vendredi 28 octobre 2011

Page 43

Encore plusieurs nouveautés cette semaine, avec une nette tendance pour les guides du vin ou de champagne.

Santé !

*****

- Walter Isaacson, Steve Jobs, JCLattès, p. 43:

«Comme Steve Jobs, Stephen Wozniak avait beaucoup appris de son père. Mais leur enseignement avait été différent.»

*****

- Daniel Canty, Wilgrum, La Peuplade, p. 43:

«Ibn Al Farah, un marchand d'Istanbul, aurait vendu cet ongle d'oie à sir Francis Burton, alors en mission à la Mecque. Il prétendit qu'il s'agissait de la rognure d'un ongle d'orteil de la hutte dansante de la sorcière Baba Yaga, qui dansait sur des pattes d'oie.»

 *****

- Jean Aubry, Les 100 meilleurs vins à moins de 25$ disponibles toute l'année à la SAQ, Transcontinental, p.43:

«Que ce soit pour un grand cru comme pour un vin plus modeste, j'aime me mettre en état de disponibilité totale.»

*****
- Françoise David, Bien commun recherché, une option citoyenne, écosociété, p. 43:

«Il nous faut parler aussi de la condition de certaines femmes immigrantes au Québec. Plusieurs Québécoises craignent que la montée des intégristes dans le monde - islamique, hindou ou chrétien - ne se répercute ici et fasse reculer les droits des femmes.»

*****

- Ian Rankin, Portes ouvertes, éditions du Masque, p. 43:

«Vous êtes déjà monté tout en haut?»

*****

- Michel Phaneuf, Le guide du vin 2012, les édtitions de l'Homme, p.43:

«Sauvignon blanc 2010, La Grande Cuvée Bordeaux - (231654) 15,55$
Plus de vingt années après sa création par l'oenologue Denis Dubourdieu, ce vin issu exclusivement de sauvignon blanc brille encore par l'éclat de ses saveurs citronnées et sa fraîcheur.»

*****

- Lacoursière - Provencher - Vaugeois, Canada - Québec 1534-2010, Septentrion, p. 43:

«Lors de son voyage de 1603, Champlain avait virtuellement contracté des alliances avec les Etchemins, les Montagnais et les Algonquins réunis à Tadoussac. Ces tribus et leurs alliés, les Hurons, viennent bientôt solliciter le renouvellement du premier pacte.»

*****
-Tristane Banon, Le bal des hypocrites, Au Diable Vauvert, p. 43:

«Bonjour Tristane,
Après une petite discussion avec mon ami RH, je me permets à nouveau d'insister... Accepteriez-vous de prendre un café demain dans la journée ?
Bien à vous,
C.T. (Vanity Fair, Espagne)»

*****

- Étienne Verstraelen, Anaïs au Japon ou L'invraisemblable obédience des types en noir, L'Instant même, p.43:

«Le soleil commençait à poindre à l'horizon, ce qui donnait une teinte gris clair au smog.»

*****

-Salah Benlabed, Le dernier refuge, Pleine lune, p. 43:

«C'est le médecin qui te l'expliquera, mais plus tard, bien plus tard, lorsqu'il t'apprendra que les Turcs avaient semé la haine entre les tribus en chargeant les unes de collecter l'impôt et en imposant aux autres de le payer.»

*****
-Duong Thu Huong, Sanctuaire du coeur, Sabine Wespieser, p. 43:

«En principe, j'aurais dû le rapporter à mes parents mais, je ne sais plus pour quelle raison, je ne l'avais pas fait. Étaient-ce les événements qui s'étaient précipités ?» 

*****

- Éric McComber, La solde, La Mèche, p. 43:

«Mercredi
- En autant qu'on peut lire... déclare le directeur artistique. Il me reproche de surcorriger. «Bonne Année»!

*****

- Sophie Bienvenu, Et au pire, on se mariera, la Mèche, p. 43:

«J'aurais pu l'écouter toute la nuit.
Sauf que ça peut jamais se passer comme j'aimerais. Il a reçu un texto, puis il m'a raccompagnée chez moi.»

 *****

- Michel Langlois, Ce pays de reve * Les surprises du destin, Hurtubise, p. 43:

«Arrivés au port quasi désert, ses compères se regroupèrent autour d'Abel qui, pour se faire bien entendre, fit basculer un tonneau sur lequel il grimpa d'un bond.»
*****

- Henning Mankell, Le Chinois, Seuil, p.43:

«Elle reposa la liste. Ses mains tremblaient. Impossible de les maîtriser. Si elle avait pu se décharger de ce fardeau sur quelqu'un, elle n'aurait pas hésité une seconde.»

*****

- Hélène Custeau, Tant qu'il y aura des rivières, de Courberon, p. 43:

«La nuit est froide. L'été est en train de filer en douce.»

*****

- Catherine Chevrot, Le feu des miroirs, De Courberon, p.43:

«Agnès part dans le noir hirondelle de sa toile, là où elle dessine déjà le ciel et l'horizon.»

*****

- Marie Billetdoux, En s'agenouillant, Stock, p. 43:

«Je chercherai encore vos plans d'Économie politique chez ma propriétaire, mais je suis persuadée que je vous les avais rendus.»

*****

- Carlos Trillo et Pablo Tunica, La Française, 1- Mireille, Delcourt, p. 43:

«Boyer m'a même envoyé un double des clés de la maison. D'après lui, à cette heure-là il est impossible de réveiller Mireya en tapant à la porte.»

*****

- Sophie Chiasson (Collectif), Les saveurs du bonheur - Grands plats de nos célébrités pour nos petits chefs de demain, Groupe ETQ, p. 43:

«Préchauffez votre four à 375 oF. Pelez l'ananas avec un couteau de chef, en prenant soin de ne laisser aucun point noir. Coupez-le en quatre sur sa hauteur et retirez le coeur fibreux.»

*****

- Yoani Sanchez, Cuba libre, vivre et écrire à La Havane, Michel Brûlé, p. 43:

«Je ne raconte pas cette histoire pour expliquer ce que plusieurs qualifient encore de geste insensé, mais plutôt pour dire à ceux qui auraient envisagé de faire la même chose que c'est possible.»

*****

- Francine Ruel, Bonheur, es-tu là ? Libre Expression, p. 43:

«Pour m'empêcher d'aller plus loin, elle se confia:
- Bon. C'est pas la grande forme, nous deux; on a passé à travers des affaires difficiles. Oui, il a été présent, oui, il m'a secondée. Maintenant que je suis guérie, il s'accorde beaucoup de récréation. Sans moi.»

*****

- Kit Pearson, Le jeu du chevalier, Albin Michel Wiz, p. 43:

«- Qui aimerais-tu être ? Perceval ? Lionel?
- Gareth.»

*****


-Alyson Noël, Éternels 5 - Une étoile dans la nuit, Michel Lafon, p. 43:

«Il glousse, me supplie presque du regard de me détendre et de rire avec lui, mais je n'en suis pas encore là...»
*****

- Jonathan Duhamel, Cartes sur table, éditions de l'Homme, p. 43:

«Au-delà des chiffres, des calculs de probabilités et de la nécessité d'être à l'affût du moindre détail, l'ordinateur dans ma tête doit aussi être toujours en mesure d'avoir un portrait global du tournoi ou du match en cours et, autant que possible, de voir au-delà du moment présent, un peu comme aux échecs.»

*****

- Guénaël Revel, Guide des champagnes et des autres bulles, Modus Vivendi, p. 43:

«Le travail est donc complexe pour le chef de cave, entouré de son équipe d'experts, car il doit aussi respecter le style de vin de la maison, établi selon la tradition.»

*****

- Andrée Ferretti, Roman non autorisé, L'Hexagone, p.43:

«En compagnie du directeur des pages internationales, mon journal m'expédia le soir même sur ce champ de bataille, le premier pour moi. Mon collègue écrirait les articles, je prendrais les photos. Cette assignation m'enthousiasma.»

