vendredi 30 septembre 2011

Page 43

Tenez-vous bien, la rentrée n'est pas terminée encore!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Monique Polak, Pris au jeu, la courte échelle, p. 43 :

«Je suis assis à ma place habituelle, au fond du labo.  J'ai donc une vue imprenable sur la scène qui se déroule à l'avant.»


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- Jean Lacombe, Alba, la femme à barbe, Soulières éditeur, p. 43 :

«Les nouveaux amoureux se fiancèrent sur le bateau.  Arrivés en Burgondie, ils montèrent dans une voiture qui les conduisit à travers la campagne.  Gustave avait sa villa tout au bout d'un immense domaine qui avait appartenu à ses aïeux.»


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- Isabelle Montpetit, Les voyages d'Ophélie-Anne, Éditions Pierre Tisseyre, p. 43 :

«Elle aimait venir chez moi quand j'habitais chez maman.  Comme je suis fille unique et que ma mère s'enfermait pendant des heures pour travailler dans son bureau au sous-sol, on avait toute la maison pour nous.  On mangeait en regardant des films et on parlait jusqu'à deux heures du matin.»


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- Claude Champagne, Le secret des crânes 1. La prophétie, la courte échelle, p. 43 :

«Alex s'attarda surtout aux hyperliens renvoyant à des sites qui parlaient de communications spirites et de médiums transcrivant les messages de l'au-delà.  Il ne savait pas trop quoi en penser.  L'impression qu'il avait en écrivant était que la fille, Amélia, n'était pas morte, mais en danger.»


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- Nathalie Babin-Gagnon, J'étais si bien, Les Éditions Sémaphore, p. 43 :

«J'ai une telle rage parfois en moi.  J'ai eu envie d'exploser : Comment tu penses que ça va, poufiasse, quand il te reste six mois à vivre, que tu as tout pour être heureuse, un chum adorable, trois enfants formidables, une maison agréable, une vie plaisante?»


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- Jean-Christophe Grangé, Le passager, Albin Michel, p. 43 :

« - Trop tôt pour le dire avec précision.  Au moins vingt-quatre heures.  Mais le froid et le brouillard ont compliqué les choses.»


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- Denise Bombardier et Françoise Laborde, Ne vous taisez plus!, Fayard, p. 43 :

«Plusieurs ont pris le parti d'accabler ces hypocrites d'Américains au puritanisme compulsif et d'attaquer leur système judiciaire pourri par l'argent, où les riches achètent leur liberté et les pauvres usent du même système pour faire payer les riches.»


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- Jacques Poulin, L'homme de la Saskatchewan, Leméac/Actes Sud, p. 43 :

«La Grande Sauterelle dormait profondément.  J'entendais le bruit régulier de sa respiration, sauf quand un gros camion ou un bus descendait la rue Saint-Jean.  Le vieux Chop Suey était silencieux.  J'avais très envie d'utiliser le numéro 5.»


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- Francisco Goldman, Dire son nom, Christian Bourgois, p. 43 :

«À cette époque nous allions dîner dans son restaurant préféré pour son anniversaire ou celui de notre mariage ou la Saint-Valentin ou quelque autre occasion dont nous avions décidé qu'elle méritait une sortie en ville et le voilà qui brillait à son doigt.  Ce diamant allait et venait comme une étoile errante dans le ciel nocturne, visible de la Terre deux ou trois fois par an.»


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- Clara Dupont-Monod, Nestor rend les armes, Sabine-Wespieser éditeur, p. 43 :

«Le supermarché était à cent mètres.  Cent mètres au rythme d'un vieillard qui crève de peur de tomber, cela faisait vingt minutes de marche.»


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- Mahigan Lepage, Vers l'Ouest, Mémoire d'encrier, p. 43 :

«C'est une fontaine circulaire.  Des flammes nourries au gaz dansent sur l'eau.  Il faisait noir quand j'ai reconnu mon copain qui arrivait enfin.»


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- Corinne Chevarier, Anatomie de l'objet, Les Herbes rouges, p. 43 :

«ta mort roule dans ta bouche depuis longtemps
  tu avais seulement espéré
  changer de nom avant elle»


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- Patrice Desbiens, Pour de vrai, L'Oie de Cravan, p. 43 :

«ravissants manteaux
  en chat sauvage
  naturel
  lement»


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- Gaétan St-Pierre, Histoires de mots solites et insolites, Septentrion, p. 43 :

«Le sanglier, c'est ce porc sauvage au corps robuste qui vit dans les régions boisées.  Contrairement au porc domestique, le sanglier vit seul, d'où son nom.»


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- Claude-Emmanuelle Yance, Cages, Lévesque éditeur, p. 43 :

«Au bruit de la clé dans la serrure de la porte d'entrée de la cave, ce matin, j'ai sauté sur mes pieds, malgré mon nerf sciatique.  J'ai crié "Au secours!  À l'aide!"  Puis je l'ai vu avancer vers moi, une main derrière le dos.»


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- Claire Dé, Hôtel Septième-ciel et autres histoires, Triptyque, p. 43 :

«Nous nous sommes mis alors à évoquer quelques-uns de ces passages écourtichés, comme la rue Sainte-Rose entre de La Visitation et Papineau; l'avenue Lartigue, entre le boulevard de Maisonneuve et Logan, si exigüe que très peu de puanteurs roulantes ne s'y engagent, une venelle donc, en bec de canne aux trottoirs resserrés, bordée de maisonnettes particulièrement pimpantes.»


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- Roméo Bouchard, La reconquête du Québec - Esdras Minville et le modèle gaspésien, Écosociété, p. 43 :

«Ma réponse : Dans les forêts naturelles, la présence de feuillus, la grande taille des arbres ainsi que la décomposition efficace des débris au sol faisaient que les feux ne se rendaient que rarement aux premières branches et ne causaient pas beaucoup de dommages.»


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- Hugo Fontaine, La grenade verte - Valcartier 1974 : les oubliés de la compagnie D, La Presse, p. 43 :

«"Dans les baraques, on vivait en équipe, se souvient John Hannon.  On a travaillé ensemble, on a fait des mauvais coups ensemble, on a ri ensemble.  Parce que si quelqu'un se faisait prendre, c'est tout le monde qui en payait le prix."»


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- Iris et Zviane, L'ostie d'chat tome 1, Delcourt, p. 43 :

« - Papa'!  C'é Sofia che...
   - STO DIVENTANDO PAZZA!  C'HO DEI FAGIOLI NERI DENTRO LA TESTA!

 - Papa!  C'est Sofia qui...
 - Je deviens folle!  Il y a des graines noires dans ma tête!»


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- Matthieu Noli, Quatre Enterrements et un Mariage, Éditions de Fallois, p. 43 :

«Parmi les seules choses qui lui restaient de ses années bouddhiques figurait cette assurance que l'humanité vivait une perpétuelle réincarnation.»


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- Micheline Bail, Frontenac 2 - L'embellie, Hurtubise, p. 43 :

«Une fois la chambre bien nettoyée et astiquée, il fallut s'attaquer à la pièce qui servait, selon les besoins, de salle des gardes, de salle à manger, de salle d'état-major et de théâtre.  C'était là que se déroulait la vie publique du vieux château.»


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- Felicia Mihali, L'enlèvement de Sabina, XYZ éditeur, p. 43 :

«Parfois elle confiait ses chagrins à Pantana, la laide des laides, laissée la dernière le soir de l'enlèvement.»


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- Hervé Gagnon, Damné 4. Le baptême de Judas, Hurtubise, p. 43 :

«Le soir venu, le convoi s'arrêta et on m'attacha de nouveau à un arbre.  Mes gardiens m'abandonnèrent aussitôt, pressés de se trouver une putain à remplir et une outre à vider.»


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- Amélie Bibeau, Lili-la-Lune 2. Fil de soi, Vents d'Ouest, p. 43 :

«Je saisis le portable.  C'est P-A.  Il rigole.»


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- Véronique Drouin, La Chatière, Québec Amérique, p. 43 :

«Il s'interrompit et avala quelques gorgées de bière.»


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- Anne Robillard, Les héritiers d'Enkidiev 4 - Le sanctuaire, Wellan inc., p. 43 :

« - Ils ne se sont même pas rendu compte qu'il leur manquait un enfant, renchérit Aquilée.»


