samedi 18 mai 2013

La citation de la semaine - Pedro Rosa Mendes (En descendant Broad Street, à partir de conversations avec Dasia Massaquoi)

À chaque sortie d'un nouveau numéro de la revue Feuilleton, je m'empresse de me le procurer et, si possible, de le lire d'une couverture à l'autre.  À chaque saison donc, je dévore les articles, les reportages, les nouvelles de fiction.  Il s'agit pour moi d'un contact singulier avec les différentes réalités internationales qui m'étaient, la plupart du temps, inconnues ou presque.  J'apprends, je m'amuse, me divertis, m'offusque.  Je ne le répéterai sans doute jamais assez : Feuilleton, c'est géant.  Pertinent, rigoureux et esthétiquement réussi.  J'aime, j'aime, j'aime, j'aime!

Dans le numéro d'hiver 2013 se trouve un reportage signé Pedro Rosa Mendes et qui découle de conversations que l'auteur a tenues avec Dasia Massaquoi, un habitant de Monrovia.  Arrivé au Libéria en 1973, ce dernier a vécu la guerre civile qui a brassé le pays entre 1999 et 2003.  Ses propos ont été recueillis en novembre 2003, alors que tout était encore à chaud.  Le texte raconte les explosions, les décès, les enfants, les adultes, la corruption, les chefs sans scrupules...  Un récit terrifiant et lourd de par le quotidien qu'il rapporte.  Écrit dans un langage parlé, on imagine très bien Massaquoi marcher dans les rues de sa ville atteinte et se confier à Pedro Rosa Mendes.

«Quelle réconciliation?  Parfois c'est nécessaire de tenir ses engagements.  D'autres fois c'est nécessaire de ne pas les tenir.  Ça dépend de l'équilibre et du jugement.»

- Pedro Rosa Mendes, En descendant Broad Street, une topographie de la violence au Libéria dans Feuilleton no 6, éditions du sous-sol, p. 31

Le journaliste, romancier et traducteur Pedro Rosa Mendes


- Sylvianne Blanchette

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vendredi 17 mai 2013

Page 43

Pour cette longue fin de semaine qui s'amorce, nous vous souhaitons du temps pour lire, du soleil et de la chaleur!  Et profitez-en pour marcher sur Maguire et venir faire un tour à la librairie, question de voir les nouveautés!

Bonne(S) lecture(S)!


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- Edgar Morin, Ma philosophie et dialogue avec Edgar Morin, L'aube, p. 43 :

«Il a fallu un désastre sans précédent, que Charles Maurras appelait «la divine surprise», pour que la deuxième France prenne le pouvoir.»


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- Gauthier - Almanza, Coeur de pierre, DSelcourt jeunesse, p. 17 (une tendre exception) :

«Il était tout ému de la trouver si belle. Il jura ce jour-là qu'il veillerait sur elle et qu'il recollerait un à un les morceaux des feuilles déchirées de son coeur d'artichaut.»


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- Corey Frost, Tout ce que je sais en cinq minutes, Le Quartanier, p. 43 :

«Qu'est-ce que l'art selon le Manifeste du Parti communiste ? L'art est l'anticapital.»


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- Martin Gagnon, Les effets pervers, Le Quartanier, p. 43 :

«Au Van Houtte, rue Côte-des-Neiges. La pluie est venue d'un seul coup, soulevant une puissante odeur de poussière retournée.»


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- Edgar Hilsenrath, Orgasme à Moscou, Attila, p. 43 :

« - Qu'a-t-il dit, votre collègue ?
- Archie, qu'il a dit: même moi, je ne peux rien faire.»


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Sous la direction de Ivan Carel, Robert Comeau et Jean-Philippe Warren, texte de Bernard Dagenais, Violences politiques Europe et Amériques 1960-1979, Lux, p. 43 :

«Une autre dimension, plus politique, vient s'ajouter à ces insultes : ces truands sont des anarchistes illuminés.»


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- Jean-Christophe Rufin, Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi, Éditions Guérin Chamonix, p. 43 :

«À ce propos, j'hésite à relater un premier incident. Je le rapporte quand même car il est une étape significative à mes yeux de l'adaptation à la condition de pèlerin.»


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- Tonino Benacquista, Nos gloires secrètes, Gallimard, p. 43 :

«Impossible ? Et pourquoi donc ?»


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- Jeroen Brouwers, Jours blancs, Gallimard, p. 43 :

«De la même façon, j'avais pour ma part l'impression de pouvoir choisir mon fils.»


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- Christopher McDougall, Born to Run (Né pour courir), Éditions Guérin, p. 43 :

« - On y est.»


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- Edward Abbey, Le retour du gang, Gallmeister, p. 43 :

«Rires.  Bravos.  La foule recommence à se lever.»