*****

- Benoît Mouchart et François Rivière, Hergé, portrait intime du père de Tintin, Robert Laffont, p. 43:

«Blessée par une première passion à laquelle elle a cru au point de s'être donnée pleinement à son amant, un bel Hollandais, Germaine posa sur Georges un regard amusé où se mêlent à la fois une sincère affection, une complicité dans l'humour mais aussi une pointe de condescendance.»

*****

jeudi 27 octobre 2011

Page 43 (Spécial Kim Thúy)

Pour souligner la venue de Kim Thúy demain soir (vendredi le 28 octobre) de 19h à 20h30, nous avons décidé de vous préparer une chronique Page 43 en son honneur. Pour le moment, elle n'a ques deux titres à son actif, mais avec sa plume alerte et amusante nous souhaitons que plusieurs autres livres suivront.

Kim Thúy, (Photo: Yvanoh Demers)

*****

  - Kim Thúy, Ru, Libre Expression, p. 43:

«Le jour où j'ai rejoint mon affectation à Hanoi, je suis passée devant une minuscule pièce ouverte sur la rue.  À l'intérieur, un homme et une femme disposaient des briques en un muret qui scindait la pièce en deux. Le muret grandissait, jour après jour, jusqu'à toucher le plafond.»

*****

- Kim Thúy, À toi, Libre Expression, p. 43:

«J'ai laissé tomber les enfants pour courir jusqu'à lui. Je savais comment devenir médecin et, encore mieux, quelles mères avaient des enfants médecins. Mais je ne savais pas comment un Vietnamien pouvait devenir boucher. Nam dis-moi comment.»

*****



mercredi 26 octobre 2011

La citation de la semaine - Kim Thúy et Pascal Janovjak (À toi)

Pascal Janovjak et Kim Thúy

Dans le très beau À toi de Kim Thúy et Pascal Janovjak, nous sommes les témoins d'une correspondance entre deux êtres physiquement éloignés mais dont les réflexions se rejoignent. Ils se sont rencontrés  à Monaco durant un événement littéraire. Ils se sont racontés leurs vies durant un petit déjeuner et leur conversation s'est poursuivie au-delà de la distance grâce à un échange de courriels. Elle est née au Vietnam et elle a immigré au Québec à l'âge de 10 ans. Elle vit maintenant à Montréal et elle a deux enfants. Il est né en Suisse d'une mère française et d'un père slovaque. Il a vécu dans plusieurs pays du Proche-Orient dont le Liban et la Jordanie. Il vit maintenant en Cisjordanie avec sa femme italienne. Au moment de cet échange avec Kim Thuy, son épouse était enceinte.
Chacun de leur côté, il se racontent leur quotidien, leur vie d'immigrants. Il y a une belle complicité entre eux. On sent leur fébrilité dans l'attente du message de l'autre et le plaisir d'y répondre.

«Je me demande souvent de quel droit je suis témoin de toute cette beauté, alors que je n'ai pas encore assez vécu, assez donné, assez aimé. Peut-être que la vie que je vis ne m'appartient pas.»
- Kim Thúy, À toi, Libre Expression, p. 52

*****

«Mais ce matin j'aime croire, avec toi, que nos vies se résument à l'intensité de nos désirs.»
- Pascal Janovjak, À toi, Libre Expression, p. 78 
Pour en savoir plus sur ce livre, nous vous invitons à venir à la librairie vendredi soir prochain, le 28 octobre entre 19h et 20h30 pour rencontrer Kim Thúy. Vous pourrez discuter avec elle et bien sûr faire dédicacer votre exemplaire d'À toi et/ou de Ru, son précédent volume.

- Marie-Hélène Vaugeois

*****

mardi 25 octobre 2011

Les libraires de la librairie Vaugeois aiment... Les derniers jours de Smokey Nelson (Catherine Mavrikakis)




J'ai déjà témoigné de mon amour pour l'oeuvre de Catherine Mavrikakis ici.  Maintenant, j'aimerais souligner l'exploit polyphonique auquel elle est parvenue avec son dernier roman, Les derniers jours de Smokey Nelson.  L'exercice de raconter à l'aide de quatre voix narratives distinctes l'histoire entourant le fameux Smokey est parfaitement réussi.  Moins lourd, à mon avis, que son précédent Le ciel de Bay City (lauréat du Prix des libraires 2009), il reste que l'auteure réussit à nous faire réfléchir sur une question aussi ambigüe qu'est celle de la peine de mort.

En 1989, une famille est assassinée dans un petit motel de bord d'autoroute aux États-Unis.  Une quinzaine d'années plus tard, le tueur, Smokey Nelson, sera finalement exécuté.  Tour à tour, le lecteur fait connaissance avec Sydney Blanchard, le pauvre qui a d'abord été accusé à tort des meurtres; avec Pearl Watanabe, la femme de chambre qui a découvert les corps et qui revient pour la première fois depuis le drame sur le continent américain; avec Ray Ryan (à travers la voix de nul autre que Dieu!), qui n'accepte toujours pas la mort sordide de sa fille adorée, de son gendre et de ses petits-enfants; puis avec Smokey Nelson, qui attend sa fin dans un pénitencier.

J'ai particulièrement été marquée par les passages où Dieu s'adresse à son fidèle, Ray Ryan, le père de famille éploré, l'irréprochable travailleur, le pratiquant fougueux.  Je dirais même que j'ai été choquée, par endroits, de faire face à une telle mentalité extrémiste.  J'avais carrément envie de lancer mon livre sur les murs!  Le contact entre la figure toute-puissante et le croyant est intense, dérangeant.  Le fait qu'il s'agisse là d'un portrait tout à fait à point de la réalité de bon nombre de communautés du sud des États-Unis (et d'ailleurs aussi) est d'autant plus alarmant, selon moi.  C'est donc dire que Mavrikakis a réussi haut la main son travail d'écriture.

On s'amuse aussi, dans ce livre.  Avec Sydney, par exemple, qui décide de rejoindre sa Nouvelle Orléans natale et part sur la route accompagné de sa chienne.  Ce fan de Jimi Hendrix un peu naïf m'a fait sourire en s'adressant toujours à sa Betsy et en s'égosillant contre les autres chauffeurs qui se mettent sur son chemin.  Et puis avec Pearl, qui étonne en posant un regard tendre sur l'assassin dont tous semblent souhaiter la mort.

Chapeau, Mme Mavrikakis.  Mon admiration pour vous est maintenant sans borne.

Catherine Mavrikakis (photo : Jacques Grenier)

- Sylvianne Blanchette 

vendredi 21 octobre 2011

Page 43

Beau temps pour lire...  Ça tombe plutôt bien, le choix est très diversifié!

Bonne(S) lecture(S)!


*****


- Stéphane Dompierre, Stigmates et BBQ, Québec Amérique, p. 43 :

«Les trois s'en vont en criant des obscénités, destinés à Laura et au jeune homme au crâne rasé qui l'accompagne.  Celui-ci semble en avoir vu d'autres et les regarde s'éloigner sans ciller.  Ils se mettent à courir et continuent à crier et à rire en tournant le coin.»


*****


- Kathy Reichs, La trace de l'Araignée, Robert Laffont, p. 43 :

«Nom du réseau : Fife.»


*****


- Anne-Marie Sicotte, Le pays insoumis 1 - Les chevaliers de la croix, vlb éditeur, p. 43 :

«Immanquablement, le regard de Vitaline est attiré vers la profusion de couleurs et de formes dont le décor est prodigue.  Leur aspect se modifie selon la lumière ambiante, ce qui la fascine depuis qu'elle est toute petite!»


*****


- Camille Bouchard, Flibustiers du Nouveau Monde 1 - Le trésor de l'esclave, Dominique et compagnie, p. 43 :

«Il me saisit par le toupet afin de m'obliger à le regarder droit dans les yeux.  Il conclut : (...)»


*****


- Jennifer Tremblay et Normand Cousineau, De la ville, il ne me reste que toi, Les éditions de la Bagnole, p. 43 :

«Je voyage à cause d'un mauvais thé
  D'un temps aride
  D'un amour perdu
  Ou de
  Quelque chose à trouver
  Le dos d'un ciel rose
  Un chien maigre dans une rue déserte»


*****


- Gwendal Le Bec, Le Roi des Oiseaux, Albin Michel Jeunesse, p. 15 (une exception orangée!) :

«Les autres poursuivirent leur route sans se soucier
 des râles de leurs congénères restés sur le carreau.»