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- Alain M. Bergeron, Michel Quintin (texte) et Sampar (illustrations), Savais-tu? 50 - Les Porcs-épics, Éditions Michel Quintin, p. 43 :

«Savais-tu que le petit a les yeux ouverts dès la naissance, qu'il peut se déplacer et que, par réflexe, il adopte déjà une attitude défensive?»


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- Delphine de Malherbe, L'aimer ou le fuir, Plon, p. 43 :

«Hurlements.  Déchirure.  Maladie.  Fièvre.  Ma mère m'a ramenée à la maison.  Elle me donnait à manger des cuillerées de soupe.  Je maigrissais.  Willy implorait ma famille pour me voir.  Mon père, sachant que sa nature d'homme à femmes ne changerait pas, refusait.»


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- Jérôme et Laurent Triolet, La guerre souterraine, Perrin, p. 43 :

«Dans le midi de la France, la situation était tout autre.  En 1209, débuta la terrible croisade contre les albigeois, avec son cortège de batailles, de sièges et de pillages.»


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- W. Kent Krueger, Aurora, Minnesota, cherche midi, p. 43 :

«Cork se gara près de la porte de derrière et entra.  La salle du fond avait été transformée en séjour : une grande pièce avec poêle, frigidaire, évier, table, deux chaises, canapé, lit de camp, petit bureau et étagères.»


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- Sylvain Meunier, Les mémoires d'un oeuf, la courte échelle, p. 43 :

«Au restaurant, je ne perdis pas mon temps.  Le senor souffrait de caféisme, et il en buvait sans arrêt.»


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- Édith Bourget, Contre vents et marées, Soulières éditeur, p. 43 :

«Non, je n'ai pas peur.  Pourquoi avoir peur?»


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- Elise Gravel, Docteur Proutnik, la courte échelle, p. 16 (une drôle d'exception!) :

«Une mouche par jour, c'est la santé pour toujours!»


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La citation de la semaine - Perre Gobeil (Un hiver à Cape Cod)

Pierre Gobeil (crédit: Sophie Imbeault)

Il y a quelques années, Pierre Gobeil est parti vivre dans le Massachussetts le temps d'un hiver. Avec lui, son fils Peter, dyslexique et dysorthographique  et son chien Nouki, un chiot indiscipliné.  Peter était en train de rater son année scolaire et plutôt que de le voir sombrer encore plus, l'auteur a décidé de l'amener avec lui pour lui faire l'école à la maison. En fait, monsieur Gobeil, au-delà de l'échec académique, s'inquiétait surtout de voir son fils de plus en plus malheureux et en train de perdre le goût d'apprendre.
Ils se sont installés à Hyannis, ville portuaire beaucoup plus tranquille durant la saison froide que durant l'été où les touristes envahissent les lieux. De là, le père fait l'école à son fils et son premier constat est que malgré toutes ces années où il a aidé Peter à faire ses devoirs, il réalise que ses connaissances en français sont beaucoup moindres que prévu. Il l'inscrit également à des cours de batterie qui permettront au jeune garçon d'apprendre l'anglais durant son séjour.
Finalement, les jours passent, une certaine langueur s'installe. On ne sait plus trop si Pierre Gobeil enseigne vraiment à Peter. Ils se promènent ensemble, ils vont au cinéma le mardi. Nouki leur demande beaucoup d'énergie car c'est un chiot assez turbulent.
L'auteur se questionne sur ces maux d'apprentissage qui sont de plus en plus présents de nos jours. Il revient sur son enfance à la campagne sans se dire que c'était mieux avant mais en cherchant ce qui a tant changé entre les deux époques. Il s'interroge sur le rôle du père qui a perdu sa figure d'autorité, sur l'école qui n'a peut-être pas su s'adapter aux changements de la société. Il n'amène pas de réponses mais plusieurs pistes de réflexions.

«Mais les autres, ceux qui ont tout eu, qui n'ont manqué de rien, puisqu'il doit bien y avoir quelque part quelqu'un qui ne souffre ni du manque d'argent ni de la froideur de la mère ou de l'absence du père, il doit bien y en avoir quelques-uns quelque part sur la planète, pourquoi passent-ils quand même leurs journées à étouffer leurs rejetons sous leurs bébelles de pacotille ?»
L'hiver à Cape Cod, Pierre Gobeil, Hamac, p. 99


- Marie-Hélène Vaugeois
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- L'hiver à Cape Cod, Pierre Gobeil, Hamac

lundi 26 septembre 2011

Ruedeslibraires.com



Il y a un mois, le site http://www.ruedeslibraires.com/ fut lancé. Cette nouvelle plateforme internet regroupe plusieurs librairies indépendantes du Québec. Vous pouvez y faire des achats tout en encourageant votre librairie de quartier, en la choisissant dans la liste. Dorénavant, plusieurs des livres présentés dans ce blogue auront un  lien en bas de page vers Ruedeslibraires, il vous suffira donc de cliquer sur le titre pour arriver à cette plateforme d'achat. Pour le moment, si vous voulez nous encourager vous devrez nous choisir en effectuant votre achat, mais très bientôt, cette opération ne sera pas nécessaire car on saura que vous arrivez d'ici.
Pour vous encourager dans l'autre sens, nous commenterons certains titres directement sur Ruedeslibraires.  Il nous arrivera de mettre un lien vers ce blogue lorsque le titre aura fait l'objet d'un billet.
Nous sommes vraiment très contents que ce site existe, surtout qu'il complète très bien, selon nous, ce blogue que nous avons parti il y a bientôt deux ans et qui est de plus en plus populaire.
Alors n'hésitez pas, allez flâner sur Ruedeslibraires, commentez les livres que vous aimez. Plus il y aura de participants sur ce site, plus il sera attirant et plus il pourra devenir un véritable site d'échanges entre lecteurs. 

- Marie-Hélène Vaugeois


dimanche 25 septembre 2011

Les libraires de la librairie Vaugeois aiment... 2666 de Roberto Bolano


J'entretiens une relation amour/haine avec les briques littéraires. Je suis souvent attirée par ces livres plus grands que nature tout en étant craintive avant de les commencer sachant que leur lecture me prendra plusieurs semaines. Je vous laisse imaginer mon hésitation avant de commencer 2666, un pavé de 1350 pages ! J'étais en vacances, j'avais vérifié auprès mon entourage si ça en valait le coup et surtout, je m'étais donnée la permission de commencer d'autres petits livres durant ma lecture pour atténuer cette impression de ne vivre que dans un seul univers.
Eh bien cette expérience, je ne l'ai pas du tout regrettée. J'ai adoré ce moment dans l'univers de Roberto Bolano, auteur aujourd'hui décédé, dont 2666 est son oeuvre inachevée.
Bon, ce billet, je l'ai commencé il y a près de 3 semaines et j'ai bloqué peu après l'introduction. Je ne savais pas trop pourquoi jusqu'à cette semaine, où j'ai compris en parlant avec quelqu'un que je ne voulais pas trop en dévoiler sur ce livre. Pourtant, c'est certain que je ne peux pas résumer un livre de plus de 1000 pages en un seul billet. Lorsque j'ai commencé 2666, tout ce que j'en savais c'était ce qu'en disait la quatrième de couverture, en gros que trois spécialistes d'un écrivain se retrouvent à Santa Teresa au Mexique pour tenter de rencontrer leur idole. Dans cette même ville, plus de 300 cadavres de femmes tuées on été découverts. J'avais aussi regardé quelques sites internet qui expliquaient essentiellement que 2666 était l'oeuvre ultime de Roberto Bolano, qu'il avait dit quelque temps avant sa mort que son projet approchait de sa fin. Je savais aussi que ce roman se divisait en cinq parties et que l'auteur voulait qu'en cas de décès on publie séparément chacune des sections du roman car il désirait que ses héritiers soient à l'abri du besoin et qu'il considérait que cinq petits romans étaient plus propices à la vente qu'une seule brique de 1300 pages. Heureusement, après sa mort, tout le monde s'est mis d'accord pour dire que les cinq histoires formaient un tout et qu'il fallait les publier en un seul livre comme il aurait été fait s'il avait été vivant.
Alors, je ne vous en dis pas plus. Sachez seulement que j'ai lu ce livre en un mois et qu'en aucun moment je n'ai commencé une deuxième lecture car je savais bien que tout autre livre aurait pâti de la comparaison avec l'oeuvre de Bolano. J'ai même eu envie de relire la première section lorsque j'ai terminé le livre.