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- Alice Munro, Trop de bonheur, Éditions de l'Olivier, p. 43 :

«On ne pouvait s'empêcher de se demander aussitôt si son corps entier avait été ainsi transformé.»


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- Robert Littell, Une belle saloperie, BakerStreet, p. 43 :

«Je sortis une de mes cartes de visite de la Santa Fe All-State Indemnity et la laissai tomber sur le bureau.»


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- John Irving, À moi seul bien des personnages, Seuil, p. 43 :

«Il y avait aussi deux lycéennes qui faisaient grise mine ; comme ma cousine, elles avaient le malheur de fréquenter l'établissement d'Ezra Falls.  Elles étaient probablement en train d'assurer le "minimum syndical" pour leurs devoirs, selon l'expression de Gerry.»


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- Guillaume Lebel, Dans l'oeil des vestiges, l'Hexagone, p. 43 :

«tête première
  jusqu'à notre constellation

  une seule coulée
  d'être»


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- Therese Anne Fowler, Le roman de Zelda, Michel Lafon, p. 43 :

«Papa saisit son verre de cognac, la seule boisson qu'il s'autorisait, et encore seulement le vendredi soir.»


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- Kathy Reichs et Brendan Reichs, Code, XO jeunesse, p. 43 :

«Le chien-loup est venu s'asseoir à mes côtés.  Impossible de le prouver, mais j'aurais juré qu'il avait l'air content de lui.»


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mardi 14 mai 2013

Et les lauréats 2013 sont... La fiancée américaine et Les frères Sisters!

La cérémonie de remise du Prix des libraires du Québec se tenait hier soir au Lion d'Or, à Montréal.  Comme toujours, la soirée fut plaisante.  La porte-parole, Fanny Mallette, était présente et des comédiens ont fait la lecture d'extraits de toutes les oeuvres finalistes.  Celles choisies par les libraires comme meilleur roman québécois et meilleur roman hors Québec sont respectivement La fiancée américaine d'Eric Dupont (Marchand de Feuilles) et Les frères Sisters de Patrick deWitt (Alto).  Toutes nos félicitations aux deux messieurs et bravo aux finalistes!


Patrick deWitt
© Dan Monick







Eric Dupont
© Sarah Scott












































Cette année, pour souligner le 20e anniversaire du Prix, L'Association des libraires du Québec (ALQ) a créé le Prix d'excellence de l'ALQ et l'a remis pour la toute première fois à Manon Trépanier, co-propriétaire de la librairie Alire à Longueuil.  Ce prix vise à souligner l'excellence du travail d'un libraire.  Une bourse de 2000$, offerte par Leméac et l'ALQ, a été remise à Mme Trépanier de même qu'une oeuvre de Louis-Georges l'Écuyer.  Bravo à cette libraire hors pair!

samedi 11 mai 2013

La citation de la semaine - J. R. Léveillée (Sûtra)


 «Reside où tu es
si tu résides en moi 
Préserve-moi 
de tout faux émoi
Toi qui ne changes jamais
change-moi
en toi» 
- J. R. Léveillé, Sûtra, les éditions du Blé, p. 33 



J. Roger Léveillé
 Je lis peu de poésie, mais en réceptionnant les livres ou en préparant la page 43, il m'arrive de feuilleter des recueils et d'être touchée par un passage trouvé au hasard. J'aime lire la poésie par petites touches en feuilletant. C'est comme ça que je suis tombée sur Sûtra et dès que j'ai posé mon regard sur les poèmes de ce livre quelque chose s'est produit, un petit frisson, une envie de m'approprier ces mots. La poésie de J. R. Léveillé vient me chercher en laissant en moi cette impression étrange qu'elle est écrite pour moi. Alors, tranquillement, je lis, je feuillette Sûtra, et je le partage avec vous !

-  Marie-Hélène Vaugeois

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vendredi 10 mai 2013

Page 43

Des belles découvertes à faire et à offrir. Bonne fête des mères à toutes les mamans ! Bonne(S) lecture(S) !

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- R. K. Narayan, Le Magicien de la finance, Zulma, p. 43 :

« - Oui, finit-elle par répondre en se tournant vers le mur, et maintenant, laissez-moi dormir.»


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- Rachel Cusk, Contrecoup, Éditions de l'Olivier, p. 43 :

«Le dentiste fourrage dans son plateau d'instruments; les assistantes s'approchent.  Il se penche, une silhouette noire découpée sur la fenêtre éclatante.»


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- Noëlle Châtelet, Madame George, Seuil, p. 43 :

«Mme Mansour m'explique que ces signes-là sont comme une petite clarté, un rai lumineux qui pénètre, sans prévenir, d'un trait d'or, le front ombrageux du chagrin.  Une heureuse éraflure sur le deuil et la solitude...»