*****


- Marguerite Paulin et Marie Desjardins, Nelly Arcan : de l'autre côté du miroir, Les éditeurs réunis, p. 43 :

«Pour Nelly, à part les bars, les sorties, les amis, les amants, les hommes qu'elle aime et désire et les achats qui font si plaisir, seuls les mots, l'avalanche des mots seront véritablement cathartiques, le matin, l'après-midi, quoi qu'il en soit au réveil, après l'expresso.  Les mots : l'apaisement assuré.»


*****


- Jed Rubenfeld, L'origine du silence, Fleuve Noir, p. 43 :

« - Vous n'avez pas l'air en forme, constata le policier.»


*****


- Adam Ross, Mr. Peanut, 10-18, p. 43 :

«Sheppard se renfonça dans son fauteuil, posa ses bras sur les accoudoirs et croisa ses mains sur son estomac.»


*****


- Rick Riordan, La pyramide rouge, Albin Michel Wiz, p. 43 :

«Je n'en croyais pas mes oreilles.  Je l'aurais giflé.»


*****


- Daniel Laverdure, Le sentier, Éditions Z'Ailées, p. 43 :

«On n'a pas soupé, il nous aurait été impossible d'avaler quoi que ce soit.»


*****

- Nic Pizzolatto, Galveston, Belfond, p. 43 :
«"Mais Vonda, bon, elle était toute nue. Et toutes les deux, on flippait grave. J'avais jamais rien vu comme ça. Eux. Hmm. Eux..."»

*****


- Robert Service, Trotski, Perrin, p. 43 :

«Ce passage n'est pas qu'un bel exercice de style : on y découvre aussi le respect de Trotski pour les ouvriers et l'une de ses premières attitudes de socialiste.»


*****

- Sophie Herfort, Le Jocond, Michel Lafon, p. 43 :

«Souvent Léonard, d'ordinaire maîtrisé et calme, s'enflamme contre Salaï : "Voleur, menteur, têtu, glouton!" C'est qu'il surprend régulièrement le jeune garçon à voler ou dévorer les plats destinés à ses convives.»


*****


- Jim Fergus, Espaces sauvages, cherche midi, p. 43 :

«Ayant remarqué sous le porche une chienne labrador efflanquée avec une portée de jeunes chiots, je me penchai pour les regarder.»


*****


- Jean Rolin, Le Ravissement de Britney Spears, P.O.L., p. 43 :

«(Incidemment, m'avait fait remarquer le colonel Otchakov, cette opération, si elle était couronnée de succès, permettrait aussi de promouvoir auprès du public américain le tourisme aux Antilles.)»


*****


- Jean Cléo Godin, Le destin d'Anastasie, Del Busso, p. 43 :

«Anastasie fut chagrinée, mais davantage soulagée, n'ayant plus à partager l'affection de son Nicolas.  Et puis, ce décès libérait une chambre, ce qui permettrait de réaménager toute la maison.»


*****


- Téa Obreht, La femme du tigre, calmann-lévy, p. 43 :

«Notre institutrice, cette année-là, répondait au nom de Mme Dobravka.  Petite, nerveuse, elle portait des lunettes qui glissaient sur son nez, ce qui l'obligeait à le plisser sans arrêt pour les remonter.»


*****


- Dayna et Robert Baer, Mémoires d'un couple d'agents de la CIA, JC Lattès, p. 43 :

«J'arrive à la maison avant mon mari et je vais dans le jardin nourrir mes deux tortues.  Dès qu'elles m'entendent, elle apparaissent de derrière leur mare et s'approchent de moi en se dandinant.  Je leur ai apporté de la salade.»


*****


- Howard Jacobson, La question Finkler, calmann-lévy, p. 43 :

«Comme elles dormaient bien quand il en avait terminé avec elles, les femmes que Treslove avait aimées.  Parfois, alors qu'il veillait sur leur sommeil, il se disait qu'elles ne se réveilleraient jamais.»


*****


- Stephen Wallenfels, POD, Hachette black moon, p. 43 :

«La porte verte s'ouvre.  Deux hommes fondent sur lui d'un pas vif.  Je reconnais aussitôt le premier.  Il porte le même sweat-shirt bleu que la veille, quand il a balancé le corps de Mister Ralentisseur dans la rue.»


*****


- P. J. Parrish, Une si petite mort, calmann-lévy, p. 43 :

«Mel s'immobilisa, son Zippo en l'air, puis remit le paquet de cigarettes dans sa poche.»


*****


- Julie Cross, Tempest : Les ennemis du temps, Seuil, p. 43 :

«Si j'essaie de repartir, je peux peut-être tout remettre en ordre


*****


- Gary Victor, Soro, Mémoire d'encrier, p. 43 :

« - Vous n'avez rien trouvé d'autre...  près du corps de votre femme?»


*****


- Diane Vincent, Pwazon, Triptyque, p. 43 :

« - Puis maintenant?
   - Je m'arrange pour qu'il manque de rien, mais je l'ai pas revu depuis au moins cinq ans.»


*****


- Normand Baillargeon, Je ne suis pas une PME, Poètes de brousse, p. 43 :

«Je prendrai pour exemple la transformation de la recherche en éducation, confiant que bien des collègues des humanités se reconnaîtront dans cette analyse.»


*****


- Cécile Gagnon, Parcours d'une rebelle, Les heures bleues, p. 43 :

«Parfois nous mettions du temps à aider le "plongeur" à sortir de son trou.  Non, non, nous ne sautions jamais tête première.»


*****


- Karine Rosso, Histoires sans Dieu, Les Éditions de la Grenouillière, p. 43 :

« - Pourquoi tu m'as fait ça?  T'as voulu me tester, c'est ça?»


*****


- Andrée Laurier, Avant les sables, Lévesque éditeur, p. 43 :

«Elle eut la sensation profonde d'être observée, sans qu'elle pût savoir qui la regardait aussi assidûment.  Aussitôt, elle se corrigeait, mais son corps sentait le souffle lent de l'été.»


*****


- Heike B. Görtemaker, Eva Braun, Seuil, p. 43 :

«Eva Braun, baptisée sous le nom d'Eva Anna Paula Braun, est la deuxième des trois filles d'un enseignant d'école professionnelle munichois.  À sa naissance, le 6 février 1912, l'Allemagne et le monde se trouvaient à l'aube de temps troublés.»


*****


- Yvon Deschamps, Le petit livre bleu, Duchesne et du rêve, p. 43 :

«Faut dire que quand ma femme était pas morte, était pas vivante vivante...»


*****


- John Saul, Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert Baldwin, Boréal, p. 43 :

«Quand la guerre de 1812 éclata, Robert avait huit ans.  Sa famille avait accueilli son grand-père, qui avait abandonné la ferme et déménagé en ville.  La perspective des combats soulevait l'enthousiasme, comme c'est souvent le cas avant que les guerres ne s'engagent vraiment.»


*****


- Simon Girard, Les écureuils sont des sans-abri, Coups de tête, p. 43 :

«Pas plus vivant qu'un meuble.  Je me souviens, après que mon frère ait déménagé, chaque fois que je voyais mon père figé devant la télé, je me disais : "Il est encore là."»


*****


- Erin Kelly, L'arbre au poison, JC Lattès, p. 43 :

«Elle utilisait ce mot lorsqu'elle réfléchissait à ce qu'elle allait dire, comme un simple "Alors".»


*****


- Ruwen Ogien, L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine, Grasset, p. 43 :

«Vous foncez à l'hôpital aux urgences avec, dans votre voiture, cinq personnes très gravement blessées dans une explosion.  Chaque minute compte!  Si vous perdez trop de temps, elles mourront.»


*****


- Camille Bouchard, À bord de l'Ouragan - Le trésor perdu, Hurtubise, p. 43 :

«Devant le gouverneur, un homme à l'allure sèche, traits taillés comme sous l'effet d'une lame, profil de fauve, avait gardé sur son crâne le chef un peu extravagant dont il aimait se parer, orné d'une plume de faisan.»


