Quand une couverture de livre m'accroche, j'ai toujours le réflexe de regarder à l'intérieur pour voir qui est responsable d'une telle fascination chez moi (je l'avoue, je le fais aussi quand je considère que le résultat est particulièrement horrible). Je veux tout de suite savoir qui est l'illustrateur, le photographe ou le graphiste derrière l'oeuvre choisie pour introduire un texte. L'information trouvée, je fouille ensuite le web pour jeter un coup d'oeil plus global au travail de l'artiste, si c'est possible. J'ai découvert de nombreux talents de cette façon : Jonathan Viner, David Pearson (j'avais même déjà partagé avec vous notre amour pour ses couvertures chez Zulma), Alain Pilon, pour n'en nommer que quelques-uns, parce que la liste serait longue!
Hier, nous avons reçu Les enfants des cornacs, un nouveau roman de Peter Hoeg publié chez Actes Sud. Impossible de passer à côté de la photographie de la couverture, signée Maia Flore. La petite fille qu'on y voit, maintenue surélevée par un bateau, m'a intriguée. J'ai visité le site de la photographe, et je dois dire que toute sa série Sleep Elevations, au ton très aérien, me plaît beaucoup. Le reste de son oeuvre aussi : ses ciels blancs, ses décors laiteux aux couleurs généralement froides (on dirait que même le soleil et ses rayons ne sont jamais bien chauds dans ses photos) et l'atmosphère qui s'en dégage lui confèrent une note plutôt tristounette dans l'ensemble, mais bien dosée. J'aime aussi son utilisation un peu absurde et incongrue de ses modèles et du corps humain en général, en particulier dans les séries Maia och Flore et Big Head Poetry.
Je vous invite à visiter l'univers de Maia Flore, et aussi à jeter un coup d'oeil au contenu du livre de Peter Hoeg! En ce qui me concerne, il fait partie de ma liste déjà grandissante de livres à lire cette année.
- Sylvianne Blanchette




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