![]() |
| La journaliste et romancière française Adélaïde de Clermont-Tonnerre |
J'aime les histoires de femmes qui font se retourner les hommes sur leur passage. J'aime quand elles les rendent complètement dingues, autant pour leur beauté que pour leur caractère et leur esprit. Et j'aime quand elles font la vie dure aux autres femmes - de manière inconsciente bien sûr - parce que la jalousie et l'envie enveniment bien des amitiés. Avec Fourrure, le premier roman d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre, j'ai été servie! On peut même dire deux fois plutôt qu'une, parce que la fille du personnage principal ne donne pas sa place non plus.
Ondine apprend par la presse le décès de sa mère, la romancière Zita Chalitzine, qu'elle n'avait pas vue depuis de nombreuses années. Après les funérailles, elle tombe sur ce qui s'avère être les mémoires de cette impossible femme. Elle qui n'a jamais connu l'identité de son père, elle compte désormais sur le jeune veuf de sa mère pour peut-être lui en apprendre davantage sur les circonstances de sa naissance, puisque ce sera lui qui se soumettra à la lecture des dernières pages écrites par sa défunte épouse.
Le roman se déroule donc en deux temps : après la mort de la grande Zita, celle qui semblait traîner derrière elle scandale par-dessus scandale; puis la trame même de la vie de celle-ci, de son enfance d'abord heureuse auprès de son père puis vécue dans la pauvreté après la mort de ce dernier, toujours dans l'ombre de la riche famille qui employait sa mère, jusqu'à l'âge adulte où elle choisit l'indépendance à jamais. Toujours en poursuivant son rêve de devenir auteure, elle sera tour à tour une des «filles» de Madame Claude, la maîtresse du grand écrivain Romain Kiev, l'amoureuse soudée au chevet de son fiancé mourant... Du coup, le lecteur a droit à un intéressant portrait de Paris dans ses décennies charnières du XXe siècle. Par ses faits et gestes, Zita dérange et déplace. Mais était-elle réellement la femme de tous les défauts comme le croit Ondine? Ou plutôt, n'était-elle que ça?
J'ai été charmée par les deux têtes fortes que sont la mère et la fille, et amusée par leurs phrases assassines qu'elles lancent ici et là, clouant le bec de leurs interlocuteurs. J'ai aimé leurs imperfections. L'absence de principes chez Zita ajoute à son charme, selon moi. Tout un personnage, vraiment.
- Fourrure, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le Livre de Poche
J'ai été charmée par les deux têtes fortes que sont la mère et la fille, et amusée par leurs phrases assassines qu'elles lancent ici et là, clouant le bec de leurs interlocuteurs. J'ai aimé leurs imperfections. L'absence de principes chez Zita ajoute à son charme, selon moi. Tout un personnage, vraiment.
- Sylvianne Blanchette
***
- Fourrure, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le Livre de Poche





0 Commentaire(s):
Enregistrer un commentaire