*****


- Pan Bouyoucas, Cocorico, XYZ éditeur, p. 43 :

«Muriel, pour ne pas le déranger, partait après le petit-déjeuner et ne rentrait que pour le dîner.  Parfois, elle dînait chez l'une ou l'autre de ses nouvelles connaissances et appelait son mari pour lui dire que lui aussi était invité.»


*****


- Michel David, Au bord de la rivière tome 2. Camille, Hurtubise, p. 43 :

« - En plein ça, mais on va garder la moitié des graines pour les semer, tint à préciser la maîtresse de maison.»


*****


- Julian Barnes, Pulsations, Mercure de France, p. 43 :

« - Je le suis aussi.»


*****


- Carlos Salem, Je reste roi d'Espagne, Actes Sud, p. 43 :

« - Merci, petit, lui dis-je, mais je ne dois pas trop boire.  La vessie, tu vois.»


*****


- Nele Neuhaus, Flétrissure, Actes Sud, p. 43 :

«Elard Kaltensee ferma les yeux et ses pensées le ramenèrent à la soirée de la veille.  Le coeur battant, il s'en repassa la séquence, aussi bouleversante qu'angoissante, comme s'il visionnait une vidéo.»


*****


- Richard Russo, Mohawk, Quai de Voltaire, p. 43 :

«En levant les yeux, Mme Nicolella vit un homme de trente-six ans, nu, qui avait tout l'air d'avoir bondi de son lit avec une idée en tête.  Une idée qui la concernait, elle une veuve d'un certain âge, vivant seule, sauf quand sa fille lui rendait visite, ce qui n'arrivait presque jamais.»


*****


- Jón Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, Gallimard, p. 43 :

«Le café passe.»


*****


- Collectif (Guy Rocher), De quoi le Québec a-t-il besoin?, Leméac, p. 43 :

«Il y a des leaders fragmentés, des leaders de certains groupes qui appellent un projet plus global.  Mais, au moment de la Révolution tranquille, je pense que nous n'avions pas, justement, cette fragmentation.»


*****


- Lars Kepler, Le Pacte, Actes Sud, p. 43 :

«Ils observent le corps pendu.»


*****


- Jean-Pierre Routy, Ce que le sida a changé, Héliotrope, p. 43 :

«F pour Faire le test.  Cela a été un tournant de l'épidémie.  Le test de diagnostic est mis au point en 1985 et commercialisé l'année suivante.»


*****


- Jay Bahadur, Les pirates de Somalie, La Presse, p. 43 :

«Et la contrefaçon...  À peine débarqué au Puntland, j'ai vu qu'elle constituait aussi un gros problème.»


*****


- Olivier Maurault, Les peintres de la Montée Saint-Michel - Cent ans après : 1911-2011, Fides, p. 43 :

«En tout cas, on peut dire qu'il y avait, en art, vers 1920, une École de Montréal et une École de Toronto, assez semblables par l'inspiration et la facture.»


*****


- Eric Martin et Maxime Ouellet, Université inc., Lux, p. 43 :

«Criblés de dettes, bien des étudiants développeront une aversion à l'égard de l'endettement (debt aversion) : ils choisiront de ne pas étudier, ou s'inscriront à des programmes plus courts et plus "payants" qui n'offrent pourtant aucune garantie d'emploi.»


*****


- Fernand Dumont, Sur les traces de Fernand Dumont - Les Cahiers Fernand Dumont 1 (automne 2011) : Pour l'avenir de la mémoire, Fides, p. 43 :

«Nous sommes au coeur de notre problème.  L'homme se découvre par et pour une culture.  Quelle sorte de connaissance de soi, de prise de conscience permet à "l'homme d'ici" la culture qu'on qualifie de canadienne-française?»


*****


- Annelise Heurtier, Le carnet rouge, casterman, p. 43 :

« - Pourquoi maintenant?  Pendant seize ans, je ne vous intéresse pas et puis, un matin, vous vous levez en vous disant : "Tiens, après les courses au supermarché, si on débarquait dans la vie de notre petite-fille?"  Et d'abord, comment saviez-vous que j'existais?»


*****


- Sophie de Villenoisy et Anne-Olivia Messana (d'après l'oeuvre de Caroline Allard), Chroniques d'une Mère Indigne, Jungle!, p. 43 :

« - Je peux te dire un secret.
   - Bien sûr, ma chérie!»


*****


- Emma Donoghue, Room, Stock, p. 43 :

«Les Petites Bêtes de la nuit sont invisibles mais je leur parle et parfois je compte; la dernière fois j'étais arrivé à 347.  J'entends le clic du bouton et Madame Lampe s'éteint juste à la même seconde.  Après, c'est les bruits de Maman qui se met sous Madame Couette.»


*****


- Tara Hudson, Au-delà, City, p. 43 :

«Le lieu où tu finiras prise au piège, maintenant que tu es sortie du brouillard, si tu ne fais pas appel à moi.»


*****

jeudi 20 octobre 2011

La citation de la semaine - Jacques Poulin (L'homme de la Saskatchewan)

Jacques Poulin
« - Est-ce que l'écriture te rend heureux ?
- Non, dit-il, mais elle m'empêche d'être malheureux. C'est déjà beaucoup»  
- Jacques Poulin, L'Homme de la Saskatchewan, Leméac / Actes Sud, p.  60

Pour moi, lire Jacques Poulin, c'est comme retrouver un viel ami. Il me donne des nouvelles de ses personnages, on marche ensemble dans le Vieux-Québec, on caresse des chats. La visite est toujours un peu courte, mais très réconfortante.
Dans son plus récent roman, L'Homme de la Saskatchewan,  on assiste au retour de la Grande Sauterelle, cette Métis qui accompagnait l'écrivain Jack Waterman dans son périple en Amérique dans Volkswagen blues. Elle a décidé de ramener le fameux Westfalia à Québec. Cette fois-ci, c'est le petit frère de Jack, Francis, qui tombera sous le charme de cette belle aux longues jambes. Il aura également la délicate tâche d'être le nègre de son frère, qui devait être l'écrivain fantôme d'un gardien de but  descendant de Gabriel Dumont, cet homme qui a combattu aux côtés de Louis Riel pour les droits des Métis.  Cette trame permettra à Jacques Poulin de traiter de plusieurs de ses sujets de prédilections comme l'écriture et la place du français en Amérique.
Le premier extrait ci-haut est déjà paru dans le journal Le Soleil dans un article de Régis Tremblay. Alors, j'en ai aussi trouver un inédit, dans lequel on retrouve Francis qui part à la recherche de la Grande Sauterelle.

«Chercher quelqu'un qu'on aime beaucoup, sans être pressé, il n'y a rien de plus réconfortant. Cette personne se trouve dans votre tête, elle est déjà avec  vous, et plus le temps passe, plus vous devenez amoureux.»
- Jacques Poulin, L'Homme de la Saskatchewan, Leméac / Actes Sud, p. 64

Si vous ne connaissez pas Jacques Poulin, je vous conseille de lire Volkswagen blues avant L'Homme de la Saskatchewan. Vous aurez ainsi la chance de rencontrer Jack Waterman et la Grande Sauterelle dès leur première rencontre.

*Samedi prochain, le 22 octobre 2011 à 14h, La Promenade des écrivains reprennent le parcours consacré à cet auteur associé à la ville de Québec et ce, pour la dernière fois cette saison. Si ça vous intéresse, vous pouvez réserver au 418-641-6797 ou par courriel: promenade.ecrivains@yahoo.ca. Le départ se fera à la bibliothèque du Vieux-Québec au 34 rue Saint-Angèle.

 - Marie-Hélène Vaugeois

*****


Québec se livre... À la dernière minute



Ce soir, venez prendre un verre en compagnie de gens ex-tra-or-di-nai-res, c'est-à-dire vos humbles serviteurs de la librairie Vaugeois, des gens du libraire, des libraires de chez Pantoute, entre autres, des membres de l'équipe du Septentrion, et aussi plein d'autres personnes sympathiques!  C'est l'occasion rêvée pour nous rencontrer et discuter dans un endroit à l'ambiance kitsch, rétro et amusante.  C'est donc un rendez-vous CE SOIR à compter de 19h au bistro-bar La Cuisine, situé au 205 rue St-Vallier Est (à Québec).  N'hésitez pas à vous joindre à nous, tout le monde est bienvenu!


