, avec un petit couteau de scout, ouvert des plaies vives dans le visage d'un bébé pas encore né.  C'est lui, nous allons le voir, qui fut le vrai terroriste de ce procès.»


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- Donato Carrisi, Le tribunal des âmes, calmann-lévy, p. 43 :

«La pluie tombait de nouveau avec une constance hargneuse.  À la différence des personnes qu'ils croisaient, Marcus et Clemente parcouraient sans se presser les avenues du grand hôpital universitaire Gemelli, le plus important de la ville.»


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- Michel Langlois, Un p'tit gars d'autrefois - Le pensionnat, Hurtubise, p. 43 :

«Et voilà que nous répondions en choeur :
- Jésus-Christ, notre maître à tous.»


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- Jean-Pierre Charland, Félicité 2 - La grande ville, Hurtubise, p. 43 :

«Que deux enfants élevés seuls se retrouvent ensemble, dans ce monde de familles nombreuses, tenait d'un hasard bien improbable.»


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- Stéphane Choquette, La Romance des ogres, Québec Amérique, p. 43 :

« - Je ne demande pas mieux, je t'assure.»


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- Chris Hedges, L'empire de l'illusion, Lux, p. 43 :

«American Idol, émission de télé-réalité diffusée sur le réseau Fox, est l'une des émissions les plus populaires aux États-Unis.  Son équipe parcourt le pays à la recherche de nouveaux talents qui s'affrontent dans une compétition dont la finale a lieu à Hollywood.  Pour la saison 2008-2009, les producteurs ont décidé de mettre en avant le vécu des concurrents.»


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- Michel Arseneault, Méfiez-vous des poètes, Fides, p. 43 :

«Ma vision de Quesnel avait toujours été simple.  Né commerçant dans une famille de commerçants, Quesnel était mort commerçant.  Dès son arrivée à Montréal, vers 1780, il avait épousé Marie-Josephte Deslandes, la fille d'un riche marchand breton, lui aussi originaire de Saint-Malo.  Quesnel était un bourgeois préoccupé par sa fortune.  Son aisance expliquait aussi pourquoi Colas et Colinette exaltait l'insouciance et la joie de vivre : (...)»


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jeudi 5 avril 2012

Voici les lauréats des Prix Bédélys!


C'est François Lapierre qui a remporté le Bédélys Québec pour Chroniques sauvages t.1 - Teshkan (Glénat Québec).  La bédéiste Zviane a quant à elle remporté le Bédélys Indépendant avec son Bestiaire des fruits (publié à compte d'auteur).  Pour ce qui est du Bédélys Monde, l'honneur revient à Cyril Pedrosa pour son album Portugal (Dupuis).  Le Bédélys Jeunesse a été remis à David Peterson pour sa bd Légendes de la garde t.2 (Gallimard jeunesse).  Finalement, Jean-Paul Eid s'est vu décerner une mention spéciale pour Le fond du trou (La Pastèque).

Félicitations à tous!

Et les finalistes sont... Sous béton (Karoline Georges)

Oubliez tous vos repères et ce que vous connaissez du monde qui vous entoure.  C'est fait?  Vous êtes alors prêts à embarquer dans l'imaginaire de Karoline Georges, qui vient tout juste de remporter le Prix à la création artistique du Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour la région de la Montérégie, et plus particulièrement dans son roman Sous bétonÀ travers ce prix, on a voulu souligner son talent et son innovation.  Je ne peux qu'abonder dans ce sens.


L'écrivaine et artiste multidisciplinaire
Karoline Georges

Sous béton, c'est l'histoire de l'enfant, du père et de la mère.  C'est l'histoire d'une dépossession, d'une humanité qui se déshumanise.  La première chose qui m'a frappée lors de ma lecture est l'absence de pronoms possessifs dans le récit de l'enfant.  Lorsqu'il parle de l'homme et de la femme avec qui il habite, il ne dit jamais «mon père» ou «ma mère», mais bien «le père» et «la mère».  Déjà, ce vocabulaire nous en dit long sur les rapports entre les protagonistes...

À l'intérieur de l'Édifice qui l'abrite depuis sa naissance, l'enfant est confiné à un espace plus que restreint, froid, nu, programmé.  L'extérieur est réservé pour les faibles, les agonisants.  Dans ce monde, tout se résume au Savoir, à la performance et au rendement «civiques».  On y met du sien, mais pas son coeur.  On agit en automate, sans poser de questions.  Mais l'enfant est différent, et il vivra une expérience singulière. 




Karoline Georges nous présente ce monde coiffé de sa prose distincte, un brin poétique.  Elle provoque des réflexions, nous amène à nous pencher sur notre société et notre place en tant qu'individu dans une chaîne qui semble s'entortiller sur elle-même.  Dans Sous béton, on sent que tout dérape, que quelque chose a failli, et on ne peut s'empêcher, page après page, d'espérer qu'on n'en arrive pas là.  Reste qu'il s'agit là d'une oeuvre de fiction et qu'on peut donc se permettre de se perdre dans cet univers si bien construit.  Le résultat est enlevant.  L'ambiance, les mots demeurent en nous bien après la lecture.