J'avais décidé de lire 2666 car je me disais que si je ne lisais qu'un seul roman de Roberto Bolano, il valait mieux que ce soit celui-là. Aujourd'hui, je sais que je vais relire cet auteur et que je regrette qu'il soit mort prématurément car je n'ose pas imaginer les autres oeuvres merveilleuses qu'il aurait encore pu écrire.

- Marie-Hélène Vaugeois


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- 2666, Roberto Bolano, Folio

vendredi 23 septembre 2011

Page 43

Ça devient de plus en plus difficile de tenir le compte de toutes les nouveautés qui arrivent en librairie.  Sachez donc que la présence ou l'absence d'un titre ou d'un autre dans nos listes pour la chronique Page 43 demeure assez aléatoire!  Nous essayons du mieux que nous le pouvons de vous donner un bon aperçu de la rentrée littéraire, en espérant titiller un peu votre curiosité!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Laurence Gough, En région arctique et ailleurs, Marchand de feuilles, p. 43 :

« - Oui, oui...
  Un mince filet de voix, les yeux fixés sur le sol du parking sombre.»


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- Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, JC Lattès, p. 43 :

«Pourtant l'obsession était là, continuait de me réveiller la nuit, comme chaque fois que je commence un livre, de telle sorte que mentalement, pendant plusieurs mois, j'écris tout le temps, sous la douche, dans le métro, dans la rue, j'avais déjà vécu cela, cet état d'occupation.»


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- David Grossman, Une femme fuyant l'annonce, Seuil, p. 43 :

«C'est beau.  Vraiment...  Je n'y avais pas pensé.  Une note pour chaque année.»


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- Geneviève Blais, La nuit la meute, Poètes de brousse, p. 43 :

«offerte à ta rive maman banquise
  lâche-moi au fond de l'eau
  pose tes mains sur mon front
  pose tes dessins tes ventres
  dans mon ventre fais-moi lignée
  fais-moi sang de toi ta neige
  apprends-moi ton cri»


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- Tracy Kidder, Soulever les montagnes, Boréal, p. 43 :

«L'hôpital de mon quartier au Massachusetts recevait environ 175 000 patients par an et disposait d'un budget de fonctionnement annuel de 60 millions de dollars.»


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- Laurent Chabin, Le prisonnier, Coups de tête, p. 43 :

«Le creuseur était de surcroît une nuisance puisque, à tout moment, il pouvait enrayer le fonctionnement bien huilé de la machine par ses mouvements d'humeur, ses revendications, ses grèves, sa paresse, ses dysfonctionnements ou ses maladies, vraies ou supposées.  On pouvait, dans le fond, le définir comme un bogue dans le système.»


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- Mylène Benoit, Les jours qui penchent, Triptyque, p. 43 :

«Ma ne savait pas qu'il faisait froid, elle pensait seulement à cette chose effroyable, la pluie n'est pas encore venue ni l'orage


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- Hubert Haddad, Opium Poppy, Zulma, p. 43 :

«Aux premières explosions, Alam le Borgne et son frère s'étaient réfugiés sous une charrette à foin.  L'apprenti sycophante se mordait les lèvres à l'idée d'avoir pu être à l'origine d'un pareil chaos.»


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- Philip Webb, Six jours pour (sur)vivre, La Martinière j., p. 43 :

«On pique un sprint au-dessus des poutres, et on y est.  Sauf que je n'arrive pas à distinguer de trappe à cause de tous les rouleaux d'isolants.»


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- Carle Coppens, Baldam l'improbable, Le Quartanier, p. 43 :

«Je dis encore.  De ce que j'en sais, mes parents s'étaient vite mis d'accord sur le choix de mon prénom.  Ce ne serait pas Charles ou Monfred, pas Zoltan ni Bruno, mais Thomas.»


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- Corinne De Vailly (texte) et Benoît Laverdière (illustrations), Mon premier livre de contes des 5 continents, Les Éditions Goélette, p. 43 :

«Adapté de "The Sleep Tree", dans Warriors, Gods & Spirits from Central & South American Mythology, Schocken Books, New York, 1983.  Il s'agit d'un conte traditionnel des peuples karajá et apinayé de l'Amazonie qui enseigne aux enfants l'importance de la nature, des rêves et des connaissances des ancêtres.»


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- Valentine Goby, Banquises, Albin Michel, p. 43 :

«Trois semaines plus tard, dans les médias, focus sur le COP 15 de Copenhague et les changements de climat.»


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- Fouad Laroui, La vieille dame du riad, Julliard, p. 43 :

«Masculin?  Féminin?  Elle eut un doute et consulta Internet.  Elle lut, étonnée, que "la bougainvillée est parfois appelée le bougainvillier".  Très bien.»


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- Steve Sem-Sandberg, Les dépossédés, Robert Laffont, p. 43 :

«Si, malgré tout, il était possible - depuis le ciel par exemple - d'avoir une vision d'ensemble du ghetto, on se rendrait clairement compte que celui-ci est composé de deux moitiés, ou lobes.»


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- James Keene et Hillel Levin, Avec le diable, Sonatine éditions, p. 43 :

«C'était une belle jeune fille, petite et athlétique, avec des grands yeux de biche et de longs cheveux châtains.  En partant à vélo, elle avait expliqué à sa soeur, qui allait faire des courses en voiture, qu'elle allait aider à préparer un char pour la parade du lycée à venir.»


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- Nancy Huston (textes) et Ralph Petty (dessins), Démons quotidiens, L'Iconoclaste - Leméac, p. 43 :

«Ce soir mon beau-fils et sa compagne enceinte venaient dîner.  Voulant leur faire plaisir, j'ai dégoté une recette pour le canard aux figues.»


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- James Frey, Le dernier testament de Ben Zion Avrohom, Flammarion, p. 43 :

«La première chose à faire dans toute situation de ce genre est de stabiliser le patient.  Le premier problème évident était la mort par hémorragie.»


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- Fredrik Sjöberg, Piège à mouches, Les Allusifs, p. 43 :

«Ce qu'on ne réussit pas toujours avec trois vanesses du chardon, notre homme s'apprêtait à le faire avec des dizaines de milliers de citrons, dans l'espoir de mettre hors combat les fabricants de confettis.»


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- Élise Turcotte, Guyana, Leméac, p. 43 :

« - Tu ne trouves pas que le nom du salon est ordinaire? lui ai-je demandé une fois.»


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- Alain Jaubert, Tableaux noirs, Gallimard, p. 43 :

«Parmi tous ceux qui lui font des cadeaux, il en est un très particulier.  Sa mère et sa grand-mère l'appellent Coquille.  Comme une coquille d'escargot.»


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La citation de la semaine - Caroline Allard (Pour en finir avec le sexe)

Ce matin, j'ai pris l'autobus en trimbalant un exemplaire de Pour en finir avec le sexe, le nouveau livre de Caroline Allard, la mère indigne par excellence, et illustré par Iris, une des deux têtes de L'ostie d'chat.  Pas dans un sac, mais bien «tout nu», dans mes mains.  Juste pour voir les réactions, je l'avoue.  J'ai surpris plusieurs paires de yeux rebrousser chemin, question de s'assurer qu'ils avaient bien lu, et récolté quelques sourires en coin.  Ce qui est certain, c'est qu'on en parle, de ce livre.  À la radio, dans les journaux, à la télé (voir la page Facebook pour les liens vers les différentes entrevues)...  Mme Allard semble avoir trouvé le ton juste pour discourir sur un sujet parfois tabou, parfois surexploité.  Ça prenait bien quelqu'un pour enfin énoncer les vraies de vraies affaires sur le sexe, et ça prenait quelqu'un d'autre pour appuyer tout ça de dessins francs et rigolos.  Ces deux femmes arrivent à point avec leur produit tout en couleurs et en absurdités. 


Caroline Allard en train de signer un exemplaire de PEFALS,
lors du lancement qui a eu lieu le 19 novembre dernier.
(Photo : Sophie Imbeault)

Conseils d'«experte», témoignages, sondages, jeux, horoscope : tout y est pour vraiment en finir avec le sexe.  À titre d'exemple, voici trois modèles de pancartes suggérées pour accrocher au-dessus de votre lit, question de mettre les choses au clair dès le début :







Lisez ce livre, feuilletez-le, offrez-le, moquez-vous du sexe, moquez-vous de vous-mêmes... Je dois dire qu'il est particulièrement rafraîchissant d'avoir un tel objet en librairie, d'en parler et de le vendre. Votre dose de rires pour la rentrée!