À ce soir!

mercredi 19 octobre 2011

Les libraires de la librairie Vaugeois aiment... Premier bilan après l'apocalypse de Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder s'inquiète, il a peur de voir mourir les «tigres de papier», ses compagnons depuis de nombreuses années. Il aime les livres et il n'a pas envie de les voir disparaitre car, pour lui, c'est le support idéal pour lire les textes qu'il vénère. Pour Beigbeder, aller dans une librairie, fureter dans ses rayons, commander et donc attendre un exemplaire, puis finalement acheter un volume étaient des étapes qui nous amenaient à mériter notre lecture. Aujourd'hui, avec le numérique, pas de commande, pas de titres manquants, on n'a même plus besoin de sortir de chez soi. Lire une brique telle que le 2666 de Roberto Bolano pouvait nous rendre fiers alors qu'en numérique tous les livres ont la même épaisseur. Il est bien conscient que le numérique risque de créer un nouveau genre littéraire, mais il est attaché à  la littérature du XXe siècle, celle qui a formée l'homme qu'il est aujourd'hui.
Pour sauver ses titres importants, il a donc décidé de dresser la liste de ses 100 livres préférés parus entre 1895 et 2010. Des textes qu'il veut voir survivre, qu'il espère qu'on lira toujours sur papier dans plusieurs années. Sa liste est très personnelle, tout comme ses critères, qui vont de la tronche de l'auteur à l'érotisme de sa prose, en passant par la vie privé de l'écrivain (un point s'il s'est suicidé jeune). Rien de bien scientifique aux premiers abords, mais finalement, ce n'est pas comme ça que nous jugeons un titre, par le plaisir qu'il nous procure ?
Parlons maintenant des 100 livres choisis, qui sont finalement le vrai sujet de ce livre. Leur première qualité est sûrement de représenter un seul homme. Aucun sondage sur les livres du XXe siècle n'aurait pu donner une telle liste. On y retrouve bien le désir de briser les conventions et de faire la fête de son auteur. D'ailleurs, assez rapidement on se dit que, finalement, il nous présente toujours le même livre, il en est d'ailleurs très conscient. Pourtant, chaque description de livre est savoureuse tout comme la biographie de chaque auteur. Il ne fait pas que nous raconter les livres, il nous parle de lui et de sa relation avec ces titres. 
Frédéric Beigbeder
Ses auteurs fétiches sont JD Salinger, Raymond Radiguet, Ernest Hemingway, Bret Easton Ellis... Les livres cultes de Beigbeder ne sont pas toujours les classiques de leurs auteurs, par exemple, pour Richard Brautigan, il cite Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus, un recueil de textes de jeunesse retrouvés bien des années après le décès de cet écrivain américain. Il parle aussi d'auteurs moins connus mais qui ont été marquants pour lui. On finit ce livre avec une envie folle de découvrir plusieurs nouveaux auteurs et surtout de continuer à user des «tigres de papier».
À chaque fois que je lis Frédéric Beigbeder, je tombe amoureuse de lui... Cet homme, il me fait rire et pleurer, parfois en même temps, et c'est pour ça que je l'aime. J'apprécie également qu'il soit capable de beaucoup d'auto-dérision. Cet homme se connait très bien et il sait rendre ses défauts attachants. Finalement, la vraie raison de lire ce bilan consiste dans le plaisir pur qu'il y a de lire Frédéric Beigbeder.

- Marie-Hélène Vaugeois

*****

- Pemier bilan après l'apocalypse, Frédéric Beigbeder, Grasset


vendredi 14 octobre 2011

La citation de la semaine - Mylène Bouchard (Ma guerre sera avec toi)

Les éditions de La Peuplade ont 5 ans. Pour souligner la qualité de cette maison, nous avons décidé de leur réserver un espace dans notre librairie. Une sélection de leur production y est présentée avec, entre autres, Quai 31Voyage léger et Mue dont nous vous avons déjà parlé.


J'ai aussi personnellement célébré l'événement en lisant le premier livre paru chez cet éditeur, Ma guerre sera avec toi,  de Mylène Bouchard, co-fondatrice avec Simon-Philippe Turcot de La Peuplade.
C'est l'histoire d'une jeune fille qui va donner des cours de cirque à Beyrouth pendant que son tout nouvel amoureux reste au Québec. Au même moment, l'Irak entre en guerre. C'est donc dans un pays qui se relève d'un long conflit que la narratrice connaîtra les balbutiements d'une autre guerre dans un pays du Moyen-Orient. En même temps, ce livre parle beaucoup de la démarche d'écriture, de l'amour et de la distance entre deux êtres. Un court roman qui raconte finalement bien des choses. Une belle réussite littéraire qui inaugure bien le travail accompli par La Peuplade depuis les cinq dernières années.
«À chaque fois que je le quittais dans le jour, je me retournais alors pour observer sa silhouette légère marchant vers le café, le fleuve, le bar ou la mer encore, pour écrire une lettre à la mer, sac à l'épaule, casquette et foulard, aguiché à son oeil, son oeil. Il continuait son jour, sans moi, me quittant. Je me retournais pour voir, au cas où, s'il ne ferait pas demi-tour, fonçant alors pour proposer: « On fait l'amour encore ? » »
Mylène Bouchard, Ma guerre sera avec toi, La Peuplade, p. 66 

Et comme plusieurs d'entre vous le savent déjà, j'aime Beyrouth et les livres qui parlent du Liban, comme je l'ai indiqué dans ce billet sur Bye bye Babylone et celui-ci sur la très belle bande dessinée Je me souviens Beyrouth. Alors, j'ai également choisi un extrait qui parle de cette ville et qui décrit bien ce qui la rend si attachante.

«Elle est belle cette ville parce qu'imparfaite, parce que fissurée de partout, à voir ces gens y vivre par-dessus tout.»
Mylène Bouchard, Ma guerre sera avec toi, La Peuplade, p.  97
Mylène Bouchard


- Marie-Hélène Vaugeois 

Page 43

Voici une liste non-exhaustive de la semaine que nous avons eue en librairie.

Bonne(S) lecture(S)!


*****


- Jacqueline Kennedy, Avec John F. Kennedy : Conversations inédites avec Arthur M. Schlesinger, 1964, Flammarion, p. 43 :

«J'étais avec lui à la convention de Chicago, mais j'étais enceinte et je logeais chez Eunice, alors que lui était à l'hôtel (...)»


*****


- Sofi Oksanen, Les vaches de Staline, Stock, p. 43 :

«Le Finlandais est rentré en Finlande, pour Noël.  Katariina aussi aurait bien aimé aller chez ses parents, mais elle ne peut pas, parce qu'il faut travailler, aussi bien à la Saint-Sylvestre qu'à Noël ou à la Saint-Jean, et les cars et les trains ne vont pas assez vite pour qu'elle soit de retour à temps à Tallinn.»


*****


- Joanne Morency, Mon visage dans la mer, David, p. 43 :

«pause sous l'auvent
  d'un même élan le déploiement
  des parapluies»


*****


- Nora Atalla, La gestation de la peur, Écrits des forges, p. 43 :

«les ombres rôdent       flairent la solitude»


*****


- Gilles Dubois, L'enfant qui ne pleurait jamais, Les Éditions L'Interligne, p. 43 :

«Et le voilà indomptable.  Ils l'avaient tous cherché.»


*****


- Pierre-Marc Drouin, Mile End Stories, Québec Amérique, p. 43 :

« - Comme Volvo rime avec sécurité.»


*****


- Gilles Tibo, Noémie 21 - Papa Dracula!, Québec Amérique, p. 43 :

«Cette phrase tourne dans ma tête : "Mon père est un vampire, un véritable vampire."  Je suis dans un tel état de choc que j'ignore si je dois rire ou pleurer, si je dois rester ou me sauver.»