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- Alain Poissant, Le sort de Bonté III, Les éditions Sémaphore, p. 43 :

«Marquis se rassit.  Il avait chaud.  Il avait froid.  Il avait mal.  Peut-être même avait-il la berlue.  En plus des appels de klaxons et du martèlement de son coeur, il crut entendre la lancinante sirène d'une voiture de police.  Sa tête et son thorax se transformèrent en chambre d'écho.»


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- Mons Kallentoft, La 5e saison, Seuil, p. 43 :

«Me voici de retour dans cet aéroport pourri.»


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- Vincent Malone (texte) et Jean-Louis Cornalba (illustrations), Kiki King de la banquise, Seuil Jeunesse, p. 16 (une hilarante exception!) :

«Et puis il y a eu le jour fatidique des quatre ans de Kiki...»


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- Brigitte Govignon, Caleçons, culottes & compagnie, Éditions de La Martinière, p. 43 :

«C'est à qui affichera la plus belle, la plus colorée, la plus provocante des braguettes, qui surgissent ici dans la magnificence du portrait royal d'Henri II ou dans l'élégance seigneuriale du duc d'Urbin.»


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- Flemming Jensen, Maurice et Mahmoud, Gaïa / Leméac, p. 43 :

«Mon jeune assistant faisait des siennes.  Il ressentait un terrible besoin d'aller sonner chez sa voisine pour lui proposer une tasse de café, en guise d'excuse.  Je parvins à le convaincre que cela n'avait aucune chance de modifier l'humeur de la demoiselle de façon notable.»


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- Louise Portal, Les Soeurs du Cap, Hurtubise, p. 43 :

« - Il est arrivé il y a quelques heures à peine.  Tout s'est bien passé.»


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- Pierrette Beauchamp, Voyageurs de passages 1 - Tôt ou tard, Hurtubise, p. 43 :

«Sept mois avaient passé.»


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- Siobhan Rowden, La malédiction des cornichons, Albin Michel jeunesse, p. 43 :

« - Plus tu enfonces le bouton, plus c'est rapide! lui cria-t-elle joyeusement, son ventre ballotté au rythme de la machine.»


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- Tom Rob Smith, Agent 6, Belfond, p. 43 :

«Leo s'arrêta près d'une pyramide de boîtes de soupe.»


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- Christina Lauren, Charmant salaud, Les éditions de l'Homme, p. 43 :

«Je détourne les yeux - je n'ai pas besoin qu'on me rappelle à quel point ses cheveux...»


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- Michel Rostain, L'étoile et la vieille, Kero, p. 43 :

«Odette trouve de son côté que ce metteur en scène cherche midi à quatorze heures, mais elle en a vu d'autres.  C'est une fonceuse, toujours partante pour de nouvelles aventures, certaine qu'elle est d'en occuper le centre.»


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- Tatiana de Rosnay, À l'encre russe, Éditions Héloïse d'Ormesson, p. 43 :

«Le bouquet âcre du havane lui évoquait immanquablement son père.  Théodore Duhamel était un amateur exigeant de cigares cubains.»


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- Joann Sfar, L'éternel, Albin Michel, p. 43 :

« - Croyez-vous réellement qu'ils jouent des choses valables, Reb Mordechaï?»


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- Liniers, Macanudo 4, La Pastèque, p. 43 :

« - Grlourglou
   - Il me semble que ton ventre essayait de me dire Lorenzo.»


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- Val McDermid, Comme son ombre, Flammarion, p. 43 :

«À l'évidence, les coupures n'étaient qu'une sélection de ce qui était paru dans les médias. La réponse pouvait-elle se trouver parmi les articles manquants ?»


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vendredi 3 mai 2013

Page 43

Une petite Page 43!

N'oubliez pas notre premier café-causerie avec Dean Louder DEMAIN MATIN dès 10h au Café Grains de Soleil, situé juste à côté de la librairie.  Café et croissants seront servis.




Bonne(S) lecture(S)!


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- Yves Aubin, La promesse de Mangalore, Fides, p. 43 :

«Reynac était saisi d'émotion.  Il croyait entendre son père.  Il eut du mal à cacher son trouble.  Dans son emportement, le comte de Broglie ne s'aperçut de rien.»


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- Michaël Trahan, Noeud coulant, Le Quartanier, p. 43 :

«et la lune commence à plein
  se vide en un mois
  grand cercle d'ombre
  découpé en plein ciel»


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- Jonathan Wable, Six photos noircies, Attila, p. 43 :

«Quand approchait l'orée du bois, on entendait le crépitement de l'eau.  La Linth n'était plus très loin, le domaine non plus - il était situé sur l'autre rive, entre la rivière et les falaises.»