- Sylvianne Blanchette


* Images gracieuseté de l'éditeur.

mardi 20 septembre 2011

Les lauréats du Prix jeunesse des libraires du Québec

Dimanche le 18 septembre avait lieu la première cérémonie de remise du Prix Jeunesse des libraires du Québec.  L'événement s'est tenu au Piano Nobile de la Place des Arts, à Montréal.  Le spectacle pour jeune public Fiestango! a précédé la célébration du roman jeunesse qui était animé par Catherine Trudeau, la porte-parole du Prix des libraires.  Plusieurs jeunes lecteurs étaient dan la salle et ont montré leur enthousiasme tout au long de l'événement, en particulier monsieur Clap-Clap qui applaudissait avec entrain.
Étant donné que ce prix est divisé en trois catégories distinctes, et que chaque catégorie récompense un lauréat québécois et un lauréat étranger, et que de plus un titre inclassable et formidable s'est mérité une mention spéciale, il y avait beaucoup de gens à gâter ! Nous avons inclus dans ce billet les remerciements des lauréats. C'est tout un honneur pour nous de pouvoir partager les bons mots et les belles illustrations qu'ils ont envoyé aux libraires. 

LAURÉATS 2011

QUÉBEC

0-4 ans
Le roi de la patate, Rogé, Dominique et compagnie
«Un chien saucisse, un casse-croûte et la légende personnelle de Paolo Coelho. Voici ce qui traînait dans ma tête à la naissance du livre «Le roi de la patate».
Il ne m'en fallait pas plus, pour tisser une histoire à la fois farfelue et philosophique.
Mon plaisir d'illustrer des albums est grand, mais je réalise que celui de les écrire l'est tout autant. Sinon plus. Le dialogue entre ses deux formes d'expression me permet de créer d'une tout autre façon et m'offre l'occasion de fouiller d'avantage dans mes propres expériences.
Le Prix des libraires qu'on vient de me décerner me touche profondément. Cette reconnaissance, venant de passionnés du livre, me fait constater que j'ai maintenant ma place non seulement en tant qu'illustrateur mais aussi en tant qu'auteur. Je vais donc poursuivre avec joie mon désir de porter les deux chapeaux !
Merci pour ce magnifique prix !»

5-11 ans
Ma petite amie, Alain M. Bergeron & Sampar, Soulières éditeur

«Merci de nous avoir attribué le premier Prix jeunesse des libraires du Québec. Nous en sommes très flattés et très fiers, nous vous prions de nous croire.
Merci aussi et surtout d’avoir créé ce prix jeunesse qui reconnaît, du même coup, l’importance de la littérature jeunesse dans nos librairies. C’est là une formidable vitrine pour tout le milieu littéraire jeunesse du Québec, qui en sort grand gagnant.
Merci !
On ne peut que souhaiter longue vie à ce prix littéraire jeunesse. Encore mille mercis!»




12-17 ans
La fille d'en face, Linda Amyot, Leméac


«J’avais onze ans la première fois que, grâce au cadeau en argent reçu pour mon anniversaire, je suis entrée seule à la librairie y acheter mon tout premier livre. Cette librairie, j’ai recommencé à la fréquenter toutes les semaines depuis que je suis revenue m’installer dans ma ville natale. Au fil du temps, partout où j’ai vécu, il devait y avoir une librairie pas trop loin. Et aucun voyage n’aurait pu être complet sans ma visite d’une librairie, même si j’ignorais tout de la langue dans laquelle les livres présentés étaient écrits.
D’autres l’ont déjà dit, et mieux que moi : les librairies jouent un rôle essentiel dans la diffusion de la culture et de la littérature en particulier. J’ai plutôt eu envie de vous raconter celui qu’elles jouent dans ma vie de lectrice depuis quarante ans pour ainsi vous exprimer toute ma gratitude. Et je ne sais trop laquelle est la plus reconnaissante : l’écrivaine à qui vous venez d’accorder la toute première édition du prix, ou l’adolescente d’alors ravie que vous ayez créé un tel prix récompensant une œuvre destinée au public jeunesse.
Je suis extrêmement touchée et honorée, d’autant plus que La fille d’en face est mon tout premier roman pour la jeunesse. Je n’aurais pu espérer plus bel encouragement à poursuivre dans cette veine tout aussi importante pour moi que mes œuvres de littérature générale. Je tiens d’ailleurs à profiter de l’occasion pour adresser aussi mes plus sincères remerciements à Maxime Mongeon, Pierre Filion, Jean Barbe, Lise Bergevin et toute l’équipe de Leméac pour leur appui et le travail fantastique réalisé avec la nouvelle collection jeunesse.
Encore une fois, un grand merci !»

HORS QUÉBEC

0-4 ans
Super Beige, Samuel Ribeyron, Le vengeur masqué




5-11 ans
Charles à l'école des dragons, Alex Cousseau & Philippe-Henri Turin, Seuil jeunesse




12-17 ans
Vango: entre ciel et terre, Timothée de Fombelle, Gallimard jeunesse


«Quel bonheur pour moi de recevoir ce Prix des libraires pour Vango. Vous n’allez pas me croire, mais chaque jour, quand j’écris, je pense à vous, chers libraires, je pense à vos librairies. Car je crois que j’essaie inlassablement d’écrire le livre manquant, le livre que je cherche dans vos rayonnages, le livre que vous me conseillerez peut- être.
Je suis un fou de librairie, j’y vais trois ou quatre fois par semaine pour trouver le livre qui va me faire changer, le livre que je vais conseiller à ceux que j’aime, le livre dont le souffle va m’emporter. Je ne le trouve pas toujours. Et quand je me retrouve devant ma page blanche, c’est ce même livre que je tente d’écrire : le livre manquant ! Merci de tout cœur pour ce prix, merci aussi pour ce travail que vous faites auprès des lecteurs. Mon livre Tobie Lolness a existé grâce à vous. Et Vango court déjà à sa suite par dessus les toits.
Je suis désolé de ne pas recevoir ce prix en mains propres. Mais je me réjouis de venir au Québec à la mi-octobre et de vous redire ma joie !»

*** Thimothée de Fombelle sera au Québec au courant du mois d'octobre. Il sera entre autres possible de le rencontrer dans le cadre du Festival Québec en toutes lettres pour célébrer la rentrée littéraire de Gallimard jeudi le 13 octobre de 9h30 à 12h30 au théâtre-jeunesse des Gros-Becs. Vous pourrez également faire dédicacer vos livres vendredi le 15 octobre à 13h30 à la bibliothèque Gabrielle-Roy dans le cadre de la fête des illustrauteurs.




MENTION SPÉCIALE

Devant ma maison, Marianne Dubuc,  La courte échelle




 

vendredi 16 septembre 2011

Page 43

Encore beaucoup de nouveautés cette semaine!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Mara Tremblay, Mon amoureux est une maison d'automne, Les 400 coups, p. 43 :

«Je suis fatiguée de vivre.
  Je sais que tout s'enligne pour être magnifique, mais je suis épuisée.
  J'ai l'impression que tout le monde m'en veut d'avoir quitté Philippe.
  J'ai l'impression que mes seuls vrais amis sont bien loin.
  J'ai l'impression que j'ai toujours été déprimée et lourde.»


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- Hector Ruiz, Gestes domestiques, Éditions du Noroît, p. 43 :

«mon père m'a dit que j'étais maintenant un homme voici ton passeport voilà ton identité il allait disparaître dans le va-et-vient de ses rêves (...)»


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- Pierre Gobeil, L'Hiver à Cape Cod, Hamac, p. 43 :

«Le midi, nous faisons des sandwichs; vers dix-neuf heures un petit vietnamien de la rue principale, où nous nous rendons à pied, fait toujours l'affaire.»


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- Bertrand Laverdure, Bureau universel des copyrights, La Peuplade, p. 43 :

«Avec une rapidité stupéfiante, l'homme au mégaphone se dégonfle, tout à fait à la manière d'un ballon de plage.»