*****


- Fabrice Boulanger, Alibis 4 - Avis de tempête, Québec Amérique, p. 43 :

« - C'est ma mère...  Je ne sais plus trop si c'est une bonne chose d'aller la retrouver.»


*****


- Pierrette Dubé (texte) et Jean-Paul Eid (illustrations), L'année des Sorcières, Éditions Imagine, p. 16 (une sympathique exception!) :

«Pour une sportive et une adepte de plein air comme la sorcière Trampoline, il n'y a pas de plus belle saison que l'été.  En juin, elle est toujours la première levée, car elle ne veut pas perdre une minute de la journée.»


*****


- Johanne Mercier, Ziiip sur Terre!, Éditions FouLire, p. 43 :

« - Oui, papa.  Tu veux une image?»


*****


- Elizabeth Gilbert, La tentation du homard, calmann-lévy, p. 43 :

«Il s'appelait Toby Wishnell.  Un natif de Port Courne.»


*****


- Anne Nivat, Les brouillards de la guerre, Fayard, p. 43 :

«Le mollah de Mushan, une bourgade située à une quinzaine de kilomètres, dont la venue, ce matin, a étonné les militaires canadiens, s'insurge, lui, contre la présence de soldats sur les hauteurs, arguant de leur possible violation visuelle des domiciles afghans.»


*****


- Philippe Jaenada, La femme et l'ours, Grasset, p. 43 :

«À la fin du repas, l'après-midi étant déjà bien entamé, nous n'étions plus que trois dans le restaurant désert, autour d'une dernière bouteille.»


*****


- Dionne Brand, Les désirs de la ville, L'instant même, p. 43 :

«"Je ne peux pas travailler aujourd'hui, dit-elle, étonnée de la force de sa voix.»


*****


- Fanny Britt, Chaque jour, Dramaturges Éditeurs, p. 43 :

«           LUCIE
  Non mais c'est de ta faute si t'as vu ça pis que t'as rien fait.»


*****


- Isabelle Baez, Maté, Le Quartanier, p. 43 :

«Je jette péniblement un coup d'oeil au réveil de la chambre : il est treize heures vingt.»


*****


- Marie-Aimée cliche, Fous, ivres ou méchants?, Boréal, p. 43 :

«Esquirol a soin de préciser que le terme monomanie n'est ni un système ni une théorie, mais simplement "l'expression d'un fait observé par les médecins de tous les temps."»


*****


- Caroline Pignat, Les années de famine : Terre promise - I, Boréal inter, p. 43 :

« - Je te jure, ai-je murmuré à Millie tandis que nous étendions la lessive, si nous n'avons pas lavé vingt brassées, nous n'en avons pas lavé une seule.»


*****


- Corinne Larochelle, Femme avec caméra, Éditions du Noroît, p. 43 :

«Volets clos, elle s'abandonne.  Au contact de son bras, elle peut être au hasard un rayon, un feu, une lèvre, tout cela réversible, et même molle.»


*****


- Maxim Biller, L'amour aujourd'hui, Éditions de l'Olivier, p. 43 :

«L'ascenseur s'arrêta au rez-de-chaussée; Splash et Naila sortirent.  L'architecte et sa famille descendaient au garage.  Ils se dirent bruyamment au revoir et la porte de l'ascenseur se referma derrière eux comme un rideau.»


*****


- Stuart Neville, Les fantômes de Belfast, Rivages / Thriller, p. 43 :

«Il chassa l'image de son esprit, exaspéré par cette amertume qui lui venait.  Le silence en lui-même, après tant de clameurs, le troublait.»


*****


- Alexis Lefrançois, Je vous rejoindrai au terminus vide, Pleine lune, p. 43 :

«La pluie plus dru tout à coup.»


*****


- David Lemelin, Labeaume : La dictature amicale, Michel Brûlé, p. 43 :

«Songez seulement à toute la frénésie qui entoure le débat des chefs, peu importe l'ordre de gouvernement.  L'équipe du chef doit penser à tout : quelle chemise, quelle cravate, un noeud simple, double, comment s'appuyer sur le bureau, où regarder, comment sourire, quoi dire, comment le dire, sur quel ton, à quelle fréquence, quelles sont les répliques, les pièges, etc.  Un exercice de fou, certes, mais indispensable.»


*****


- Fabien Ménar, Faux et filatures, Québec Amérique, p. 43 :

«J'espérais tout de même connaître autre chose que son style de jeu aux échecs.»


*****


- Paul Auster, Sunset Park, Actes Sud / Leméac, p. 43 :

«Est-ce qu'il a envie de retourner à New York?  Le moment est-il venu pour le fils indocile de rentrer chez lui la tête basse et de recoller les morceaux de sa vie?»


*****


- José Carlos Somoza, L'appât, Actes Sud / Leméac, p. 43 :

«Je remarquai que c'était aussi la première fois qu'il m'appelait par mon prénom.»


*****


- Antoni Casas Ros, Chroniques de la dernière révolution, Gallimard, p. 43 :

« - Lupa, tu crois qu'on peut regarder l'infini?»


*****


- Tony Burgess, Cashtown, Les Allusifs, p. 43 :

«Un des agents vient de dire ça au gérant.  Voilà que je fais la grimace, mais pas moyen de savoir ce qu'il y a.  Je vois leurs visages qui commencent à s'en aller aussi.  Pas tout à fait des griffonnages, plutôt étalés du pouce.»


*****


- Carole David, Hollandia, Héliotrope, p. 43 :

«Quand Joanne avait organisé un souper d'anniversaire avec l'aide de Katia pour Max, Rachel était arrivée en retard.  Max l'avait attendue sans rien dire.»


*****


- Caterina Bonvicini, Le lent sourire, Gallimard, p. 43 :

«Donc nous faisions la course, nous et le temps - traître - à vingt-huit ans comme à trente-deux - alors que nous arrivions péniblement à trente-trois -, la course pour être véritablement humains - avec toutes nos névroses derrière, et tant pis.»


*****


- Emmanuel Todd, L'origine des systèmes familiaux Tome I. L'Eurasie, Gallimard, p. 43 :

«Plutôt que d'avancer tout de suite une impossible hypothèse, je profiterai de l'analyse détaillée de l'émergence patrilinéaire et du processus de densification des ménages pour étudier en détail dans chaque grande région  le ou les modèles de mariage.»


*****


- Moira Young, Les chemins de poussière / 1 - SABA : Ange de la Mort, Gallimard jeunesse, p. 43 :

«Il va s'échapper, elle dit, je le sais.  Et ensuite, il va revenir et on sera pas là, et il saura pas où nous chercher ni rien.»


*****


Le festival littéraire Québec en toutes lettres bat son plein!


La deuxième édition de Québec en toutes lettres
propose une incursion dans l'univers
de Réjean Ducharme.
Photo : Jocelyn Bernier, Le Soleil


Hier fut donné le coup d'envoi au festival littéraire Québec en toutes lettres, qui vous propose de nombreuses activités (plusieurs gratuites, certaines demandent une réservation) jusqu'au 23 octobre sous la thématique de Réjean Ducharme.  N'hésitez pas à vous déplacer pour prendre part à l'événement, que vous connaissiez l'auteur québécois ou non.  Il s'agit là d'une belle occasion de découvrir l'oeuvre de cet homme mystérieux ainsi que de lui rendre hommage.  Pièces de théâtre, expositions, soirées de poésie, promenades, ateliers et rencontres avec des écrivains...  La programmation est des plus diversifiées et des plus alléchantes!  Consultez-la en ligne ou à l'intérieur du petit livret disponible en librairie et un peu partout dans la ville de Québec.  Vous verrez que l'équipe du festival, avec l'aide de divers partenaires, a préparé onze jours du tonnerre!

Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter du bon temps avec Ducharme!


jeudi 13 octobre 2011

Kim Thúy à la librairie!




