samedi 19 mai 2012

la citation de la semaine - Roger Jon Ellory (Les anges de New York)

Photo: Vincent Capman
Roger Jon Ellory après avoir attendu plusieurs années, il avait plus de 20 romans d'écrits lorsqu'un éditeur accepta finalement un de ses manuscrits, connaît un succès impressionnant avec ses polars qui sont de savants mélanges d'intrigues fictives et d'éléments véridiques. Cette technique lui permet de parler de la mafia dans Vendetta,  la CIA dans Les Anonymes, le vol de la Lufthansa à l'aéroport JFK dans Les anges de New York, etc. 
Il est venu une première fois au Québec lorsqu'il a gagné le Prix des libraires du Québec avec Vendetta. Il est de retour dans la belle province pour participer en tant qu'invité d'honneur de la toute première édition des Printemps meurtriers de Knoltown qui se tiennent du 18 au 20 mai 2012 dans cette charmante municipalité des Cantons de l'Est. Il a profité de cette occasion pour faire une tournée promotionnelle à Montréal et à Québec et c'est lors de son passage dans la vieille Capitale que j'ai eu l'occasion de manger en sa compagnie.  
Depuis quelques années, il voyage énormément pour faire la promotion de ses livres et malgré qu'il doit répéter toujours plus ou moins les mêmes choses d'un endroit à l'autre, il ne semble pas du tout lassé de ce travail après vente. Il était d'ailleurs plutôt volubile et ne donnait pas l'impression de répéter "la cassette". Il nous a d'ailleurs raconté cette anecdote plutôt rigolote où des amis de son fils de 15 ans lui ont demandé ce qu'il faisait dans la vie. Ces amis vont régulièrement chez lui, ils seraient lui et sa femme des parents "cool" rendant leur maison populaire auprès des copains de leur enfant. Ces jeunes avaient remarqué que Roger Jon était souvent absent et lorsqu'il est là il semble très concentré dans un travail mystérieux. Aux questions de ses amis, son fils disaient : He's just a very very old man (il est juste un très très viel homme). Comme quoi la célébrité...
Cet auteur britannique campe ses romans aux États-Unis car selon lui lorsqu'on reste peu de temps dans un endroit on peut y trouver l'inspiration pour écrire un roman alors que de vivre dans un lieu rend celui-ci moins inspirant à nos yeux. Il faut dire aussi que d'écrire des romans américains lui permet d'explorer plusieurs grands mythes comme Marylin, les Kennedy ou les grandes villes comme New York, Chicago, etc 
Nous avons aussi parlé de plusieurs sujets ayant plus ou moins un lien avec son travail comme la politique, l'éducation et surtout le rugby (le sport préférée de l'auteur de ses lignes !) Quel plaisir pour moi de pouvoir échanger avec un Anglais sur ce merveilleux sport même si on a un peu perdu les autres à ce moment-là.


Je m'appelle Joseph, une chanson de Mickey 3D est inspiré de Seul le silence, premier roman paru en français de Roger Jon Ellory

Dans son plus récent roman traduit en français il raconte l'histoire d'un policier new-yorkais, Frank Parish, enquêtant sur le meurtre de plusieurs jeunes filles. Il ne doit pas louper son investigation car il est sous enquête interne suite au décès de son partenaire. À la moindre erreur, il risque d'être démis de ses fonctions. Il doit même rencontrer une psychologue à qui il raconte l'histoire de son père, policier légendaire faisant parti des Anges de New-York, flics qui savaient maintenir l'ordre et qui pourtant étaient probablement très corrompus. Malgré tous ces problèmes, il n'hésitera pas à tout faire pour résoudre ces meurtres quitte à enfreindre, une fois de plus, les procédures. 
 «Ce n'est qu'en atteignent son appartement qu'il comprit ce qu'il ferait, pourquoi il le ferait, et ce qui se produirait s'il le faisait. Ou, plus précisément, ce qui se produirait s'il ne le faisait pas. Il ne serait plus capable de se regarder en face. Et vu qu'il vivait seul, il ne lui resterait pas grand monde à regarder.»

- Roger Jon Ellory, Les Anges de New York, Sonatine, p.  389

- Marie-Hélène Vaugeois 

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