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- Jean Laliberté, Réinventer la démocratie, Septentrion, p. 43 :

«En 1998, les États-Unis et le Fonds monétaire international ont manoeuvré pour chasser le président Suharto du pouvoir en Indonésie.  Même si le régime de ce dernier était loin d'être démocratique, il avait instauré l'ordre et le libéralisme économique, ce qui, pour un pays du tiers-monde, n'est pas négligeable.»


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- Denise Landry, Ma mère est une porte, Triptyque, p. 43 :

«Un jour, ma mère lança des objets durs à la tête de mon père.  Les médecins le forcèrent à prendre du repos.  Encore.  Pendant des mois.»


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- Edem Awuney, Rose déluge, Boréal, p. 43 :

«(...) c'est ainsi qu'elle décrit la scène dans ce journal que j'ai retrouvé dans ses affaires au sous-sol de chez nous, et ainsi je joue son histoire sur un trottoir à Broadway, les promeneurs jettent des pièces sur mon tapis...»


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- Paul Löwenthal, La liberté, pour quoi faire?, Liber, p. 43 :

«Si nous sommes libres, nous pouvons nous rendre égaux par une volonté politique.  Celle-ci exprimera une liberté collective, mais ne respectera évidemment pas les libertés individuelles, en l'occurrence la libre disposition de nos biens propres.»


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- Éric Bédard, Recours aux sources, Boréal, p. 43 :

«Je concède volontiers que les récits traditionnels d'autrefois, qui vantaient la mission civilisatrice de l'Église et glorifiaient notre vocation rurale, n'étaient pas les plus propices au développement chez les élèves d'un solide esprit critique ou à la formation de "meilleurs citoyens".»


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- Djemila Benhabib, Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident, vlb éditeur, p. 43 :

«Difficile d'imaginer un destin aussi exceptionnel que celui de cette femme née au tout début du siècle dernier dans une famille sans le sou du delta du Nil.»


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- Suzanne Aubry, Fanette Tome 4 - L'encre et le sang, Libre Expression, p. 43 :

«La barque s'approchait de l'île, dont la couleur émeraude se reflétait dans l'eau sombre.  Tout en manoeuvrant habilement son bateau pour éviter les rochers qui affleuraient ici et là, le pêcheur raconta que les Indiens mi'kmaq avaient surnommé l'île Quak'm'kagan'ik, ce qui signifait "morceau découpé".»


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- Nadia Fezzani, Mes tueurs en série, Les éditions de l'Homme, p. 43 :

«L'antisocial, que l'on appelle souvent sociopathe (terme ancien) ou asocial, est un individu qui s'intègre mal à la société.  Il y a plusieurs types d'asociaux et ils n'agissent pas tous pareillement.  L'antisocial est un marginal.  Il se tient à l'écart des gens et des foules.»


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- Jacques Salomé, L'effet source, Les éditions de l'Homme, p. 43 :

«Ma correspondante ne m'en apprend pas beaucoup sur le phénomène des femmes fontaine, mais elle me révèle quand même que cela suppose de pouvoir aller au-delà de ses peurs, de dépasser ses déceptions et ses censures ou encore de renoncer à quelques-unes de nos croyances qui nous rassurent parfois mais qui nous enferment plus souvent.»


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- Johanne Ménard (texte) et Pierre Berthiaume (illustrations), Connais-tu?  Samuel de Champlain, Éditions Michel Quintin, p. 43 :

«Au pied d'un cap d'où l'on pourra surveiller les alentours se trouve une belle terre avec de grands arbres.  C'est là que sera fondée la ville de Québec.»


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- Morten Brask, Terezín Plage, Presses de la Cité, p. 43 :

«Louise dut entendre le bruit de la bicyclette sur le gravier, car elle m'ouvrit la porte avant que j'aie eu le temps de frapper.  Elle ne pleurait plus, mais ses yeux étaient rouges et gonflés.»


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- Stéphanie MacFred, Duos 1.1 - Arielle et Emmanuel, Éditions Michel Quintin, p. 43 :

« - Bonnes vacances, mademoiselle Montcalm...  avec monsieur Cartier!»


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- Jean Proulx, En quête de sens, Le jour, p. 43 :

«Tel est le sens le plus profond qu'on puisse donner, à mon avis, aux expressions Vestigia Dei et Imago Dei utilisées en théologie chrétienne : toute chose présente dans l'univers porte des traces,  des vestiges de ce Dieu trinitaire; mais l'être humain, image de Dieu, en rend pour sa part témoignage dans sa dignité essentielle.»


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- Paolo Sorrentino, Ils ont tous raison, Albin Michel, p. 43 :

«Je suis né vico Speranzella, et si vous ne savez pas où c'est, c'est votre problème.  Là-bas, la merde humaine devant la porte ils s'en servent comme décoration, et de temps en temps, comment dire, ça partait en ébullition, ça s'exhalait et ça remontait et tu retrouvais ça chez toi, dans les escaliers étroits, incroyablement humides et sombres.»


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- Gérard de Cortanze, Frida Kahlo - La beauté terrible, Albin Michel, p. 43 :

«En 1922, il est âgé de trente-six ans, est mondialement connu et a déjà été marié deux fois.  Les rumeurs les plus folles courent à son sujet comme celle prétendant qu'il tire au pistolet sur les phonographes et parfois les hommes, et aurait mangé de la chair humaine.»


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- Jeffrey Archer, Et là, il y a une histoire, First Editions, p. 43 :

« - Combien de gens viennent nous voir en affirmant avoir une histoire? demanda-t-il.»


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- Carey Wallace, La Comtesse et les ombres, Presses de la Cité, p. 43 :

«Les premiers temps, la fascination de Carolina pour Pietro n'était guère plus qu'un symptôme de son jeune âge.»


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- Juliette Thibault, Madame Tout-le-monde 1. Cap-aux-Brumes, Hurtubise, p. 43 :

« - Bien sûr, faites donc, répond machinalement Marie.»


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- Donald Alarie, J'attends ton appel, XYZ éditeur, p. 43 :

«Quand je les ai vus arriver, j'ai été rapidement gagné par l'émotion.  Était-ce dû à la fatigue accumulée au cours des dernières semaines à cause de mon travail?»


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- Maude Royer, Les Premiers Magiciens 4. Le baiser des morts, Hurtubise, p. 43 :

« - Cet oiseau est un harfang des neiges, Grand Barchelas.  Une bête des plus majestueuses.»


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- Nelly Arcan, Burqa de chair, Seuil, p. 43 :

«Je ne suis ni belle ni laide.  L'entre-deux rend invisible, la neutralité du corps ne marche pas bien dans la perception.  En marchant dans les rues, au supermarché, dans les cafés, les regards glissent sur mon corps comme la pluie.»


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- Dinaw Mengestu, Ce qu'on peut lire dans l'air, Albin Michel, p. 43 :

«Le bateau approchait de la pointe sud de Manhattan.  À proximité du Brooklyn Bridge, de plus en plus de clients montèrent sur le pont du bateau.  Ils n'avaient jamais vu les Twin Towers, sauf en photo et sur les séquences filmées où elles sont en flammes et vont s'écrouler.»


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- Eric Puchner, Famille modèle, Albin Michel, p. 43 :

«"Tu ressembles à un cadavre, lança-t-elle à Jonas étendu tout habillé sur sa serviette, les yeux fermés.»


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- Ginette Major, Napoléon - L'exil en Amérique, vlb éditeur, p. 43 :

«Comme Marie le savait sans argent, elle lui offrit ses bijoux.  Il refusa d'abord.  Puis, s'étant levé, il l'enserra dans ses bras, baisa sa tête blonde sur laquelle coulaient ses larmes.»


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- Winston Churchill, Savrola, Écriture, p. 43 :

«Ses pensées furent interrompues par l'entrée de la vieille femme portant un plateau.  Il était fatigué, mais les convenances devaient être observées.  Il passa dans la pièce intérieure pour changer ses vêtements et faire un peu de toilette.»


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- Raoul Bellaïche, Aznavour - «Non, je n'ai rien oublié», l'Archipel, p. 43 :

«Séparé de Pierre Roche, Aznavour essaie de "percer".  Il propose ses chansons, se résigne à écrire pour les autres (Eddie Constantine, Philippe Clay, Gilbert Bécaud...).»