Le vendredi 28 octobre prochain, nous recevons la pétillante Kim Thúy, auteure du phénoménal succès Ru ainsi que de À toi, écrit à quatre mains avec Pascal Janovjak.  C'est une occasion en or pour rencontrer cette femme impressionnante et discuter avec elle.  Vous pouvez même profiter du moment pour faire dédicacer vos exemplaires de ses livres.  Tout le monde est bienvenu!  Passez donc à la librairie le 28 octobre entre 19h et 20h30, nous serons là pour vous accueillir en compagnie de l'attachante Kim!
Vous pouvez confirmer votre présence sur la page Facebook de l'événement.


Dévoilement des finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général





C'est le mardi 11 octobre 2011 qu'ont été dévoilés les noms des finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général, les GG. Cette année, les GG célèbrent leur 75e anniversaire, autant d'années à souligner l'excellence de la littérature d'ici.  Restez à l'affût, les gagnants seront annoncés le 15 novembre prochain.

Finalistes de langue française

Romans et nouvelles
- Le postier Passila, Alain Beaulieu, Leméac / Actes Sud
- Le sablier des solitudes, Jean-Simon DesRochers, Les Herbes rouges
- L’homme blanc, Perrine Leblanc, Le Quartanier
- Mère-grand, Tassia Trifiatis, Leméac
- Polynie, Mélanie Vincelette, Robert Laffont

Poésie
- Je demande pardon à l’espèce qui brille. Les grands cimetières II, Martine Audet, L’Hexagone
- Le nouveau temps du verbe être, Roger Des Roches,  Les Herbes rouges
- Plus haut que les flammes, Louise Dupré, éditions du Noroît
- Grève du zèle, Patrick Lafontaine, éditions du Noroît
- L’or de Klimt, Jean-François Poupart, Poètes de brousse

Théâtre
- Ce qui meurt en dernier, Normand Chaurette, Leméac / Actes Sud
- La montagne rouge (SANG), Steve Gagnon, L’instant même
- Judith aussi, Pier-Luc Lasalle, éditions Théâtrales
- L’enclos de l’éléphant, Étienne Lepage, Dramaturges éditeurs
- Journée de noces chez les Cromagnons, Wajdi Mouawad, Leméac / Actes Sud

Essais
- Leçons de littérature : un siècle de manuels scolaires au Québec, Karine Cellard, Les Presses de l’Université de Montréal
- Le Québec : territoire incertain, Henri Dorionet Jean-Paul Lacasse, Septentrion
- Des langues en partage? Cohabitation du français et de l'anglais en littérature contemporaine, Catherine Leclerc, XYZ
- Wanderer : essai sur le Voyage d’hiver de Franz Schubert, Georges Leroux, Nota bene
- De Bartleby aux écrivains négatifs : une approche de la négation, Patrick Tillard, Le Quartanier

Littérature jeunesse – texte
- Enigmae.com - 3. L’orteil de Paros, Anne Bernard-Lenoir, la courte échelle
- Un massacre magnifique, Camille Bouchard, Hurtubise
- La saison des pluies, Mario Brassard, Soulières éditeur
- Les aventures de Radisson -1. L’enfer ne brûle pas, Martin Fournier, Septentrion
- Sous le signe d’Exu -1. Initiation, Pierre Marmiesse, la courte échelle

Littérature jeunesse – illustrations
Quelle pagaille!, illustrations de Sophie Casson,texte de Laurence Aurélie et Danielle Marcotte, la courte échelle
- Tarentelle, illustrations Shea Chang, texte de Mélanie Tellier, Marchand de feuilles
- Bill Chocottes, le héros qui avait peur, illustrations de Élisabeth Eudes-Pascal, texte de Dominique Watrin, 400 coups
- Lili et les poilus, illustrations et texte de Caroline Merola, Dominique et Compagnie
- Haïti, mon pays, illustrations Rogé, poèmes d’écoliers haïtiens, Les éditions de la Bagnole

Traduction de l’anglais vers le français
- Le week-end en Bourgogne, traduction de Geneviève Letarte, texte original de Mavis Gallant, Les Allusifs
- Le droit chemin , traduction de Sophie Voillot, texte original de David Homel, Leméac Éditeur/Actes Sud
- Toxique ou L’incident dans l’autobus, traduction de Maryse Warda, texte original de Greg MacArthur, Dramaturges éditeurs

vendredi 7 octobre 2011

Page 43

Que dire d'autre sinon : À vos livres!

Bonne(S) lecture(S)!


*****


- Matthieu Simard, La tendresse attendra, Stanké, p. 43 :

«J'ai eu mal instantanément.  Je savais que ce n'était pas une engueulade qui suivrait.  Tu étais trop calme, trop résignée.»


*****


- Alexi Zentner, Les bois de Sawgamet, JC Lattès, p. 43 :

«Jeannot avait seize ans et il voyageait depuis assez longtemps pour que l'obscurité et les bois ne lui semblent plus étrangers ni inquiétants, mais bien que le vent fut calme, il entendait les arbres s'agiter en murmures bruissants qui résonnaient comme des voix.»


*****


- Antoine Ouellette, Musique autiste - Vivre et composer avec le syndrome d'Asperger, Triptyque, p. 43 :

«Certains diront : "Ouellette se vante!"  Allons donc, je ne me vante de rien.  Je suis fier de mes réalisations, mais je ne retire aucune fierté du fait d'être surdoué.  Je suis ainsi, c'est une donnée de la nature, un hasard de naissance.»


*****


- Jean Yves Collette, Un parachutiste dans le désert, Pleine lune, p. 43 :

«"Et quel est cet objet, là, cette sculpture?"  "C'est un masque dogon, qui provient du Mali, rapporté par mon père", répond-elle.  Le masque fait bien un mètre de hauteur et la partie qui couvre le visage se trouve dans la portion inférieure.»


*****


- Jean-Paul Dubois, Le cas Sneijder, Éditions de l'Olivier, p. 43 :

«La suite, justement, fut assez curieuse.  Car en réalité je sombrai à deux reprises dans le coma.  Le premier, de trois semaines, fut suivi d'un bref réveil, auquel succéda aussitôt une nouvelle perte de connaissance de trois autres journées.»


*****


- Dominique Fortier, La porte du ciel, Alto, p. 43 :

«À peu près à cette époque survint une sécheresse telle qu'on n'en avait pas connu de mémoire d'homme : il ne plut pas pendant soixante-trois jours et soixante-trois nuits.»


*****


- Robin Aubert, Entre la ville et l'écorce, L'Oie de Cravan, p. 43 :

«Une querelle
  Des mots à la pelle
  Qu'on lance
  Dans un banc de neige»


*****


- Marcel-Romain Thériault, La persistance du sable, Prise de parole, p. 43 :

«            Joyal
Je t'appelle en arrivant.

           Djénéba
Et fais ton rituel!

             Joyal
Si j'ai le temps.
             Il sort


*****


- Louis-Philippe Hébert, Vieillir, Les Herbes rouges, p. 43 :

«et puis
  tu ne mourras pas noblement
  debout
  tiré à quatre épingles
  mais comme un déchet
  déchiqueté, défait»


*****


- Collectif (Lucia Ferretti), La Révolution tranquille en héritage, Boréal, p. 43 :

«Ainsi, aux sources de la Révolution tranquille, on trouve tous les déséquilibres engendrés par la formidable poussée des années 1945 à 1960.  Les malaises et les blocages accumulés rendent la Révolution tranquille nécessaire.»


*****


- Makenzy Orcel, Les latrines, Mémoire d'encrier, p. 43 :

« (...) de son estomac, pour s'assurer qu'il est toujours là, ce morceau de pain, ce morceau de vie, la récréation est ce moment de la journée où les élèves sortent ce qu'ils ont à manger, ou leurs jouets, lui il joue jamais ou presque, il mange son pain, ce vieux morceau de pain réservé depuis la veille, (...) »


*****


- Miriam Toews, Irma Voth, Boréal, p. 43 :

«J'ai dit à Miguel que j'allais traire les vaches vite fait mais toute seule et que je serais à la maison dans une demi-heure.  Si Diego a des choses à me dire avant, lui ai-je dit, il n'a qu'à venir me trouver dans la grange et, s'il y tient, il n'a qu'à emmener Marijke avec lui.»