- Sylvianne Blanchette

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- Sous béton, Karoline Georges, Alto


mercredi 4 avril 2012

La citation de la semaine - Éric Plamondon (Mayonnaise)

Éric Plamondon
Photo: Le Quartanier Rodolphe Escher

L'année dernière, à pareille date, on aurait pu me décerner le titre de Miss Hongrie-Hollywood Express tellement je me suis emballée, avec raison, pour ce livre. Cette année le titre de miss Mayonnaise me siéra  très bien.
Dans ce 2e tome de la trilogie 1984, on retrouve le style littéraire qui m'a tant plu dans ce que j'appelle affectueusement HHE. Des chapitres courts, des anecdotes, des regroupements surprenants comme la marque Remington qui a commencé par la fabrication de carabines et qui s'est spécialisé dans les machines à écrire, avec les lettres qui font tchac! comme une balle.
Mayonnaise rend hommage à Richard Brautigan tant par sa forme, en rappelant le style de cet auteur atypique, que par le texte, en relatant les moments importants dans la vie du dernier des beatniks. Pour m'aider à patienter avant la parution de Mayonnaise, j'ai relu un livre de Brautigan. Cet auteur est tellement important que j'espère que ce roman d'Éric Plamondon donnera envie à plusieurs personnes de le découvrir.
Le plus beau dans tout ça c'est que malgré l'influence évidente de Brautigan, Éric Plamondon a trouvé un style qui lui est propre. D'ailleurs, c'est pour ça, que j'ai déjà hâte de lire le prochain et dernier tome de la trilogie 1984, Pomme S qui portera sur Steve Jobs et la fameuse publicité pour le lancement du Macintosh.

«J'ai tiré sur un nuage. C'était le plus beau jour de ma vie. Mon père m'avait offert une carabine à plomb et je savais qu'on ne peut pas tuer un nuage.»
- Éric Plamondon, Mayonnaise, Le Quartanier, p.53

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«Il me disait l'autre jour qu'il préfère passer du temps avec des gens qui voient un psy plutôt qu'avec des gens qui devraient voir un psy»
- Éric Plamondon, Mayonnaise, Le Quartanier, p. 84

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«Quand on appuie sur une touche , on tire une lettre. Ça fait tchac! Il y a l'écho des détonations passées. Tous ces écrivains qui se sont suicidés, c'est à force de tirer toutes ces lettres comme des balles. Ils sont victimes d'une lettre perdue.»
-  Éric Plamondon, Mayonnaise, Le Quartanier, p. 91

-Marie-Hélène Vaugeois

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lundi 2 avril 2012

Nos meilleures ventes en mars 2012

Meilleure vente toutes catégories

Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments, Jean-François Lisée, Stanké


Jean-François Lisée
(Photo : Guillaume Simoneau)















Romans québécois

1- Les Cœurs tigrés, Yves Morin, Hamac classique
2- Chaque automne j’ai envie de mourir, Véronique Côté et Steve Gagnon, Hamac
3- Le hasard et la volonté, Jean-François Beauchemin, Québec Amérique
4- Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, XYZ éditeur


Romans étrangers

1- Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan, JC Lattès
2- Retour à Killybegs, Sorj Chalandon, Grasset
3- Les souvenirs, David Foenkinos, Gallimard
    L’inconnue de Birobidjan, Marek Halter, Robert Laffont
    Journal d’un raté, Edouard Limonov, Albin Michel


Policier, polar, thriller

1- Les anges de New York, R. J. Ellory, Sonatine Éditions
2- Hôtel Adlon, Philip Kerr, Éditions du Masque
3- La tristesse du samouraï, Victor del Árbol, Actes Sud
     Le Chinois, Henning Mankell, Seuil


Essais, biographies

1- Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments, Jean-François Lisée, Stanké
2- C’était au temps des mammouths laineux, Serge Bouchard, Boréal
3- Fin de cycle, Mathieu Bock-Côté, Boréal
4- Nous étions le nouveau monde 2, Jean-Claude Germain, Éditions Hurtubise
5- Elles ont fait l'Amérique - De remarquables oubliés 1, Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque, Lux
     Le petit tricheur, Jean-François Lisée, Québec Amérique


Livres pratiques

1- Le Grand Soulard de la cuisine, Jean Soulard, La Presse
2- Pensouillard le hamster, Dr Serge Marquis, Transcontinental


Bande dessinée

1- Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, Delcourt


Littérature jeunesse

1- Hunger Games, Suzanne Collins, Pocket
2- Hunger Games 2 – L’embrasement, Suzanne Collins, Pocket
3- Hunger Games 3 – La révolte, Suzanne Collins, Pocket
    Le journal intime de Marie-Cool, India Desjardins, Éditions du Trécarré


Littérature en format de poche

1- Rosa candida, Audur Ava Ólafsdóttir, Points
2- La délicatesse, David Foenkinos, Folio
     Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé, Babel