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- Danielle Boulianne, Bienvenue à Rocketville, Phoenix, p. 43 :

«Une autre surprise attend Zack, déjà abasourdi par tant de révélations.  Son père disparaît dans sa chambre et revient rapidement avec un autre objet grossièrement emballé.»


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- Priska Poirier, Le royaume de Lénacie 4 - Sacrifice déchirant, Éditions de Mortagne, p. 43 :

« - Je crois que je n'ai pas reçu la bonne information concernant le port où le capitaine Jeff devait m'attendre.  J'ai dû rejoindre Lénacie par mes propres moyens, ce qui n'a pas été une tâche aisée, comme vous pouvez l'imaginer.»


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- Annie Lavigne, Marie de la mer Tome 1 - Sur la plage, Les Intouchables, p. 43 :

«Les garçons commencèrent à parler de pêche.  Antoine interrogea Paul sur la façon de procéder des pêcheurs du coin et sur les particularités de la pêche à la morue.»


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- Michel J. Lévesque, Wendy Wagner tome 1 - Mort imminente, Québec Amérique, p. 43 :

«Joseph était grand, et très beau garçon.  Ses cheveux, mi-longs, étaient brun foncé, (...)»


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- Frédéric Beigbeder, Premier bilan après l'apocalypse, Grasset, p. 43 :

«À 21 ans, Brautigan confia un manuscrit à la mère de son premier flirt.  Il lui affirma alors : "Quand je serai riche et célèbre, ce sera ta sécurité sociale."  C'était rigoureusement exact.  Était-il prétentieux parce qu'il était jeune?  Non, il était prétentieux parce qu'il était écrivain.»


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- Kyo Maclear (texte) et Isabelle Arsenault (illustrations), La Pastèque, p. 15 (une jolie exception!) :

«Fourchon se demanda s'il existait d'autres créatures solitaires qui ne ressemblaient à PERSONNE et qui n'étaient jamais invitées à la table, comme lui.»


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- Eduardo Galeano, Les voix du temps, LUX, p. 43 :

«On célébra l'événement en grande pompe.  La mère, Beatriz Monegal, étendit par terre une large nappe brodée de fleurs, d'origine inavouable, et alluma la bougie sur le gâteau qu'elle avait acheté, à crédit non remboursable, à l'Emporium des Sandwichs


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- Laurent Gaudé, Les oliviers du Négus, Actes Sud / Leméac, p.43:

«Zio Négus est mort. À chaque génération qui disparaît, c'est un peu du monde qui sombre. Nous portons toujours plus d'histoires.»

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- François Chartier, La sélection Chartier 2012, La Presse, p. 43:

«C'est justement la raison pour laquelle j'ai commencé (à écrire) - parce que je ne pouvais vraiment pas trouver de l'information qui était à la portée du grand public, ou encore, tout était écrit pour les gens du milieu, ou écrit par quelqu'un qui travaillait dans le milieu.»

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La citation de la semaine - Réjean Ducharme (thématique de Québec en toutes lettres 2011)













Cette année, la 2e édition de Québec en toutes lettres célèbre nul autre que Réjean Ducharme.  Étant donné que la programmation de ce festival a été dévoilée plus tôt cette semaine, nous avons pensé vous offrir des citations de cet intrigant auteur-phare de la littérature québécoise.  Question de vous appâter et de vous donner le goût de prendre part à l'une ou l'autre des activités proposées du 13 au 23 octobre prochain, voici quelques phrases de l'écrivain discret, qui a fêté (bien malgré lui!) son 70e anniversaire le 12 août dernier.


Le romancier et dramaturge Réjean Ducharme
photographié par sa compagne, Claire Richard.


 «Quand on a envie de quelque chose on est sauf.»
- Réjean Ducharme, L'avalée des avalés

«On regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après.»
- Réjean Ducharme, L'avalée des avalés

«Aimer c'est se choisir quelqu'un et se faire prendre par lui.»
- Réjean Ducharme, L'avalée des avalés

«Le silence, c'est quand personne n'écoute.»
- Réjean Ducharme, L'océantume

«La dernière fois est toujours une fois de trop.»
- Réjean Ducharme, L'océantume

«Si le temps arrange pas les choses les choses arrangeront le temps.»
- Réjean Ducharme, Les enfantômes

«Le bonheur, c'est d'être fidèle aux aspirations de son âme.  C'est d'être assez brave et assez fier pour écouter les voix qui montent de l'âme et obéir à la plus belle.»
- Réjean Ducharme, Le nez qui voque



- Sylvianne Blanchette

jeudi 15 septembre 2011

Prix, prix, prix!

Elle est revenue, cette saison folle durant laquelle plein de livres arrivent en librairie et envahissent les tablettes et les rayons, et aussi durant laquelle tout le monde cherche à récompenser LE roman et/ou L'essai de l'année.  Pour vous aider à garder le cap et suivre toutes ces mises en nomination et ces remises de prix, voici les premières sélections des prix Renaudot, Médicis, Femina et Décembre, toutes dévoilées au cours des derniers jours.


Roman :

Limonov, Emmanuel Carrère (P.O.L)
Du temps qu'on existait, Marien Defalvard (Grasset)
Kampuchéa, Patrick Deville (Seuil)
Un amour de frère, Colette Fellous (Gallimard)
Brut, Dalibor Frioux (Seuil)
L'art français de la guerre, Alexis Jenni (Gallimard)
Jayne Mansfield 1967, Simon Liberati (Grasset)
Paris en temps de paix, Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
Du domaine des murmures, Carole Martinez (Gallimard)
Le système Victoria, Eric Reinhardt (Stock)
Le ravissement de Britney Spears, Jean Rolin (P.O.L)
Assommons les pauvres !, Shumona Sinha (L’Olivier)
Tout, tout de suite, Morgan Sportès (Fayard)
Vers la mer, Anne-Sophie Stefanini (Lattès)
Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan (Lattès)

Essai :

Faute d'identité, Michka Assayas (Grasset) 
Le souvenir du monde : essai sur Chateaubriand, Michel Crépu (Grasset)
Agent de Soljénitsyne, Claude Durand (Fayard)
Fontenoy ne reviendra plus, Gérard Guégan (Stock)
Oublier Modiano, Marie Lebey (Léo Scheer),
L'homme qui se prenait pour Napoléon : et autres essais pour une histoire politique de la folie, Laure Murat (Gallimard)
Historien public, Pierre Nora (Gallimard)
Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson (Gallimard)



Roman français :

Un avenir, Véronique Bizot (Actes Sud)
Reine de nuit, Stéphane Corvisier (Grasset)
Dans un avion pour Caracas, Charles Dantzig (Grasset)
Kampuchéa, Patrick Deville (Seuil)
Brut, Dalibor Frioux (Seuil)
Pas d'inquiétude, Brigitte Giraud (Stock)
Tableaux noirs, Alain Jaubert (Gallimard)
L'art français de la guerre, Alexis Jenni (Gallimard)
Avant de disparaître, Xabi Molia (Seuil)
Ce qu'aimer veut dire, Mathieu Lindon (P.O.L)
Du domaine des murmures, Carole Martinez (Gallimard)
L'évaporation de l'oncle, Christine Montalbetti (P.O.L)
D'un pays sans amour, Gilles Rozier (Grasset)
Hymne, Lydie Salvayre (Seuil)
Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan (Lattès)

Roman étranger :

La répétition, Eleanor Catton (Denoël)
Freedom, Jonathan Franzen (L’Olivier)
Quatre jours en mars, Jens Christian Grondahl (Gallimard)
Une femme fuyant l'annonce, David Grossman (Seuil)
Les prétendants, Marco Lodoli (P.O.L)
Chansons pour la fille du boucher, Peter Manseau (Bourgois)
Muse, Joseph O'Connor (Phébus)
Persécution, Alessandro Piperno (Liana Levi)
Carnets de l'interprète de guerre : sur la guerre, comme je l'ai vue, de la bataille de Moscou jusqu'aux derniers jours dans le bunker d'Hitler, et la tentative de Staline de récrire l'histoire, Elena Rjevskaia (Bourgois)
Les dépossédés, Steve Sem-Sandberg (Laffont)
Crimes, Ferdinand Von Schirach (Gallimard)

Essai :