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- André Major, À quoi ça rime?, Boréal, p. 43 :

«Ce qui l'intriguait, c'était la raison qui m'avait fait retenir tel ou tel passage, tout particulièrement celui où il prétendait voir et vivre toutes choses avec une intensité démesurée et, donc, parfois douloureuse.»


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- Adèle Mathis, Asile de nuit, Coups de tête, p. 43 :

«Mon père sauvé jusqu'à la prochaine fois, je monte dans le bus pour me rendre au bar.  Gilbert est un chauffeur morne, comme beaucoup de chauffeurs de bus.  Sa ligne a une durée de quarante-cinq minutes.  Il fonce sans marquer d'arrêt puisque jamais âme qui vive n'attend, excepté ma petite personne.»


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- Tyler Hamilton et Daniel Coyle, La course secrète, Hurtubise, p. 43 :

«Quand on voyait Riis et les dizaines de types comme lui qui constituaient le peloton, on ne pouvait que se poser des questions.  Je veux dire, j'étais un bleu, mais pas idiot pour autant.  Je savais que certains coureurs se dopaient.»


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- Max Gallo, 1914 - Le destin du monde, XO Éditions, p. 43 :

«Ils portent à l'incandescence la sensibilité de toute une nouvelle génération.  Prête au don de soi, unissant la foi et la patrie, et toute l'Europe est concernée.»


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- Tom Wolfe, Bloody Miami, Robert Laffont, p. 43 :

« - Jonathan.  Ce qu'il y a, c'est que dès que je...»


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- Paul Almond, Le Déserteur, Québec Amérique, p. 43 :

«Soudain, certains Aînés se levèrent et s'approchèrent du captif, suivis par les autres.»


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- Albert Espinosa, Le monde Soleil, Grasset, p. 43 :

«Ce jour-là, j'ai compris que la douleur était un mot qui ne servait à rien; comme la peur.»


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jeudi 2 mai 2013

La citation de la semaine - Dean Louder (Voyages et rencontres en Franco-Amérique)

« Qu'est-ce qui pourrait motiver un États-Uniens, anglophone, mormon de surcroît, à vouloir suivre les traces des voyageurs, des coureurs des bois et ouvriers de "facteries", des missionnaires catholiques, des ouvreurs de pays, des chercheurs d'or et de pétrole ? Quel intérêt me pousse à les traquer jusque dans leurs repaires les plus reculés ? Tout a commencé en 1956 quand M. Dean Rigby a fait découvrir à ses élèves de huitième année à Orem, en Utah, l'oeuvre de Henry Wadsworth Longfellow par l'étude de son poème épique Evangeline. »
-  Dean Louder,  Voyages et rencontres en Franco-Amérique,  Hamac-carnets, p.  245

Dean Louder

Je connais Dean Louder depuis plusieurs années.  Un jour, j'ai eu une révélation en assistant à une de ses conférences. À ce moment-là, j'ai compris à quel point cet homme avait le français dans le sang, au point d'aller à sa rencontre partout au Canada et aux États-Unis. J'ai réalisé ce jour-là que pendant que je me « forçais » à parler en anglais à toute personne en Amérique dès que je sortais du Québec, lui, un anglophone, trouvait à parler français dans les coins les plus reculés du continent. Et ça m'a fascinée.

Grâce à lui, j'ai réalisé que ma langue maternelle était présente partout en Amérique du Nord et pas toujours de manière symbolique ou folklorique. J'avais beau être déjà allée en Louisiane et au Nouveau Brunswick, c'est essentiellement au contact de Dean que j'ai compris l'importance de ma langue et de ma culture dans le façonnement du territoire. Grâce à lui, je me suis probablement encore plus ouverte au fait français en Amérique en lisant France Daigle sans avoir peur des mots en chiac ou en m'intéressant au blog Ta gueule tenu par des Franco-Ontariens qui n'ont pas la langue dans leur poche !

C'est pour ça que je suis très fière que Dean Louder soit celui qui amorce le premier café-causerie préparé en collaboration avec le Grains de soleil café et les éditions du Septentrion. Depuis 2003, Dean tient un blog où il raconte ses pérégrinations à travers le territoire américain et sa recherche d'une présence française dans tous ses recoins. Plusieurs de ses textes sont maintenant réunis dans le volume Voyages et rencontres en Franco-Amérique publié chez Hamac-carnets. Des courts textes qui nous rappellent que les Québécois n'ont pas le monopole du français en Amérique et surtout des histoires touchantes et humaines de personnes qui tiennent à leurs racines francophones. 

Maintenant, ne ratez pas votre chance d'entendre Dean Louder parler de ses voyages le samedi 4 mai 2013 à 10h au Grains de Soleil café (1298 av. Maguire). Café et croissants seront servis.