*****


- Pierre Graveline, La liberté du Québec, Fides, p. 43 :

«Il ne fait toutefois aucun doute que la plupart de ces mesures - dont plusieurs, rappelons-le, ne sont même pas envisagées par le Parti québécois dont les députés, provenant pour la plupart de l'extérieur de Montréal, mesurent mal l'ampleur de l'anglicisation de la métropole et ferment les yeux sur l'injustice scandaleuse du surfinancement des institutions anglaises par crainte d'affronter la minorité anglo-québécoise et d'être accusés de xénophobie - seraient contrées par les actions de l'État canadien, inévitablement contestées devant les tribunaux et soumises en bout de course au jugement de la Cour suprême du Canada qui les invaliderait largement.»


*****


- Brigitte Giraud, Pas d'inquiétude, Stock, p. 43 :

«Nous avons ensuite traîné dans les couloirs avec Mehdi que nous avions du mal à quitter.  Mais Lisa nous attendait, nous ne pouvions demander à Lisa qu'elle se passe de nous une fois encore; ces derniers temps, nous l'avions délaissée sans qu'elle s'en plaigne jamais.»


*****


- Ian Johnson, Une mosquée à Munich, JC Lattès, p. 43 :

«En poursuivant une carrière universitaire, von Mende aurait pu devenir une sommité mondiale de la politique soviétique et d'Asie centrale mais il s'engagea sur une autre voie.  Lorsque les nazis accédèrent au pouvoir en 1933, von Mende, qui se mêlait depuis peu de politique, rejoignit les SA, les troupes d'assaut de Hitler.»


*****


- Gilles Martin-Chauffier, Paris en temps de paix, Grasset, p. 43 :

«Contrairement à Daniel Vaillant, son prédécesseur, ancien ministre de l'Intérieur qui cajolait le commissariat, lui ne nous aime pas.  Mais depuis peu, il appréciait encore moins la justice et ne tenait pas à apparaître en personne au tribunal.»


*****


- Pierre Bordage et Melanÿn, Mission M'other, Soleil, p. 43 :

«Une insidieuse mélancolie s'est diffusée en moi et un flot d'images et d'émotions est remonté à la surface de ma mémoire.  Des réminiscences de l'enfance que j'ai dû passer ici, avec toi.»


*****


- Boualem Sansal, Rue Darwin, Gallimard, p. 43 :

«Ces années-là, j'ai toujours vu ma mère enceinte, allaitant des bébés, et hurlant après de petits enragés.»


*****


- Stéphane Audeguy, Rom@, Gallimard, p. 43 :

«On entend distinctement la voix forte de Duce.  Il parle comme toujours, habité par ses phrases, acquiesçant à son propre discours, avec des mouvements vides de pigeon fanatisé.»


*****


- Alexis Jenni, L'art français de la guerre, Gallimard, p. 43 :

«"Je trie.  J'essaie de me souvenir.  J'en ai des cartons, des valises, des armoires pleines.»


*****


- Antonine Maillet, L'albatros, Leméac, p. 43 :

«En moins de vingt-quatre heures, après une nuit et une matinée de répétition générale, le cirque le plus minable, dépourvu d'accessoires, de machinerie en état de fonctionner et de clowns en état de se tenir sur leurs jambes, levait le rideau sur une scène qui fit éclater et se rouler de rire un parterre de clochards et de ventre-creux.»


*****


- Alissa York, Fauna, Éditions Joelle Losfeld, p. 43 :

«Parce que c'est le propre de la vermine.  C'est sacrément difficile de s'en débarrasser.  Mais sacrément difficile ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer.»


*****


- Brina Svit, Une nuit à Reykjavík, Gallimard, p. 43 :

«C'était une grande pièce toute en longueur donnant sur un potager et des arbres au fond.  Il avait préparé des boulettes de viande qu'il a servies avec de la coriandre fraîche, et a ouvert une bouteille de vin rouge.»


*****


- Laurence Cossé, Les amandes amères, Gallimard, p. 43 :

«Elle ne trouve pas la question très maligne.  Elle s'occupait comme on s'occupe quand on ne travaille pas : on est avec les autres, on parle, on joue, on fait la cuisine, on rigole.»


*****


- Jesse Kellerman, Jusqu'à la folie, Flammarion Québec, p. 43 :

«Au moins avait-elle retrouvé son sens de l'humour, et pas seulement le côté cassant.  Jonah décida de surenchérir.  Il lui dit qu'il pouvait foncer et faire un enfant avec la première venue si ça la rendait tellement heureuse.»


*****


- Julia Franck, Feu de camp, Flammarion, p. 43 :

«Du lit du dessus me parvenait un grondement familier, mon père avait le souffle égal, mais il lui arrivait d'avaler de travers en dormant.  Sa respiration s'interrompait alors quelques instants, et j'avais l'impression qu'il allait cesser de respirer.  À soixante-dix-huit ans, rien ne vous oblige à respirer régulièrement, rien ne vous oblige plus à quoi que ce soit.»


*****


- Jean-Louis Gauthier, Paul-Émile Borduas - Dernières années à Paris, Art Global, p. 43 :

«Un matin, dans sa petite chambre de la rue Pereire, un jeune expatrié canadien du nom de Raymond Lévesque, révolté par cette sale guerre, écrit une chanson qui deviendra  un des plus beaux hymnes à la fraternité : Quand les hommes vivront d'amour


*****


- Elisabeth Brami et Emile Jadoul, Dico des bêtises et autres cacastrophes, casterman, p. 43 :

«ÉCRABOUILLER»


*****


- Martha Nussbaum, Les émotions démocratiques, Climats, p. 43 :

«Lorsque les enfants se développent, ils deviennent toujours plus conscients de ce qui leur arrive, sans pouvoir rien y faire.»


*****


- Frédéric Rouvillois, Une histoire des best-sellers, Flammarion, p. 43 :

«Qu'un livre puisse devenir immédiatement un best-seller, dès sa sortie en librairie, peut laisser perplexe.  Même lorsqu'un ouvrage suscite aussitôt l'intérêt du public, il faut tout de même un certain temps pour le faire connaître, et donc pour le faire acheter.»


*****


- Yves Morin, Les coeurs tigrés, Hamac classique, p. 43 :

«En somme, tout comme le Chat Blanc..."»


*****


- Normand Baillargeon, Liliane est au lycée, Flammarion Antidote, p. 43 :

«Et si c'était à partir de là, à partir de la fois ce qui fonde ces critiques qu'il conviendrait de penser la culture générale et d'en articuler une conception plus cohérente, plus juste et plus défendable?»


*****


- Normand Chaurette, Comment tuer Shakespeare, PUM, p. 43 :

«Les flaques d'eau morte deviennent avec Cassio des piscines azurées, des fontaines de jouvence, des spas, où l'on renoue avec la part immortelle de soi, telle que nos mères l'ont peaufinée à notre naissance.»


*****


- Katia Lemieux, Dans la lenteur des nuits, Les éditions Sémaphore, p. 43 :

«Elle est là, aussi réelle qu'imaginée et magnifique dans sa robe légère qui dégage sa gorge, ses bras et ses jambes, bronzées par le soleil d'été.  Et nous deux maladroits lorsqu'elle me tend la joue, qu'elle ferme un instant les paupières : (...)»


*****


- Maxime Olivier Moutier, La gestion des produits tome 1 - La crise, Marchand de Feuilles, p. 43 :

«On adresse ces demandes au médecin, parce qu'on ne trouve personne d'autre.  Comme un élève du secondaire se confie à un professeur qu'il aime bien, en fin de journée, pour parler de ses premières menstruations, sa première nuit d'amour, ses premières catastrophes.»
 

*****


- Todd Ritter, Lune de sang, Ixelles éditions, p. 43 :

«Et pourtant, Éric ne pouvait se résoudre à les effacer.  En fait, il poursuivit sa frappe.  Trouve ton frère.»


*****


- Timothée de Fombelle, Vango 2. Un prince sans royaume, Gallimard jeunesse, p. 43 :

«Zefiro se baissa pour lui tendre la main et l'aider à se relever.  Vango se laissa faire.»


*****