Faute d'identité, Michka Assayas (Grasset)
Le dépaysement : voyages en France, Jean-Christophe Bailly (Seuil)
Le baiser peut-être, Belinda Cannone (Alma)
L'homme qui se prenait pour Napoléon : et autres essais pour une histoire politique de la folie, Laure Murat (Gallimard)
Assommons les pauvres !, Shumona Sinha (L’Olivier)
Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson (Gallimard)
L'origine des systèmes familiaux. Volume 1, L'Eurasie, Emmanuel Todd (Gallimard)



Roman français :

Daniel Arsand, Un certain mois d’Avril à Adana (Flammarion)
Nathalie Bauer, Des garçons d’avenir (Philippe Rey)
Patrick Deville, Kampuchea (Seuil)
Clara Dupont–Monod, Nestor rend les armes (Sabine Wespieser)
François Emmanuel, Cheyenn (Seuil)
Colette Fellous, Un amour de frère (Gallimard)
David Foenkinos, Les souvenirs (Gallimard)
Brigitte Giraud, Pas d’inquiétude (Stock)
Alexis Jenni, L’art français de la guerre (Gallimard)
Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967 (Grasset)
Céline Minard, So long, Luise (Denöel)
Véronique Ovaldé, Des vies d’oiseaux (L'Olivier)
Michel Schneider, Comme une ombre (Grasset)
Anne Serre, Les Débutants (Mercure de France)
Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit (JC Lattès)

Roman étranger :

Eleanor Catton, La répétition (Denöel)
Jonathan Franzen, Freedom (L’Olivier)
Francisco Goldman, Dire son nom (Belfond)
Jean-Christian Grondahl, Quatre jours en mars (Gallimard)
David Grossman, Une femme fuyant l’annonce (Seuil)
Siri Hustvedt, Un été sans les hommes (Actes Sud)
Laura Kasischke, Les Revenants (Bourgois)
Joseph O’Connor, Muse (Phébus)
Alessandro Piperno, Persécution  (Liana Levi)
Ursula Priess, À travers tous les miroirs (Editions Zoé)
Jon Kalman Stefansson, La tristesse des anges (Gallimard)
Duong Thu Huong, Sanctuaire du Coeur (Sabine Wespieser)



Roman :

Le dépaysement : voyages en France, Jean-Christophe Bailly (Seuil)
Limonov, Emmanuel Carrère (P.O.L)
Gaston & Gustave : peau à peau, Olivier Frébourg (Mercure de France)
Journal en ruines, Noël Herpe, L’Arbalète
Les îles, Philippe Lançon (Lattès)
Du temps qu'on existait, Marien Defalvard (Grasset)
Jayne Mansfield 1967, Simon Liberati (Grasset)
O solitude, Catherine Millot (Gallimard, « L’infini »)


Première sélection au prix Goncourt

Roman :

- Stéphane Audeguy, Rom@ (Gallimard)

- Emmanuel Carrère, Limonov (P.O.L)
- Sorj Chalandon, Retour à Killybegs (Grasset)
- Charles Dantzig, Dans un avion pour Caracas (Grasset)
- David Foenkinos, Les souvenirs (Gallimard)
- Alexis Jenni, L'Art français de la guerre (Gallimard) - premier roman
- Simon Libérati, Jayne Mansfield 1967 (Grasset)
- Ali Magoudi, Un sujet français (Albin Michel)
- Carole Martinez, Du Domaine des Murmures (Gallimard)
- Véronique Ovaldé, Des vies d'oiseaux (L'Olivier)
- Eric Reinhardt, Le Système Victoria (Stock)
- Romain Slocombe, Monsieur le Commandant (Nil)
- Morgan Sportès, Tout, tout de suite (Fayard)
- Lyonel Trouillot, La belle amour humaine (Actes Sud)
- Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit (JC Lattès)



Et voilà!  Nous vous tiendrons au courant des prochaines sélections et des dates d'attribution des honneurs.  En attendant, peut-être que ces listes peuvent vous servir de suggestions de lecture...  Bonnes découvertes!


Festival international de la littérature (FIL) 2011



Une nouvelle édition du Festival international de la littérature (FIL) est à nos portes.  En effet, les activités entourant cet événement reprennent pour une 17e occasion dès demain, le 16 septembre, et se poursuivent jusqu'au 25 septembre.  Gens de Montréal, de même que tous ceux qui y passeront dans les jours à venir, profitez de ce que la belle et intéressante programmation a à vous offrir pour célébrer l'amour des mots avec les organisateurs et les nombreux artistes impliqués.  Consultez leur site Internet ou visitez leur page Facebook pour plus de détails.  Suivez le FIL!

samedi 10 septembre 2011

La citation de la semaine - Karoline Georges dans Sous béton

«Je me repliais sur moi-même, à comprimer mon corps jusqu'à n'être plus qu'un point de suspension qui oscillait contre le béton.»
- Karoline Georges, Sous béton, Alto, p. 85  


L'artiste interdisciplinaire
Karoline Georges

Une citation choc pour un livre-choc. L'enfant vit avec ses deux parents dans une pièce minuscule dans l'Édifice, un immeuble qui contient des milliers d'étages. Dans cet endroit vit les derniers êtres humains, chaque famille se retrouvant dans une cellule sans fenêtre. Le seul contact avec le monde extérieur, c'est la télévision qui montre les gens agoniser et mourir tout autour de l'Édifice. Il n'est plus question de la libre pensée dans cet univers. Les gens sont formés pour des tâches précises et doivent respecter toutes les règles, sous peine d'être expulsés et donc de tenter de survivre hors de l'enceinte de cet immense bloc de béton. Ce qui semble impossible.

Ce livre est angoissant, froid. Très tôt, on se sent comme cet enfant qui peut à peine bouger, coincé entre ses deux parents dans leur minuscule espace de vie. Comme lui, on a envie de se libérer de cet endroit trop exigu, tout en se méfiant de ce qu'on pourrait découvrir de l'autre côté du béton.

Dans Le Devoir du 3 septembre dernier, Catherine Lalonde a signé un article très intéressant sur Karoline Georges, une femme aux multiples talents. L'univers singulier de cette auteur atypique y est bien décrit et ce texte devient un très bon complément à la lecture de ce roman déroutant.

- Marie-Hélène Vaugeois


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vendredi 9 septembre 2011

Page 43

Il pleut des livres!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967, Grasset, p. 43 :

«À mesure que l'oeil s'accoutumait à la présence de la dépouille, il était possible de scruter ce qui faisait horreur au premier coup d'oeil : la tête.»


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- Sorj Chalandon, Retour à Killybegs, Grasset, p. 43 :

«Jennymount Street, un homme jouait du piano, assis sur une chaise en bois.  L'instrument avait été sauvé du brasier et tiré dehors, avec sa pellicule de cendres et de débris.»


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- India Desjardins, Le journal d'Aurélie Laflamme 8 - Les pieds sur terre, Les Intouchables, p. 43 :

«Moi : Comme tout le monde qui utilise du shampoing.»


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- Dan Simmons, Drood, Robert Laffont, p. 43 :

«W. H. Wills et moi étions partis en voiture, tandis que Dickens et un de nos collaborateurs, John Hollingsbread, parcouraient à pied les vingt-cinq kilomètres qui nous séparaient du village.»


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- Amélie Nothomb, Tuer le père, Albin Michel, p. 43 :

« - Absolument pas.  J'ai dit la même chose à ma mère qui, en toute logique, m'a demandé : (...)»


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- France Daigle, Pour sûr, Boréal, p. 43 :

«Mais il a fallu se rendre à l'évidence, l'oeuvre de Freud n'avait pas été publiée dans la Bibliothèque de la Pléiade.  Ludmilla sembla meurtrie par cette négligence, se retira dans le petit bureau du fond de la librairie comme un animal blessé rentre dans sa tanière.»


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- Jean-Philippe Bergeron et Jean-Sébastien Denis, Géométrie fantôme, Poètes de Brousse, p. 43 :

«j'attire ta silhouette
  je déracine ton sang jusqu'au tragique
  accent de vérité la connaissance
  inquiète du rouge
  chaque parole prise dans l'enclos des nerfs
  corps après corps les choses se transvasent
  prennent secrètement leur figure de crainte
  je pose un geste brutal»


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- Jonathan Lamy, je t'en prie, Éditions du Noroît, p. 43 :

«je le remets entre tes mains»


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- Jean Gaudette, L'émergence de la modernité urbaine au Québec : Saint-Jean-sur-Richelieu, 1880-1930, Septentrion, p. 43 :

«Au début du XXe siècle, des voix qui s'élèvent suggèrent à l'administration municipale d'envisager l'utilisation de l'asphalte pour revêtir les rues.»


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- Alain Gagnon, Chants d'août, Triptyque, p. 43 :

«Tout ce qui a du dedans éclaire, éclot; tout ce dont l'empire s'étend comme une brume majuscule (et noircira d'encre ces rames blanches que l'avenir promet).»


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- Katharina Hacker, Les fraises de la mère d'Anton, Christian Bourgois, p. 43 :

«Pour lui, elle représentait la vérité.  Elle avait renoncé de mauvaise grâce à sa tenue de travail quand on avait décidé de revêtir désormais une tenue de ville en psychiatrie pour ne pas intimider les patients, et régulièrement, contre la volonté du médecin en chef (quand Jan et Anton travaillaient dans le service, le poste du professeur était vacant), elle ressortait sa blouse blanche.»


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- Normand Baillargeon et Jean-Marc Piotte, Le Québec en quête de laïcité, Écosociété, p. 43 :

«Le principal objectif de la laïcité est d'assurer la neutralité de l'État en matière religieuse afin d'accorder à tous les mêmes droits et privilèges sans égard à leur croyance religieuse ou à leur incroyance.»


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- Philippe Drouin, Les bras de Bernstein, Les herbes rouges, p. 43 :

«Avec la complicité de Satan
  Le Garçon doit se mesurer
  À la magnitude du poème
  Qui déroule le vers en une prose
  Il ne définit plus son coeur
  Comme une chose romaine»


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- Kim Thúy et Pascal Janovjak, À toi, Libre Expression, p. 43 :

«Déçue, je suis repartie de cette réunion printanière avec ma robe parfumée d'herbes fraîches et d'encens au camphre, brûllé en signe de gratitude envers les ancêtres des futurs mariés.  Les Vietnamiens croient que nous sommes le résultat de ce que nos ancêtres étaient.  Il était donc impératif de se prosterner devant eux même si, parfois, nous ne les avions pas connus.»


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- Eric-Emmanuel Schmitt, La femme au miroir, Albin Michel, p. 43 :

« - Ah... hi ho hi ha... ah, ah, ah, ah!»


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- Marci McDonald, Le facteur Armageddon, Stanké, p. 43 :

«Ses collègues réformistes étaient clairement en désaccord avec lui - 87% d'entre eux avaient voté en faveur de la résolution présentée par Manning - mais, à l'époque, Harper n'avait plus de responsabilités dans la définition des politiques du parti.»


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- Francine Allard, L'heureux destin des fous, Marcel Broquet, p. 43 :

«Lorsque Marietta avait ressenti les premières contractions, Paul était dans un café en train de boire quelques bières avec des collègues.  Un peu grisé, il était arrivé en retard à la maison.  L'enfant était née, là, sur le lit conjugal, le cordon ombilical enserrant son cou minuscule comme un tentacule bleu.»


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- Éliette Abécassis, Et te voici permise à tout homme, Albin Michel, p. 43 :

« - Il n'est plus mon mari.  Nous avons divorcé, répétai-je.  C'est bel et bien terminé.»


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- Thierry Leuzy, Thure, Les Éditions de la Bagnole, p. 43 :

« - Un petit canon, Youri?»


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- François Gravel, À deux pas de chez elle, Québec Amérique, p. 43 :

« - Combien de temps sont-ils sortis ensemble?»


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- Marjolaine Bouchard, Alexis le Trotteur ou Les trois mourures du cheval du Nord, Les Éditeurs Réunis, p. 43 :

«Il gagna la chambre des garçons.  Il avait les fesses si rouges qu'il ne pouvait ni s'asseoir ni s'étendre sur le dos.  En chien de fusil, il pleura seul, la tête sous l'oreiller.»


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- Emmanuel Carrère, Limonov, P.O.L., p. 43 :

«La seconde anecdote, moins charmante, c'est Raïa qui la raconte.  Elle est sortie en ville avec son bébé sur le dos quand commence un bombardement de la Luftwaffe.»


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- David Foenkinos, Les souvenirs, Gallimard, p. 43 :

«Je ne sais pas pourquoi il voulait à tout prix trouver des comparaisons à notre chaleur.  Pourtant, elle était extrême, suffocante, incomparable.  C'était la saison qui allait demeurer dans les mémoires françaises comme l'été de la canicule


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- David Vann, Désolations, Gallmeister, p. 43 :

«Après avoir remboursé ses crédits, Mark fit un mobile avec les cartes qu'il baptisa Crédit Flottant et qu'il accrocha au plafonnier de sa cuisine, au-dessus de la table.»


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- Marie Darrieussecq, Clèves, P.O.L., p. 43 :

«Ensuite elle les avait suivis au stand de tir, on n'a pas le droit de tirer avant douze ans mais Rose fait grande, elle a déjà des seins.  Un petit ballon blanc tremble dans une cage.  On dirait un fantôme terrorisé.  Ça explose dans les oreilles et le ballon disparaît.»


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- Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson, Héliotrope, p. 43 :

«En chemin, comme Pearl serait vraisemblablement fatiguée par le voyage, elle pourrait s'assoupir dans la Chevrolet Astro, véritable petit camion dont Tamara vantait les mérites!  Tamara se réjouissait tant de la venue de sa mère!  Pearl riait de toutes les craintes que sa fille entretenait quant au voyage.»


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- Don DeLillo, Great Jones Street, Actes Sud / Leméac, p. 43 :

« - Et ça a marché?
   - Elle a dit qu'elle avait eu ton frère.  T'en as eu un?»


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- Denis Lachaud, J'apprends l'hébreu, Actes Sud, p. 43 :

«Ça ne va pas être simple.  Il y a d'autres liens invisibles dans la langue hébraïque.  Je me demande si je ne vais pas regretter l'allemand et sa phrase ultra-balisée par les déclinaisons.»


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- Wajdi Mouawad, Les mains d'Edwige au moment de la naissance, Leméac / Actes Sud - Papiers, p. 43 :

«EDWIGE.  Les gens disent ce qu'ils veulent, tu le sais bien, ils sont jaloux.  Pourquoi tu pleures, Yaklav?»


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- Alessandro Piperno, Persécution, Liana Levi, p. 43 :

«"Mais enfin, qu'est-ce que c'est que ces sottises?  Pour une fois!  C'est important.  Je ne crois pas que l'ambassadeur s'intéresse à votre Kippour.  Il vient d'un pays communiste, où on a aboli certaines sottises.»


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- Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Gallimard, p. 43 :

«La cabane, royaume de simplification.  Sous le couvert des pins, la vie se réduit à des gestes vitaux.  Le temps arraché aux corvées quotidiennes est occupé au repos, à la contemplation et aux menues jouissances.»


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- Maya Angelou, Un billet d'avion pour l'Afrique, Les Allusifs, p. 43 :

« - Je ne connais pas son nom.  Vous ne le connaissez pas, vous?»


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- Collectif, La banlieue s'étale, Éditions Nota bene, p. 43 :

«Le premier mode de croissance est associé à un développement le long d'un parcours ancien.  Lorsqu'elle n'est empêchée par aucune barrière naturelle ou anthropique, la croissance s'effectue dans les deux directions à partir du centre du village.»


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- Éric Fottorino, Le dos crawlé, Gallimard, p. 43 :

«Oncle Abel m'a préparé un pan bagnat gros comme mes deux poings avec de l'anchois et des tomates et de l'huile d'olive dans les trous de mie.  Il a roulé le tout dans une feuille d'aluminium et je suis parti vers les plages avec mon pique-nique au fond d'une musette de toile où c'était écrit Cinzano.»


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- Collectif, Vous avez dit terrorisme!, Fides, p. 43 :

«Dans une étude, réalisée en 2007, recensant les publications en langue anglaise sur le terrorisme, Reid et Chen identifient un noyau d'une petite centaine de chercheurs, dont les trois quarts se trouvent aux États-Unis et dans une moindre mesure en Grande-Bretagne.»


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- Les personnages de Tintin dans l'histoire, La Presse / Historia, p. 43 :

«Ainsi, dans l'une des éditions des Cigares du Pharaon, on le voit déambuler dans le désert, accompagné du savant fou, le professeur Siclone, personnage qui annonce le célèbre Tournesol.»


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